Matériel

Focale fixe vs. (super) télézoom: 300 mm F/4 ou 150-600 mm F/5-6.3 ?!

A l’heure où j’écris ces lignes, c’est Tamron qui offre l’option la plus récente en matière de super télézoom.

A l’heure où j’écris ces lignes, c’est Tamron qui offre l’option la plus récente en matière de super télézoom.

Si vous êtes un habitué de la Nature des Images, vous vous souvenez peut-être que j’ai déjà confronté mon téléobjectif animalier de référence (le Canon EF 300 mm F/4L IS USM) à une de ses alternatives (comparable en terme de budget) que sont les 100-400 mm (ou à des focales qui s’en rapprochent: 80-400 mm chez Nikon, 70-400 mm chez Sony ou encore 120-400 mm chez Sigma…). Quand j’élève un 300 mm F/4 en référence pour la photographie animalière, je me base sur mon expérience de photographe et je n’ai  pas la prétention de parler de référence dans l’absolu. J’essaye juste d’étudier les arguments qui pourraient faire pencher un photographe qui me ressemble vers l’une ou l’autre des solutions. Il se trouve que je n’avais jamais proposé de duel visant à opposer sur le papier 300 mm F/4 et 150-600 mm F/5-6.3 (ou leurs équivalents). Pourtant, ça fait des années déjà que certaines marques, fabricants tiers en tête, proposent des supers télézooms de ce type. Mais depuis plus récemment, Tamron et Sigma ont poussé le bouchon encore plus loin en faisant évoluer leurs modèles et/ou en les déclinant en différentes gammes. L’offre s’enrichit et cela démontre que ces objectifs sont utiles à de nombreux photographes (et, en des termes plus capitalistes, se vendent bien…). J’ai d’ailleurs pu  remarquer que certains photographes de nature dont la réputation n’est plus à faire ont ajouté ces objectifs à leur panoplie. Comme souvent, les fabricants historiques (dont Canon et Nikon) ont eu un train de retard mais commenceraient également à plancher sur le développement de leurs supers télézooms maison « abordables”. Nikon a d’ailleurs déjà eu la bonne idée de sortir son AF-S Nikkor 200-500 mm F/5.6E ED VR en 2015. Pour résumer, l’offre semble arrivée à maturité et ça me parait être le moment opportun pour discuter un petit peu plus en détail de la pertinence de ce genre d’objectifs.

L’émergence des super télézooms

Bien appréciable de pouvoir encore ouvrir à F/5.6 avec un multiplicateur de focale 1.4x dans ces conditions avec le 300 F/4 (Photo Joris Bertrand).

Bien appréciable de pouvoir encore ouvrir à F/5.6 avec un multiplicateur de focale 1.4x dans ces conditions avec le 300 F/4 (Photo Joris Bertrand).

En fait, il existait déjà des supers télézooms avant l’avènement des boîtiers réflex numériques. En parcourant le net, j’ai par exemple pu découvrir (ou redécouvrir) les Sigma 170-500 mm F/5-6.3 APO DG et 150-500 mm F/5-6.3 DG APO OS HSM ou le Tamron AF 200-400 mm F/5.6 LD IF dont j’ignorais totalement l’existence; c’est dire si j’ai du en zapper quelques uns dans l’affaire… Dans un passé un petit peu plus récent, Sigma proposait déjà un 50-500 mm F/4-6.3 APO EX DG HSM en 2000 mais celui-ci a ensuite été modernisé en 2010 en 50-500 mm F/4.5-6.3 APO DG OS HSM (toujours en catalogue) dont le range faisait rêver le photographe débutant que j’étais vers la fin des années 2000. En parallèle, Tamron proposait déjà son SP AF 200-500 mm F/5-6,3 Di LD [IF] en 2004. Ce dernier figure aussi toujours au catalogue de la marque. En 2014, l’un comme l’autre se sont orientés vers des supers télézooms de type 150-600 mm. Là ou Tamron avait opté pour un modèle unique, Sigma a préféré décliner son offre en deux gammes: Contemporary (de base) et Sport (haut de gamme). En 2016, Tamron a répliqué à son tour en proposant une mise à jour de son SP 150-600 mm F/5-6.3 Di VC USD avec le SP 150-600 mm F/5-6.3 Di VC USD G2. Au fur et à mesure des versions, les formules optiques et la qualité de construction se sont peu à peu améliorées. Les systèmes de stabilisation, plus que de simples gadgets avec ce genre de focales, se sont aussi généralisés et perfectionnés. Le nouveau Tamron annonce comme beaucoup d’objectifs dernier cri, des performances de stabilisations qui permettraient de produire des photos nettes à des vitesses d’obturation jusqu’à 4,5 fois inférieures! Plutôt pas mal d’imaginer qu’il est encore possible de shooter net à 600 mm avec un temps de pose de l’ordre du 1/30 de secondes! En fait, mon seul regret c’est qu’aucun de ces objectifs de dernière génération n’a malheureusement été testé par l’équipe de DXO. La confrontation quantitative et objective avec les 300 mm F/4 devra donc attendre. C’est d’ailleurs une des raisons qui m’avait poussé à repousser la sortie de cet article… Au demeurant, il ne fait aucun doute que ces supers télézooms sont désormais en mesure de délivrer des images qui rivalisent en qualité avec les focales fixes. Ils sont donc des objectifs sur lesquels il faut indiscutablement compter en animalier et en sport et je pense que c’est pour ce type de tromblons que j’aurais cassé ma tirelire si je débutais dans ces disciplines aujourd’hui.

