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Hommage à Taïwan (Partie 1) – Taïwan au naturel…

Ca y est, ça se précise, il me reste un peu plus d’un mois à passer à Taïwan avant de mettre le cap vers d’autres horizons. Parfois, j’aime mon mode de vie, fort de l’assurance qu’en l’état actuel des choses, jamais mon existence ne pourra s’enliser dans une inexorable routine dont tant de gens semblent finir par se lasser. Parfois, je trouve aussi ça usant et j’aimerais avoir plus le temps de poser mes bagages dans un endroit qui me plaise pour y construire des choses en dur, sans avoir à imaginer d’échéance m’interdisant ce genre de projets à long terme. En attendant, ainsi va la vie de bon nombre de « mercenaires de la recherche scientifique » (ou « post-docs » comme on les appelle)… Et de toute façon, le but de cette série d’articles n’est pas de parler de moi mais bien des endroits que je traverse. Revenons donc à nos moutons.

A chaque fois que j’ai évoqué Taïwan dans la Nature des Images, j’ai en réalité souvent dépeint sa capitale Taipei. Pour la décrire en deux mots, je dirais grouillante et étouffante. Je suis bien conscient que beaucoup d’expatriés qui y ont vécu ne porteront probablement pas un jugement aussi sévère que le mien à son égard. Le fonctionnement de son métro est exemplaire, on ne cherchera jamais à vous arnaquer en vous rendant la monnaie et s’il vous arrivait d’égarer vos effets personnels (portefeuille, Smartphone, appareil photo), il ne vous faudra probablement que quelques jours (voire quelques heures) pour tout retrouver sans la moindre spoliation… Pour le reste, je préfère aujourd’hui mettre l’accent sur le Taïwan qui m’a surpris, celui auquel je m’attendais moins. Le Taïwan au naturel, ou plutôt ce qu’il en reste…

Ilha Formosa…

… la « belle île », car c’est comme ça qu’ont décidé de la nommer les marins portugais qui sont apparemment les premiers occidentaux à en avoir fait mention, est avant toute chose bel est bien une île. C’est un élément qu’il me paraît important de préciser car je dois dire que beaucoup de mes compatriotes avaient tendance à voir Taïwan comme une sorte d’enclave terrestre (et industrielle) de la Chine continentale. En réalité, l’île de Taïwan n’est pas si minuscule que ça et s’étire à cheval sur le tropique du Cancer sur une longueur d’un peu moins de 400 km et une largeur d’un peu moins de 150 km (pour une superficie totale de l’ordre de 36 000 km2). En ce qui concerne sa distance au continent, elle est située à environ 150 km de la Chine. L’île est également à la jonction entre les plaques tectoniques philippine et eurasiatique. Cette situation a donné lieu à un relief très escarpé et Taïwan est hérissée d’une chaîne de montagnes relativement imposante qui culmine au Yushan (ou Montagne de Jade) à une altitude de 3952 mètres tout de même. Ca, je vous avoue que je n’en étais pas tout à fait conscient avant la séance d’auto-information précédant ma venue à laquelle je m’étais livré. De par sa position géographique, Taïwan bouge encore et toujours et en ce qui concerne ma propre expérience, j’ai été plus ou moins secoué par une douzaine de séismes en un an et demi (plutôt moins que plus bien heureusement…). Pour finir, et tant qu’on en est à parler de géographie, je rajouterai également que Taïwan n’a rien à voir avec la Thaïlande et que sa capitale n’est donc pas Bangkok…

Une sacrée diversité de paysage…

De part sa position géographique et sa topographie, l’île de Taïwan présente une palette de paysages relativement intéressante, bien que celle-ci soit par endroit considérablement mitée par une urbanisation galopante. La côte Ouest de l’île fait partie de ces zones plates et urbanisées où la moindre plate-bande est occupée par une usine, une habitation, ou une parcelle agricole. Les parties montagneuses du centre et de la côte Est sont de loin beaucoup plus intéressantes car plus escarpées et luxuriantes et surtout moins densément peuplées. Il existe également une différence suivant un gradient Nord-Sud avec une partie méridionale assurément tropicale alors que la partie Nord (où est située Taipei) a quelque chose d’un peu plus tempéré. Mais assez parlé, et place à un petit tour d’horizon en image, qui je l’espère suscitera chez vous un peu de surprise et saura éveiller votre curiosité…

