Échasse du soir, bonsoir… (Photo Joris Bertrand)

Échasse du soir, bonsoir… (Photo Joris Bertrand)

A la prise de vue

Alors qu’en déclinant, le soleil embrase peu à peu le marais, la gent ailée s’active pour essayer de trouver sa pitance avant que la paisible journée d’hiver laisse place à l’obscurité. L’échasse blanche (Himantopus himantopus) est un élégant petit échassier dont le long bec fin et pointu et les interminables spaghettis qui lui servent de pattes gagneront à être mis en valeur par un petit contrejour « artistique » et une lumière de feu. Ici, mon multiplicateur de focale (1.4x) est monté sur mon 300 mm de sorte que je shoote à une focale de 420 mm, à F/5.6, au 1/2500 s et à 100 ISO. Pour contrecarrer l’effet du flot abondant de lumière sur la mesure de l’exposition, j’ai dès la prise de vue imposé au boîtier une correction de -1/3 IL et utilisé la mesure spot pour mesurer la lumière sur une zone restreinte mais représentative de ce que je souhaitais et couvrant une petite surface (3%) du cadre.

En post-production

Dans DPP, je n’ai pas eu à retoucher a posteriori l’exposition. Par contre, j’ai allègrement détourné la balance des blancs en la plaçant sur le préréglage « Ombre ». Ceci à pour conséquence de réchauffer outrageusement les couleurs et de magnifier la lumière d’un coucher de soleil. J’ai essayé de conserver un rendu réaliste mais comme je retouche mes images sur un MacBook Pro qui n’a jamais été calibré après plus de cinq années d’usage intensif (je sais, c’est mal…), j’espère  ne pas trop me planter. Je crois que ce genre d’écran de portable a naturellement tendance à trop plutôt que pas assez saturer les couleurs. Cela dit et n’ayant pas vraiment l’opportunité de vérifier ce que j’avance, n’hésitez pas à me faire part de vos commentaires si vous jugez mes images trop flashy ou a contrario trop fades. Pour revenir à nos moutons, j’ai ensuite appliqué un réglage automatique du gamma (nouvelle fonctionnalité de DPP version 4). J’ai ensuite poussé les contrastes à +2 et réduit les ombres à -2 pour que les silhouettes se détachent d’autant mieux en ombres chinoises (enfin, ici, plutôt en ombres taïwaises…). Et puis j’ai légèrement augmenté les lumières à +2 car j’ai trouvé les reflets en surbrillances sur les feuilles plutôt intéressants. Pour finir j’ai aussi un peu accentué la netteté (en passant le masque de flou de +3 à +5).

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Des images racontées...

« Grandes gigues au couchant »

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7 réflexions sur “« Grandes gigues au couchant »

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