Autour de l'image

« Quand on arrive en ville »

Le billet de rentrée de la Nature des Images risque de vous paraître un peu terne et pour cause, il n’aura même pas le privilège d’être agrémenté de la moindre photographie qui pourrait venir l’égayer et peut-être vous donner davantage envie de le lire. A priori ce n’était pas voulu mais après mûre réflexion c’est tant mieux car c’est de circonstance. Cela fait maintenant une bonne dizaine de jours que j’ai posé mes bagages à mon nouveau point de chute: Lausanne, Suisse. En soit la ville me paraît plutôt photogénique. Elle est chargée d’histoire et on y perçoit d’emblée un attrayant mélange mêlant avec un certain équilibre que je n’attendais pas forcement, dédale de petites ruelles étroites et pentues et belles demeures bourgeoises le long d’avenues plus aérées parallèles au rivage. En point d’orgue, on tombe assez souvent sur des perspectives permettant d’entrevoir en contrebas les eaux paisibles du lac Léman et en toile de fond les Alpes.

Tout est là pour faire le bonheur du photographe et mon équipement m’a même accompagné lors de bon nombre de mes escapades urbaines. Pourtant, je n’ai encore pas déclenché une seule fois et je n’en ai même pas eu envie. Bien sûr les petits tracas de la vie de tous les jours sont là pour aider à couper la chique à toute inspiration… Il faut s’affranchir d’une montagne de démarches administratives, s’intégrer dans son nouveau travail et trouver son nouveau chez soi. A Lausanne, ce dernier point s’avère d’ailleurs particulièrement ardu.

Pourtant j’ai l’intime conviction que mon instinct de photographe est aux aguets et au final, cette période d’abstinence photographique me sera probablement bénéfique. Comme dans toute ville que je découvre, je me plais à sillonner les rues à pied plutôt que d’emprunter les transports en commun. Je m’imagine certains angles de vue, sans les voitures ou sans les passants, de nuit, avec une lumière différente… Je n’irai pas aussi loin que Sylvain Tesson qui a été jusqu’à écrire que le fait de photographier les lieux que l’on découvre « tue l’intensité du moment ». Mais une fois n’est pas coutume, sachons en tant que photographe, décrocher notre appareil du cou pour mieux en prendre plein les mirettes et en partie inconsciemment, préparer ses sessions de prises de vue ultérieures. Bien sûr, rien ne nous empêche de garder le matériel à portée de main, dans le sac à dos, mais promis, c’est juste au cas où…

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