Sous les étoiles (Photo Joris Bertrand)

Sous les étoiles (Photo Joris Bertrand)

A la prise de vue

Les lecteurs les plus assidus de la Nature des Images se souviennent peut-être que lors de la dernière « image racontée« , j’avais évoqué ma tentative de photo de ciel étoilé avec au premier plan, notre tente éclairée depuis l’intérieur. Je me suis donc essayé à ce type de cliché très à la mode. Les ingrédients nécessaires à la réalisation de ce type de photos sont relativement simples. D’un point de vue logistique, il faut une tente, une source lumineuse (n’importe quelle lampe peut faire l’affaire) et un ciel étoilé. Pour que la prise de vue soit aussi esthétique que possible, il vaut mieux que le ciel ne soit pas affecté par la pollution lumineuse et que votre tente se situe sur un point culminant ou du moins dans un environnement dégagé. Ici ce n’était pas vraiment le cas ni pour l’un, ni pour l’autre des deux derniers points évoqués car le soleil venait juste de se coucher et parce que nous campions dans une clairière. D’un point de vue technique, il vaut mieux posséder un appareil qui gère bien la montée en ISO et un trépied, ou un support stable pour effectuer une pose longue. La photo a été prise à la focale minimale (ici 15 mm), à pleine ouverture (ici F/3.5) et avec une sensibilité de 3200 ISO. Après quelques tests, je me suis rendu compte qu’un temps de pose de 20 s était le mieux adapté pour suffisamment révéler les étoiles dans le ciel sans que la tente n’apparaisse complètement cramée. L’appareil a été posé à même le sol et la mise au point a été effectuée manuellement avec l’aide du mode Live View.

En post-production

Dans Canon DPP 4, j’ai commencé par un petit peu réchauffer la température de couleur en la réglant manuellement sur 6000 Kelvins. Après un ajustement automatique du gamma, le Contraste a été élevé à +2 de même que les Ombres (à +4) pour révéler un peu de détail dans l’herbe. La Lumière a été abaissée à -4 pour limiter l’excès de hautes lumières au niveau du ciel et de la tente. J’ai ensuite réglé la saturation sur +2 et la force du masque de flou sur +5. Pour finir, une fois n’est pas coutume, j’ai essayé d’affiner un petit peu le tout en jouant spécifiquement sur les propriétés des différences nuances de couleurs mais sans grand succès. C’est là que j’ai réalisé que Lightroom est définitivement plus puissant que DPP pour retoucher finement ce genre d’image… Au final tout n’est pas parfait. L’environnement de cette image est très sombre, le vent a fait bouger les arbres et un petit peu l’appareil ce qui contribue à donner un rendu un peu « mou ». Je n’ai pas non plus cherché à bien atténuer le bruit électronique alors que celui-ci est forcement perceptible dans ce genre de situations. Mais au final, je suis plutôt satisfait de l’expérience et c’est encore quelque chose qui ne devrait pas être très compliqué à renouveler dans des conditions plus favorables.

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Des images racontées...

« Quand la tente se fait lanterne sous le firmament »

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