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Petite virée au cœur de l’Australie (Partie 1)

Pas besoin de tergiverser pendant des heures, je viens de commencer à vous dévoiler l’endroit où j’ai posé mes bagages hier: Sydney, Nouvelle-Galles du Sud, Australie, pour la deuxième fois de mon existence. En fait, mon premier séjour sur l’île-continent remonte à l’année dernière, quelques semaines avant que je me décide à lancer La Nature Des Images. En passant en revue les archives du blog, je me rends compte que je n’ai eu que très peu l’occasion de mentionner cette aventure, hormis lors d’une image racontée (ici). Pourtant, j’avais regagné mes pénates des étoiles plein les yeux à la suite de ce séjour. J’aurai au moins un article à consacrer à cette ville fantastique qu’est Sydney, mais je préfère attendre de mieux la connaître avant de m’y coller. Aujourd’hui, j’envisage d’entamer ce « cycle australien » en vous relatant notre petite escapade dans le « centre rouge » (ou red centre). J’avais toujours vu cet endroit comme un rêve a priori inaccessible, un désir qui remontait probablement à mon premier visionnage de « Bernard et Bianca au pays des Kangourous » puis à mes livres scolaires d’anglais, au collège. Et parfois, les circonstances de la vie vous rapprochent de vos rêves d’enfant et il était justement possible de prendre un vol direct depuis Sydney jusqu’au petit aérodrome Connellan: « au pied » d’Ayers Rock (ou Uluru en langue aborigène).

Uluru et Kata-Tjuta, vus depuis l’avion (Photo Joris Bertrand)

Uluru et Kata-Tjuta, vus depuis l’avion (Photo Joris Bertrand)

Nous voilà donc en marche pour une petite virée de cinq jours qui nous mènera des parcs d’Uluru/Kata-Tjuta (ou Ayers Rocks/The Olgas) jusqu’à Kings Canyon. On a quand même pas mal organisé le voyage en amont: réservation des campings et location de la voiture pour être sûrs de ne pas être pris au dépourvu. Cela dit, à la période à laquelle on s’y est rendu (mai-juin, soit le début de l’hiver austral), je pense qu’on aurait pu naviguer à vue sans risquer la moindre déconvenue. Après trois heures de vol, Ayers Rock et The Olgas se profilent à l’horizon comme deux monuments émergeant des étendues désertiques désespérément plates et monotones (du moins vues d’en haut).

Une fois posés, nous récupérons rapidement nos bagages, notre petite voiture de location (pas besoin de 4×4 pour l’itinéraire que nous avons prévu) et on file à l’Uluru Resort, seule possibilité d’hébergement alentour bien que l’offre sur place y soit relativement fournie. En ce qui nous concerne, c’est camping et nous étions partis à peu près comme si nous allions en randonnée dans les Pyrénées, avec une petite tente qui n’a pas manqué d’attiser la curiosité des australiens qui préféraient visiblement les énormes camping-cars tout confort. Je ne sais pas si on leur faisait pitié mais partout où nous avons séjourné, tous les couples de retraités nous ont un petit peu pris sous leur aile. Ca leur était par exemple insupportable de nous voir planter les sardines de l’igloo à l’aide d’un caillou de sorte que les gens accouraient pour nous tendre un marteau et échanger quelques mots avec nous. Les campgrounds australiens sont plutôt très bien équipés et il n’y avait par exemple aucun mal à accéder à l’électricité. De plus, des réfrigérateurs sont mis à disposition et dans un pays ou la grillade est presque élevée au rang de religion, il y a même des barbecues à gaz communs. Pour le reste, et pour m’en tenir au détails pratiques, il peut faire froid dans le désert en hiver et la nuit, le thermomètre a parfois flirté avec les 5°C… Mais plutôt que de vous raconter nos vacances dans leurs moindres détails, faisons tout de suite un peu de place à l’image pour remplacer avantageusement de fastidieuses descriptions.

Jour 1: Atterrissage en douceur…

Soleil couchant avec les silhouettes d’Uluru à droite et Kata-Tjuta, à gauche 25 kilomètres derrière (Photo Joris Bertrand)

Soleil couchant avec les silhouettes d’Uluru à droite et Kata-Tjuta, à gauche 25 kilomètres derrière (Photo Joris Bertrand)

C’était plus fort que nous, il fallait se rendre au pied d’Uluru le jour même de notre arrivée. Après avoir « jeté » les affaires au campground, on a donc rallié le gigantesque « monolithe » sacré pour assister au coucher de soleil après avoir effectué une petite balade sur un site qui répond au doux nom de Talinguru Nyakunytjaku (en langue Anangu). Cette brève balade permet un premier contact avec la faune et la flore locale, ce qui a d’entrée comblé les biologistes que nous sommes. Pour le reste, et si on fait abstraction des nuées de petites mouches qui nous couvraient le corps, on a pu assister à un splendide coucher de soleil derrière Uluru alors que Kata-Tjuta se profilait à l’horizon. Bien sûr, cet endroit est un des sites touristiques les plus fréquentés d’Australie, mais ce soir là, on avait ce spectacle grandiose pour deux et en dépit de l’affluence au resort, le parc nous a toujours paru suffisamment vaste pour ne pas ressentir la pression de la foule que nous avions pu appréhender. Non, la magie du lieu n’a donc pas complètement été terrassée par le tourisme de masse, et c’est tant mieux…

Uluru au ras du sol (Photo Joris Bertrand)

Uluru au ras du sol (Photo Joris Bertrand)

 

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3 réflexions sur “Petite virée au cœur de l’Australie (Partie 1)

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