Graphismes océaniques (Photo Joris Bertrand)

Graphismes océaniques (Photo Joris Bertrand)

A la prise de vue

Plusieurs fois déjà, l’Australie m’a perturbé avec ces paysages d’une simplicité désarmante, sur des dizaines, voire des centaines de kilomètres. Mais comme cette île fait tout dans la démesure, je suppose qu’il est possible d’y voyager une vie entière en découvrant toujours des panoramas inédits. Cette photo a été prise sur le Coastal Walk, à quelques kilomètres au Sud de Sydney, dans le Royal National Park. J’ai aimé le côté épuré et très graphique de cette côte. Ce jour d’automne, le temps était clair, le fond de l’air relativement frais, le ciel pur et la mer d’huile. Ces conditions météorologiques mettaient donc en lumière des nuances somptueuses sur la roche sédimentaire et l’océan tout en contribuant pleinement à donner ce côté immense, paisible et esthétique. Il n’y avait à peu près rien, pas un élément vertical, qui puisse casser l’harmonie d’une composition aussi vaste que le champ visuel et bien plus encore. L’appel du grand angle a été fort ce jour là et j’ai beaucoup shooté à 15 mm (et encore, j’aurais bien souvent aimé pouvoir descendre encore plus bas…). Pour le reste, j’ai fait confiance à des paramètres de prise de vue classiques en photo de paysage dans ces conditions: une ouverture de F/11 (pour une grande profondeur de champ), un temps de pose d’1/60 s (déterminé par le mode Av de l’appareil) et une sensibilité de 100 ISO (pour une qualité d’image optimale). J’ai aussi, dès la prise de vue, employé mon filtre polarisant circulaire pour limiter les reflets et saturer les couleurs dont les bleus profonds de l’eau et du ciel.

En post-production

Dans DPP, l’exposition a été laissée telle quelle et le curseur de température des couleurs a été placé sur « Lumière du jour » (bien que ça n’ait pas changé grand chose par rapport à ce qu’avait estimé le module interne de l’appareil en « Auto »). J’ai ensuite laissé le logiciel procéder à une optimisation automatique de la luminosité et du gamma. Là encore, ça n’a pas vraiment changé grand chose mais j’ai l’impression que ça a contribué à une légère amélioration du niveau de détail en débouchant certaines parties qui étaient plutôt sombres par défaut. Par exemple, ça a redonné de la matière au niveau de la surface de l’océan. J’ai ensuite mis le Contraste à +2, les Ombres à +1 et bien réduit la Lumière (à -4) pour compenser la forte exposition sur certaines parties de la roche. J’ai également pas mal hésité sur la valeur à appliquer au curseur de saturation car l’emploi du filtre polarisant circulaire avait déjà restitué des couleurs éclatantes. Mais pour magnifier l’ensemble, j’ai tout de même encore poussé le tout en douceur (+ 1). Pour finir, et comme souvent en paysage, j’ai augmenté d’un poil la netteté en portant la force du masque de flou à +4 (et en laissant les autres valeurs par défaut). Pour finir, j’ai appliqué le profil de correction de l’objectif (Canon EF 15-85 mm F/3.5-5.6 IS USM) pour rattraper un léger phénomène de distorsion (somme toute normal à 15 mm) qui donnait à la ligne d’horizon un aspect très légèrement bombé. Cela m’a au passage permis d’éliminer un léger vignettage dans les coins de l’image (du à l’action conjuguée du filtre polarisant circulaire et de la position grand angle).

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Des images racontées...

« Comme un pudding sur l’océan »

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Une réflexion sur “« Comme un pudding sur l’océan »

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