Autour de l'image

Le stockage de ses photos en question…

La semaine dernière, je vous faisais part de la mort tragique de mon disque dur externe survenue alors que je le croyais toujours en plein dans la force de l’âge (cliquer ici, pour lire ou relire l’article en question). D’ailleurs il était à ma grande surprise encore sous garantie! Je m’étais rendu à Digital Plaza, un quartier de Taipei où se concentrent un nombre assez impressionnant de boutiques d’informatique et de tout ce qui touche de près ou de loin à de l’électronique dans le but d’en racheter un nouveau. Et ce n’est qu’en passant par hasard à proximité du centre taïwanais de Western Digital (pour ne pas les nommer) que j’ai poussé la porte pour voir ce qu’il en était. Après un rapide diagnostic confirmant ce que je présumais déjà fortement, le disque dur défectueux m’a été échangé sans aucune réserve contre un nouvel article flambant neuf. Je ne comptais pas aujourd’hui m’étendre sur des aspects très techniques de stockage de fichiers car je suis largement incompétent en la matière. En revanche, je voudrais m’atteler à essayer de présenter les avancées que j’ai pu faire dans mes réflexions suite à cet évènement. A ce propos, plusieurs d’entre vous ont partagé leurs astuces personnelles à ce sujet en commentaire de l’article de la semaine dernière et je vous en remercie car vos interventions sont à la fois pleines de bon sens et ont été riches d’enseignements pour moi. Au passage, vous m’avez confronté à la réalité en me confirmant que malgré mes mauvaises expériences du passé, je ne suis toujours pas assez prudent quant au processus de sauvegarde de mes données. La suite, elle arrive juste en dessous si vous en avez l’envie et le courage…

Plusieurs copies sans pour autant mettre tous ses œufs dans le même panier…

Je crois que la base, c’est de posséder au minimum deux copies de sauvegarde de sa photothèque et j’imagine très bien que beaucoup de photographes ne se tiennent déjà pas à cette règle qui pourtant devrait être d’or! Imaginez que si vous stockez vos images (et le reste de vos données d’ailleurs) sur un unique support physique, il suffit d’un crash pour tout perdre. Moi quand j’y pense, ça me fait froid dans le dos dans la mesure où mon ordinateur portable c’est à la fois, ma photothèque bien sûr, mon outil de travail principal, mais aussi et accessoirement mon téléphone fixe, ma télé, ma chaîne Hi-Fi… Je ne m’éterniserai donc pas sur ce point mais je conclurais simplement en disant que si nos données ont une quelconque importance, sauvegardons-les impérativement en deux, trois exemplaires ou plus… Le seul souci à l’idée de gérer plus de deux copies de sauvegarde tient au fait qu’il va falloir être un minimum organisé pour synchroniser ses copies et faire en sorte de bien avoir sa sauvegarde à jour. Pour ce faire, des solutions existent mais il est évident que ceux qui avaient déjà du mal à gérer deux sauvegardes risquent de se confronter à une épreuve insurmontable quand il faudra le faire avec trois ou plus à actualiser et synchroniser régulièrement… Deux copies pourraient donc constituer un bon compromis de départ.

Un disque dur externe “classique

Un disque dur externe “classique »… Il tient dans la main et peut héberger des « milliers de Giga-octets »…