Avantages et inconvénients

Un 300 F/4 ne laissera pas autant de latitude dans le cadrage qu’un 150-600 mais poussera à des compositions “moins classiques” (Photo Joris Bertrand).

Un 300 F/4 ne laissera pas autant de latitude dans le cadrage qu’un 150-600, mais poussera à des compositions “moins classiques” (Photo Joris Bertrand).

La première chose que les photographes cherchent à vérifier quand ils s’intéressent à un objectif, c’est trop souvent sa qualité d’image, que beaucoup assimilent à son piqué, sans même véritablement savoir ce que cela signifie. Se faisant, ils ignorent en plus que cette notion est subjective et que de toute façon, tous les objectifs récents proposés par des fabricants reconnus sont au moins relativement bons: qu’on se le dise… Bien sûr, la qualité d’image est quelque chose de primordial et s’il est important pour le photographe de se rassurer sur ce point, qu’il le fasse au moins de façon objective en comparant les performances relatives du couple boîtier/objectif en question sur DXOmark.com. Et si vous êtes un peu perdu sur l’interprétation des scores de ce site, je vous invite à vous référer à la paire d’articles que j’avais rédigé là dessus (ici pour le capteur et ici pour les objectifs). Ce que je veux dire en faisant cette petite parenthèse, c’est que tout photographe devrait par défaut considérer que l’objectif qu’il va acheter délivre une qualité d’image suffisante pour ses besoins et gagnerait certainement à se focaliser en premier lieu sur une question plus pertinente, à savoir « Que vais-je faire avec cet objectif? »

Détail dans la brume, busards virevoltant sur la lande, j’utilise de plus en plus non téléobjectif pour capturer des détails du paysages (Photo Joris Bertrand).

Détail dans la brume, busard virevoltant sur la lande, j’utilise de plus en plus non téléobjectif pour capturer des détails du paysages (Photo Joris Bertrand).

C’est crucial et ça revient immédiatement à mieux se tourner vers d’autres caractéristiques essentielles de la fiche technique de l’objectif convoité telle que sa longueur de focale ou son range, son ouverture maximale, ses dimensions et son poids ou encore quelques détails additionnels tels que sa distance minimale de mise au point, son système de stabilisation, son degré d’accessoirisation… C’est là que le match 1) va pouvoir commencer et 2) ne consacrera probablement pas de vainqueur mais plutôt une préférence personnelle mûrement réfléchie. Si on reprend les choses dans l’ordre, on se souvient alors que le 300 mm F/4 est une focale fixe alors que les 150-600 mm F/5-5.6 ont une plage de focale phénoménale qui égale ou dépasse celle de téléobjectifs qui valent le prix d’une bagnole. Le télézoom marque donc un point mais il est bien évident qu’un tel range aura des répercussions sur d’autres caractéristiques (et peut-être même sur la qualité d’image). D’autre part, il faut vraiment être sûr d’avoir l’utilité de la plage de focale 150-300 mm… Moi, sur le terrain avec mon 300 mm F/4, j’aimerais souvent avoir plus, mais rarement avoir moins. Je n’exclue pas pour autant qu’avoir la possibilité de descendre jusqu’à 150 mm me donnerait plus de latitude dans le cadrage et vraisemblablement de nouvelles opportunités photographiques lors de mes sorties natures. Trop souvent, je ne cherche même pas à immortaliser un petit détail du paysage « à la volée » qui me paraît pourtant esthétique car je sais que je ne parviendrais pas à cadrer la scène qui m’intéresse avec le 300 mm. Pourtant, je tends de plus en plus à faire de la photo de paysage avec mon téléobjectif lors de mes billebaudes et je suis sûr que je finirais bien par trouver mon compte avec cette plage 150-300 mm. Si vous envisagez de passer du temps à photographier à l’affût, à la mangeoire de votre jardin ou tout simplement des animaux domestiques ou en captivité, alors il ne fait aucun doute que cette plage de « courtes » focales sera un réel atout.