Yangminshan… Des paysages volcanique qui évoqueraient presque l’Auvergne, à quelques encablures de la capitale taïwanaise (Photo Joris Bertrand)

Yangminshan… Des paysages volcaniques qui évoqueraient presque l’Auvergne, à quelques encablures de la capitale taïwanaise (Photo Joris Bertrand)

La géologie tourmentée et l’érosion ont façonné la côte Nord en donnant lieu à de bien curieuses formations, ici à Yehliu (Photo Joris Bertrand)

La géologie tourmentée et l’érosion ont façonné la côte Nord en donnant lieu à de bien curieuses formations, ici à Yehliu (Photo Joris Bertrand)

Une plage de Kenting, non loin de l’extrémité Sud de Taïwan. Ici c’est plages de sable blanc, eaux turquoises et cocotiers (Photo Joris Bertrand)

Une plage de Kenting, non loin de l’extrémité Sud de Taïwan. Ici c’est plages de sable blanc, eaux turquoises et cocotiers (Photo Joris Bertrand)

La côte, Est, sa coupe découpée et ses ciels chargés… Une bouée rappelle la crainte assez irrationnelle que les taïwanais ont vis à vis de l’élément liquide… (Photo Joris Bertrand)

L’Est, sa côte découpée et ses ciels chargés… Une bouée rappelle la crainte assez irrationnelle que les taïwanais ont vis à vis de l’élément liquide… (Photo Joris Bertrand)

Taroko, ici l’érosion a entaillé à la force d’une eau cristalline, de profondes gorges dans le marbre blanc (Photo Joris Bertrand)

Taroko, ici l’érosion a entaillé à la force d’une eau cristalline, de profondes gorges dans le marbre blanc (Photo Joris Bertrand)

Shitiping, ou le paysage qui sera combler les gens comme moi qui aiment plus que de raison ces endroits où la montagne tombe directement dans l’océan (Photo Joris Bertrand)

Shitiping, ou le paysage qui saura combler les gens comme moi qui aiment plus que de raison ces endroits où la montagne tombe directement dans l’océan (Photo Joris Bertrand)

Hehuanshan, au coeur de Taïwan. Ici les paysages m’ont évoqué les pâturages pyrénéens même si les pelouses d’altitudes sont en fait composées de sortes de bambous très ras (Photo Joris Bertrand)

Hehuanshan, au coeur de Taïwan. Ici les paysages m’ont évoqué les pâturages pyrénéens même si les pelouses d’altitudes sont en fait composées de sortes de bambous très ras (Photo Joris Bertrand)

Voilà! Bien sûr, ce petit tour d’horizon est bien loin d’être exhaustif mais je pense qu’il illustre assez bien toute la diversité de paysages qu’il est possible de rencontrer sur cette petite île du bout du monde…

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5 réflexions sur “Hommage à Taïwan (Partie 1) – Taïwan au naturel…

  1. Pingback: Hommage à Taïwan (Partie 3) – Éléments d’histoire… | La Nature Des Images

  2. BERTRAND dit :

    Je ne crois pas que tu retourneras un jour à Taïwan, mais tu en rapporteras de belles photos et des souvenirs….Et puis c’est çà la vie : des expériences et la connaissance d’autres civilisations. Bisous à toi !

    Aimé par 1 personne

  3. Merci pour ce tour d’horizon, j’aime les endroits hétéroclites comme celui ci. Un peu plus près de chez nous, il y a les canaries et Tenerife présente également une multitude des paysages très différents (volcan type Arizona, forêt luxuriante, plages magnifiques). Bonne préparation de ton retour.

    Aimé par 1 personne

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