Expériences photographique

Ma première sortie bagues-allonge dans la nature

Si vous suivez de manière régulière la Nature Des Images, peut-être aviez vous été de mon petit délire lorsque je m’étais amusé à essayer mes bagues-allonge en photographiant la biodiversité de mon appartement (sinon vous pouvez prendre connaissance de cet article en cliquant ici)… Il me tardait de pouvoir essayer mes bagues-allonge dans la nature et c’est un ami taïwanais, talentueux photographe et féru d’entomologie qui m’a donné une bonne occasion de tester tout ça en m’invitant à l’accompagner pour photographier un rassemblement cyclique de papillons migrateurs (principalement du genre Euploea) qui affluent en masse de toute l’île pour hiverner dans quelques vallons exposés plein Sud d’un petit coin de montagne de la partie tropicale de Taïwan. Nous voilà donc quittant Taipei aux aurores pour rallier le Sud par une belle matinée d’hiver. Arrivés sur place, il restait encore une petite marche d’approche d’une vingtaine de minutes avant de se retrouver dans ce cadre idylique, digne d’un conte de fée. Quelques arbres étaient littéralement couverts de papillons et le spectacle valait vraiment le détour.

Sur la première série d’images, point de bagues-allonge! En bon « ornitho-photographe » que je suis, c’est avec mon 300 mm F/4 vissé sur mon boîtier et jumelles autour du coup que j’arpente souvent les contrées inconnues, ne serait-ce que pour ne pas être pris au dépourvu si je venais à faire une belle rencontre avec un représentant de la gent ailée (celle qui a des plumes…). Mais comme j’ai déjà eu l’occasion de vous le dire et vous le redire, j’aime aussi employer mon 300 F/4 en proxi car il donne de bons résultats et permet de composer des plans d’ensemble avec de jolis bokeh tout en se tenant à bonne distance de son sujet (ce qui est plutôt un bon point face à de farouches papillons). C’est donc dans cette configuration là que j’ai commencé à engranger les clichés dans ma carte mémoire…

De l'utilisation d'un 300 F/4 en proxi: un bokeh toujours au top pour une profondeur de champ a minima (Photo Joris Bertrand)

De l’utilisation d’un 300 F/4 en proxi: un bokeh toujours au top pour une profondeur de champ a minima (Photo Joris Bertrand)

Au 300 mm F/4 toujours, je commence à shooter ces fameux papillons migrateurs (Photo Joris Bertrand)

Au 300 mm F/4 toujours, je commence à shooter ces fameux papillons migrateurs (Photo Joris Bertrand)

Les densités en papillons sont telles qu'il est intéressant de jouer avec les formes et la profondeur de champ (Photo Joris Bertrand)

Les densités en papillons sont telles qu’il est intéressant de jouer avec les formes et la profondeur de champ (Photo Joris Bertrand)

Entre deux séries de lépidoptères, j'ai même l'occasion d'observer de bien curieux insectes travestis en guêpes et qui n'en sont pourtant manifestement pas... (Photo Joris Bertrand)

Entre deux séries de lépidoptères, j’ai même l’occasion d’observer de bien curieux insectes travestis en guêpes et qui n’en sont pourtant manifestement pas… (Photo Joris Bertrand)

Des papillons de toutes les formes et de toutes les couleurs, il n'y a qu'à un petit peu se baisser pour faire de bien jolies rencontres (Photo Joris Bertrand)

Des papillons de toutes les formes et de toutes les couleurs, il n’y a qu’à un petit peu se baisser pour faire de bien jolies rencontres (Photo Joris Bertrand)

Le décor change mais les papillons restent (Photo Joris Bertrand)

Le décor change mais les papillons restent (Photo Joris Bertrand)

Bien sûr, chez eux aussi, la loi de la jungle est de rigueur et les étourdis le paieront de leur vie (Photo Joris Bertrand)

Bien sûr, chez eux aussi, la loi de la jungle est de rigueur et les étourdis le paieront de leur vie (Photo Joris Bertrand)

Entre flou et transparence (Photo Joris Bertrand)

Entre flou et transparence (Photo Joris Bertrand)

Toute proportion gardée, une passerelle naturelle géante qui guide le regard (Photo Joris Bertrand)

Toute proportion gardée, une passerelle naturelle géante qui guide le regard (Photo Joris Bertrand)

Bain de soleil (Photo Joris Bertrand)

Bain de soleil (Photo Joris Bertrand)

Sous la douche (Photo Joris Bertrand)

Sous la douche (Photo Joris Bertrand)

Toutes voiles dehors (Photo Joris Bertrand)

Toutes voiles dehors (Photo Joris Bertrand)

Quand l'expression "taille de guêpe" prend tout son sens (Photo Joris Bertrand)

Quand l’expression « taille de guêpe » prend tout son sens (Photo Joris Bertrand)

Puis, pour travailler les gros plans, je me suis enfin décidé à monter mes bagues-allonge de 12 ou 20 mm (et mon 50 mm f/1.8) pour remplir un petit peu plus le cadre mais j’ai eu pas mal de déchet… J’ai également essayé celle de 36 mm, mais si les grandissements atteints deviennent très intéressants, on commence à vraiment perdre trop de lumière pour travailler efficacement à main levée sans risque majeur de flou de bougé. En attendant de perfectionner ma technique avec mes nouveaux jouets, je vous fais part d’un petit morceau choisi de ma première expérience:

Sur sa fleur (Photo Joris Bertrand)

Sur sa fleur (Photo Joris Bertrand)

-1 pour l'antenne coupée mais regardez sa petite "langue" enroulée telle un ressort de montre (Photo Joris Bertrand)

-1 pour l’antenne coupée mais regardez sa petite « langue » enroulée telle un ressort de montre (Photo Joris Bertrand)

Autres formes, autres couleurs (Photo Joris Bertrand)

Autres formes, autres couleurs (Photo Joris Bertrand)

Papillon_16

Et pour finir, pas de papillon mais un jeu sur la profondeur de champ (Photo Joris Bertrand)

Pour résumer, bien sûr je le confesse, je ne vous ai montré que les photos les plus « réussies ». En travaillant à main levée et en se contentant de faire la mise au point manuellement en se devant de l’ajuster au millimètre près en avançant ou reculant délicatement l’objectif du sujet, il y a eu un pourcentage d’échec non négligeable. En effet, ici, faire confiance à l’autofocus ou tenter d’ajuster la mise au point en tournant la bague n’est pas d’un grand secours. Au demeurant et pour quelqu’un qui ne s’estime pas être un grand fan de la macro d’habitude, je me suis vraiment régalé et j’ai littéralement passé des heures à m’amuser à faire des essais dans ces conditions. Et mon collègue?! Ne vous faites pas de soucis pour lui: il était encore plus assidu que moi et a même patienté plus d’une heure assis devant une fleur en attendant qu’un papillon veuille bien venir s’y poser dessus… Si vous hésitiez encore à l’idée d’investir dans des bagues-allonge, j’espère vous avoir apporté la preuve en image qu’on peut tout à fait utiliser ces petits compléments pour produire à moindre un cout et sans autres artifices (flash, trépied…) des photos déjà intéressantes en conditions naturelles.

 

 

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4 réflexions sur “Ma première sortie bagues-allonge dans la nature

  1. Pingback: Ces photos qui ne représentent rien… | La Nature Des Images

  2. Rudelle dit :

    Ha!!!! Enfin tu photographies des choses intéressantes et non pas des futurs édredons. Je déconne bien sur tes photos sont toujours superbe!
    Je t’encourage bien sur à photographier des insectes et des araignées! 😉

    Aimé par 1 personne

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