Portrait atypique de cette aigrette (ou héron) intermédiaire (Egretta ou Ardea intermedia)

Portrait atypique de cette aigrette (ou héron) intermédiaire (Egretta ou Ardea intermedia) (Photo Joris Bertrand)

A la prise de vue

C’est typiquement le type de scène qui va perturber la cellule chargée de déterminer l’exposition de l’image. On a là une proximité à peine croyable avec une aigrette (ou héron) intermédiaire (Egretta/Ardea intermedia), d’une blancheur immaculée qui se détache de manière peu évidente d’un (arrière-)plan d’eau fortement exposé et à contrejour, qui réverbère la lumière déjà intense d’une matinée estivale. Dès la prise de vue, je prends donc les devants en appliquant d’emblée une surexposition de +2 EV. Mais il reste ensuite à choisir le cadrage… Et là, j’hésite entre le respect de la règle des tiers, un plan serré imposé par une focale de 420 mm et pas mal d’éléments parasites qui finiront par me faire opter pour un cadrage horizontal un peu atypique, mais assumé. Oui, je fais partie, de ces puristes (et/ou flemmards) qui n’aiment pas trop enlever des éléments non-désirés de leurs photos a posteriori. Je shoote en mode priorité ouverture (Av) à pleine ouverture (F/5.6) et l’appareil choisit pour moi un temps de pose de 1/640 s et une sensibilité de 800 ISO. Fermer plus le diaphragme pour étendre la profondeur de champ aurait sans doute pu me permettre d’avoir le bec entièrement net. D’un autre côté, je suis mitigé à l’idée de diminuer davantage mon temps de pose et de monter les ISO et j’obtiens au final une image qui a au moins le mérite d’être originale.

 En post-production

J’avais déjà surexposé à la prise de vue, mais j’en remets une couche en surexposant encore de +1 EV (toujours dans DPP). J’ajuste ensuite la balance des blancs avec la pipette en cliquant sur une zone où le blanc me paraît bien pur. Puis, je resserre un peu mon histogramme pour avoir un peu plus de contraste, je passe la netteté de +3 (par défaut) à +5 et c’est tout. Contrairement à ce qu’elle pourrait laisser croire au premier abord, cette image n’a donc subi aucun traitement de post-production conséquent. Elle reflète juste des conditions de prise de vue très particulières pour un rendu un peu spécial, le tout accompagné d’un cadrage, certes un peu bizarre.

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Des images racontées...

« La magie du blanc »

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2 réflexions sur “« La magie du blanc »

  1. C’est assez impressionnant comme un un animal blanc peu autant se détacher de cet arrière plan blanc.
    Pour moi le choix de ce cadrage ne me choque pas du tout et tu as respecté la règle des tiers mais on sait tous qu’une fois qu’on a maitrisé les règles, le jeu est aussi de jouer avec elles et de les transgresser.
    J’ai beaucoup aimé que tu expliques les conditions de prise de vue et tes choix pendant et après la prise de vue.
    Bon week end Joris

    Aimé par 1 personne

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