Matériel

Hommage à mon bon vieux 400D

http://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Canon_EOS_400D?uselang=fr#mediaviewer/File:Canon_EOS_400D.jpg

Le Canon EOS 400D dans son plus simple apparat. (Photo de Thomas Wolf)

Si vous avez lu l’article de la semaine dernière, vous connaissez désormais les raisons qui m’ont initialement poussé à acquérir le Canon EOS 400D. Je crois pouvoir dire que ce boîtier qui constituait à l’époque l’entrée de gamme de chez Canon a été un de mes plus fidèles compagnon (matériel) pendant de nombreuses années. Il a été de tous mes voyages. Quand j’y repense, il a connu les étendues boisées de l’Algonquin canadien et les dunes du Sahara marocain, la moiteur de la forêt amazonienne guyanaise et les draches à répétition des sommets de la Réunion. Il a supporté le contact avec le froid et la poudreuse lors de mes escapades hivernales hors-pistes. Il a été de tous mes affûts et billebaudes, entre les Grands Causses et les Pyrénées et je lui dois encore à ce jour beaucoup de mes photos préférées. Il a aussi était plus simplement cet outil m’ayant permis d’immortaliser plein de petits moments de la vie de tous les jours : des réunions de famille aux soirées festives plus ou moins arrosées. Bref, il a été à la hauteur de tout ce que je pouvais attendre de MON appareil photo sans jamais donner le moindre signe de faiblesse. A ce propos, vous lirez certainement qu’il est important que l’appareil du photographe de nature soit « tropicalisé » pour résister aux agressions de Dame Nature. Si c’est sans doute un atout indéniable, je peux juste témoigner du fait qu’un appareil qui ne fait l’objet d’aucune « tropicalisation » (comme l’EOS 400D) peut tout de même encaisser des conditions difficiles. J’ai toujours bien entretenu mon boîtier, sans pour autant jamais avoir pu me permettre de le ménager.

Malgré tous les moments de bonheur qu’il a pu me procurer, je dois dire qu’il m’a aussi fait pester en de nombreuses circonstances. Sa cadence de prise de vue en rafale n’était au mieux que de trois images par secondes ce qui était un peu juste pour la photo animalière. Difficile dans ces conditions de saisir la chronologie de l’envol d’une sitelle torchepot (Sitta europea) depuis la cavité où elle niche. La gestion du bruit électronique du 400D, réputée très bonne à l’époque était aussi relativement limitée par rapport aux boîtiers réflex actuels. Il ne montait de toute façon que jusqu’à 1600 ISO et les images qu’il produisait étaient déjà granuleuses à partir de 800 ISO. Lors de mes soirées d’affût au brame du cerf, je savais qu’il y aurait toujours ce moment fatidique où mon appareil serait dépassé et où je devrais me contenter de continuer à suivre le spectacle sans lui, pourtant bien avant l’obscurité totale. En comparaison, mon boîtier actuel délivre des images encore tout à fait exploitables à 6400, voire 12800 ISO, des valeurs impensables sur un appareil grand public il y a encore quelques années en arrière. C’est d’ailleurs, à mon sens, sur ce point là sans doute que les appareils photos numériques ont fait le plus de progrès ces dernières années. Enfin, l’autofocus du 400D avait aussi tendance à pédaler dans la choucroute dès que la lumière venait à manquer et j’ai vraiment senti une différence sur ce point là quand j’ai changé pour un boitier à la fois plus récent et plus performant. Après six ans de bon et loyaux services, je l’ai donc remplacé mais j’étais heureux de le céder à un ami qui souhaitait à son tour débuter dans la photo au réflex. Depuis ce temps, mon 400D coule donc des jours paisibles dans la région de Bâle en Suisse et continue de temps à autres de voyager. Il est déjà passé par la Réunion, l’Inde et l’Australie. Je crois même savoir qu’il a déjà son billet pour le Canada et Taïwan cette année…

Pour conclure, et même si j’aurai sans doute l’occasion de revenir sur ces aspects là en long en large et en travers, un autofocus rapide et précis, une bonne capacité à gérer la montée en ISO et une cadence de prise de vue en rafale soutenue sont trois atouts importants que doit posséder l’appareil du photographe de nature, surtout s’il fait de l’animalier. De nos jours, tous les appareils photos réflex remplissent ces critères et c’est tant mieux. Les hybrides, les bridges et les compacts experts ont, au minimum bien rattrapé leur retard en la matière, voire dépassé les réflex d’entrée de gamme pour les meilleurs d’entre eux. Mais ça, ça sera le sujet de l’article de la semaine prochaine…

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5 réflexions sur “Hommage à mon bon vieux 400D

  1. Pingback: Peut-on faire confiance aux boîtiers réflex d’entrée de gamme ? | La Nature Des Images

    • Salut Cyrille! Merci pour ton retour et tes encouragements pour mon blog, tout juste sorti de l’oeuf. En ce qui me me concerne j’ai beaucoup hésité avant d’opter pour le 70D qui bénéficiait des dernières technologies, même si ses finitions sont un peu moins « haut de gamme » que le 7D. Comme beaucoup, j’attends avec impatience de voir ce que va donner le 7D Mk II…
      Félicitations pour ta galerie qui est pleine de belles images et plus que bien fournie!
      @ une prochaine fois,

      J'aime

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