L’Opéra House de Sydney, le Harbour Bridge et nous (Photo Joris Bertrand)

L’Opéra House de Sydney, le Harbour Bridge et nous (Photo Joris Bertrand)

A la prise de vue

Le soleil était encore trop haut dans le ciel pour immortaliser la baie de Sydney dans la lumière du couchant et le contrejour était de toute façon trop violent pour réaliser une « photo souvenir » classique devant l’Opera House et le Harbour Bridge. Il n’y avait donc pas d’autre solution que de patienter ou d’essayer de tirer parti de ces conditions d’éclairages un peu extrêmes. Une longueur de focale de 35 mm m’a permis d’adopter un cadrage assez serré mais suffisamment panoramique pour inclure les deux monuments (je parle ici bien entendu des édifices). Il a ensuite fallu imaginer où placer les sujets dans l’image en sachant que le point de force correspondant à l’intersection des deux lignes de tiers dans le coin inférieur droit était sans doute le choix le plus judicieux pour ne pas éclipser l’Opéra. Quelques ajustements ont ensuite été nécessaires pour décaler un peu les sujets vers le centre afin de ne pas casser outre mesure les lignes du pont. « Tu aurais aussi pu te bouger, feignasse ?! » serez-vous sans doute tentés de me dire. Et bien non ce n’était pas possible, car d’une part, je faisais partie des deux protagonistes et d’autre part, car je n’avais ni trépied ni télécommande. J’ai donc du m’en remettre au retardateur et c’est Monsieur Banc Public qui a tenu (ou plutôt soutenu) l’appareil. Avoir oublié de fermer un petit peu mon diaphragme (F/4.5) est sans doute imputable au fait que j’ai eu trop de choses à penser au moment de la prise de vue, d’autant que je ne voulais sans doute pas abuser de la patience de ma dame. Mon boîtier qui était réglé en mode Priorité à l’ouverture (Av) a déclenché à la vitesse de synchronisation maximale du flash qui est de 1/250 s (à 100 ISO). Pour le coup, l’emploi du flash n’a pas servi à grand chose car il n’a même pas permis de déboucher un tant soit peu les ombres au premier plan. Bref, j’ai sans doute un peu confondu vitesse et précipitation mais le résultat convenait et j’avais là tout ce qu’il me fallait pour appliquer un beau traitement Noir & Blanc en post-production.

 En post-production

Quand on a un banc en guise de trépied, il n’est pas toujours évident de mettre son appareil de niveau et il se trouve qu’en plus, un vilain feuillage s’était invité dans le coin supérieur gauche de l’image. Un léger recadrage accompagné d’un petit redressement se sont donc imposés. Dans DPP, j’ai ensuite appliqué une légère surexposition de (+0,33), laissé ma balance des blancs en mode automatique, passé l’image en monochrome et coché la case « linéaire » au niveau des courbes. Cette option n’est à utiliser que dans des situations bien particulières car son rendu est bien souvent trop extrême. Ici, il m’importait assez peu d’avoir des hautes lumières cramées et des ombres bouchées car c’est justement la violence de ces contrastes qui rendait cette image intéressante (à mon goût). Pour finir, j’ai comme souvent appliqué mon filtre rouge sur tout ça et augmenté un petit peu la netteté (à +5) pour essayer de détacher suffisamment nos deux silhouettes au premier plan, et les lignes de l’Opéra et du pont en arrière-plan.

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Des images racontées...

« From Sydney with Love »

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2 réflexions sur “« From Sydney with Love »

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