Le second point qui découle de cette règle de bon sens pourrait être de ne pas stocker toutes ses copies de sauvegarde au même endroit. La solution la plus simple consiste à garder un exemplaire de sa photothèque sur le disque dur interne de son ordinateur et une ou plusieurs copie(s) de sauvegarde sur un ou plusieurs supports externes (disques durs, cartes mémoire, clé USB, CD et DVD…) ou via des solutions de stockage en ligne type cloud. Contrairement à beaucoup d’autres fichiers, le problème avec les photos tient au fait qu’on doit souvent traiter un jeu de données très volumineux (des dizaines voire des centaines de Giga-octets) et que les supports traditionnels tels que les cartes mémoires, les clés USB, les CD ou les DVD ne s’avèreront très vite plus être d’un grand secours. En considérant le poids moyen des fichiers .raw de mon boîtier actuel (environ 25 Mo), je ne pourrais par exemple stocker qu’une petite trentaine de photos sur un CD, et tout au plus 200 sur un DVD (Et oui… les temps changent…). Il me faudrait donc quelques 400 CD ou 50 DVD pour stocker les quelques 250 Go actuels de ma photothèque qui ne cesse de grandir. Ce n’est pas vraiment pratique pour quelqu’un comme moi qui vit un peu avec sa maison sur son dos et qui est amené à déménager tous les ans dans un pays différent depuis quelques temps. Le disque dur externe reste au final le support physique le plus pratique et comparativement le moins onéreux, bien que les cartes mémoires et les clés USB continuent de voir s’étendre leurs capacités de stockage en même temps que leur prix baisse. Enfin, certains d’entre vous m’ont précisé qu’ils privilégiaient les dispositifs comportant au sein d’un même périphérique deux disques durs « accolés » qui sauvegardent « en miroir » les mêmes données simultanément (en double, du coup). On est bien d’accord sur le fait que statistiquement parlant, il y a réellement peu de chance pour que les deux disques durs tombent en panne en même temps. En contrepartie, vos deux copies de sauvegarde demeurent toutes les deux au même endroit et ce procédé trouve donc ses limites en cas de cambriolage ou de catastrophe naturelle…

Cloud et stockage en ligne: quand les sauvegardes tombent du ciel…

Flickr, permet d’héberger gratuitement jusqu’à 1 To (soit 1000 Go) de photos.

Flickr, permet d’héberger gratuitement jusqu’à 1 To (soit 1000 Go) de photos.

J’aurais pu essayer de présenter ça de la manière la plus didactique possible, mais je dois dire que j’ai trouvé mon bonheur en préparant ce post en lisant l’article que vous pourrez retrouver ici. Il est récent, très clair et compare point par point plusieurs possibilités gratuites de stockage en ligne particulièrement adaptées à la photo. Je vais donc simplement me contenter de formuler quelques commentaires personnels gravitant autour de tout ça. Le principal avantage du stockage en ligne c’est que votre photothèque est hébergée à distance et (a priori) en toute sécurité et que vous n’avez donc pas à vous soucier de la sauvegarder. Pour peu que vous ayez une connexion Internet, vos photos sont accessibles de partout et ce, que se soit sur un ordinateur (vous appartenant ou non) voire même une tablette ou un Smartphone. Là où le bât blesse, c’est qu’on ne vous met souvent à disposition au mieux que quelques Go de stockage gratuitement (de 5 à 25…) et qu’il va ensuite falloir sortir la carte bleue pour bénéficier de plus. En fait, en terme de capacité de stockage, seul Flickr sort vraiment du lot en vous proposant d’emblée et gratuitement 1 To (soit 1000 Go). De plus, j’ai très récemment découvert qu’il était possible d’exporter de manière automatisée sa photothèque iPhoto (ou Lightroom) vers son compte Flickr ou Picasa/Google Photos via des applications dédiées gratuites ou presque qui sont téléchargeables sur l’Apple Store (ici). Je ne sais pas trop ce qu’il en est pour les « PC riders » mais je suppose qu’il y a des solutions équivalentes. Je trouve l’idée attrayante car avec 1 To d’espace, bon nombre d’utilisateurs ont de la marge pour voir venir et stocker des années de photos. En contrepartie, il n’est pas possible d’y déposer ses images au format .raw et le tout sera au mieux sauvé en .jpeg haute définition. Vous pourrez néanmoins bénéficier de ce qui fait pour moi la force de Flickr, à savoir son ergonomie très bien pensée pour le visionnage et le partage des photos tel que les superbes galeries, l’affichage des paramètres de prise de vue de chaque image ainsi que la possibilité de choisir de partager ou non l’accès à chacune de vos images avec des personnes autres que vous (amis et/ou famille et/ou monde entier!). A titre de comparaison, vous ne pourrez stocker gratuitement sur un espace Google Drive que 15 Go mais il va très vite falloir délester votre portefeuille (à raison d’une vingtaine d’euros par an pour 100 Go et une centaine d’euros par an pour 1 To) pour aller plus loin. Il y a tout de même une exception à cela car Google Plus autorise un stockage illimité des images dont le côté le plus long fait 2048 pixels. J’avoue ne pas être très sensible à cet argument car je voudrais une sorte de coffre-fort qui puisse conserver mes fichiers originaux dans leur résolution maximale. Pour moi, Flickr serait donc au top du top s’il permettait une gestion du format .raw. Pour le reste, j’ai lu à droite à gauche sur le web que des gens sont plus en faveur de Google Plus en mettant en avant le fait qu’il propose des fonctionnalités de retouche et de partage plus sophistiquées. Il faudrait que je regarde ça plus en détail mais j’étais déjà relativement satisfait de ce que faisait Flickr sans tout ça.

Le mot de la fin…

A l’heure actuelle je possède donc ma photothèque en deux exemplaires: une sur un premier disque dur externe et l’autre sur un deuxième disque dur externe. Il serait peut-être plus pratique d’en posséder un exemplaire sur mon disque dur interne et une copie de sauvegarde sur un disque dur externe (au moins) mais en ce qui me concerne, ce n’est tout simplement pas possible faute d’espace disque disponible. La seule chose que j’ai changé à ce propos, c’est que j’ai désormais installé un petit utilitaire (iBackup) pour effectuer de manière automatique (et hebdomadaire) la sauvegarde de ma photothèque d’un disque dur sur l’autre, là où j’effectuais un copier-coller manuel et bien trop occasionnel jusqu’alors. De ce point de vue là, je ne ressens à l’heure actuelle pas le besoin d’employer un programme de synchronisation plus complexe car ce que je veux, c’est bien enregistrer des modifications régulièrement effectuées dans une copie de travail sur une copie de sauvegarde. Bien que j’utilise aussi bien Flickr que Google Drive (ou d’autres espaces de stockage similaires genre Dropbox), je n’ai pas non plus à proprement parler de copie de sauvegarde en ligne. Je n’ai pas assez de place pour héberger ma photothèque sur Google Drive ou Dropbox, et je ne suis toujours pas prêt à payer pour tenter de le faire. Seul Flickr me permettrait en fait de réaliser l’opération mais en dépit de ses 1 To, son incapacité à stocker et afficher des .raw fait que je ne continuerai probablement pas à l’utiliser autrement que pour y partager mes photos de vacances… Bref, je ne suis donc toujours pas prêt à passer au stockage en ligne et préfère m’en tenir à de bons vieux supports physiques, plus pour des raisons à la fois pratiques et financières que par des réticences en terme de sécurité de mes données d’ailleurs. Pour finir, il y a un dernier point que nous n’avons toujours pas vraiment abordés et qui est celui de se demander sous quel format stocker ses images et quel programme utiliser pour gérer ce contenu. Je pense discuter de tout ça la semaine prochaine. Pour les moins « techniciens » d’entre vous, serrez les dents ou retrouvez la Nature Des Images la semaine d’après. Je vous promets de revenir à des choses à la fois plus artistiques et légère. En attendant merci encore à Pierre, Eric, Vincent et Benoît pour leur contribution à la discussion ainsi qu’à tous les autres lecteurs pour leur soutien, même silencieux à La Nature Des Images et n’hésitez pas à continuer à intervenir et partager vos trucs et astuces ou poser des questions.

Publicités
Par défaut

Une réflexion sur “Le stockage de ses photos en question…

  1. Pingback: Quand les photos sont des fichiers informatiques… | La Nature Des Images

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s