Avec des rapports de grandissement de l’ordre de 0,25, les 300 F/4 et les 150-600 sont aussi redoutables en proxi (Photo Joris Bertrand)

Avec des rapports de grandissement de l’ordre de 0,25, les 300 F/4 et les 150-600 sont aussi redoutables en proxi (Photo Joris Bertrand)

Passons maintenant aux mensurations. Là, le 300 mm F/4 sera en général un petit peu plus compact mais surtout significativement plus léger que les 150-600. Là où il faut compter 755 g seulement pour un AF-S Nikkor 300 mm F/4E PF ED VR, le Sigma Sports | 150-600mm F5-6.3 DG OS HSM affiche quant à lui sur la balance un poids de 2860 g! Certes, je me base sur les deux extrêmes mais il faut tout de même prendre en compte qu’un 300 mm F/4 est de l’ordre de deux fois plus léger (un peu plus d’1 kg) qu’un 150-600 mm F/5-6.3 (un peu moins de 2 kg). Ca a son importance si, comme moi, vous photographiez beaucoup à l’approche et dans des régions où le dénivelé est relativement marqué. Je m’estime en assez bonne condition physique et pourtant, même les 1190 g de mon EF 300 mm F/4L IS USM finissent par se faire sentir lorsque j’ai porté mon petit tromblon à bout de bras pendant une paire d’heures. Difficile aussi d’aller visser un filtre (protecteur, gris neutre, polarisant) à l’avant de votre 150-600 mm là où c’est pleinement envisageable avec les 77 mm de diamètre de la lentille frontale d’un 300 mm F/4. En ce qui concerne l’ouverture, avantage au 300 mm F/4 qui pour des dimensions plus contenues offrira dans tous les cas une meilleure luminosité que les 150-600 mm. Là encore, tout dépend de l’utilisation que vous ferez de l’objectif mais souvenons-nous simplement que l’ouverture maximale est une composante essentielle d’un bon téléobjectif pour de l’animalier, même si les progrès en matière de système de stabilisation et de gestion de la montée en ISO ont quelque peu changé la donne. Match nul en revanche sur le rapport de grandissement qui s’élève jusqu’à 1:4 quelque soit le type d’objectif. En ce qui concerne le degré d’accessoirisation, les modèles de chez Tamron et Sigma ont tendance à fournir les pare-soleils et autre pieds de collier de série et présentent généralement le meilleur rapport qualité-prix. Les systèmes de stabilisations sont aussi souvent plus efficaces sur les 150-600 dans la mesure où ces modèles sont généralement plus récents que les 300 mm F/4 des constructeurs historiques (même si le petit dernier de chez Nikon s’est mis au pli avec la manière). Comme évoqué dans le paragraphe précédent, le match de la qualité d’image devra attendre…

Le 300 F/4 me parait être un des meilleurs compromis pour la photo à l’approche où il permet d’immortaliser des rencontres fortuites dans des compositions aérées et avec l’esthétique de ces bokeh qui suggèrent (Photo Joris Bertrand)

Le 300 F/4 me parait être un des meilleurs compromis pour la photo à l’approche où il permet d’immortaliser des rencontres fortuites dans des compositions aérées et avec l’esthétique de ces bokeh qui suggèrent (Photo Joris Bertrand)

Bilan

On pourrait assez rapidement conclure qu’on a opposé la grande polyvalence et surtout les 600 mm d’un 150-600 mm à un objectif plus spécialiste qu’est le 300 mm F/4. Ce dernier tire son épingle du jeu au niveau de la luminosité ainsi que d’autres caractéristiques qui sautent peut-être moins aux yeux au premier abord, notamment les dimensions et le poids. C’est sur ce point que je souhaiterais insister en précisant qu’un 300 mm F/4 dont j’ai pris l’habitude de comparer l’encombrement à celui d’une bonne bouteille de vin vous accompagnera sans aucun soucis en bagage cabine, discrètement rangé même à l’horizontale dans un sac à dos standard. Mon 300 mm F/4 m’a accompagné partout pour photographier la faune et en particulier les oiseaux mais il délivre aussi de superbes images en proxi. Je crois que je lui dois mes plus belles photos de fleurs, de papillons, de reptiles et d’amphibiens, tant son bokeh est à la fois subtil et surtout plus facile à gérer qu’avec mon 100 mm F/2.8 Macro. Pour finir, vous aurez tout le loisir (moyennant finance toutefois) d’adjoindre à votre 300 mm F/4 un multiplicateur (ou un doubleur) de focale. Avec un multiplicateur de focale 1.4 x on ne perd au final qu’un diaph’ et shooter à F/5.6 permet encore de se dépatouiller de pas mal de situations, même au brame lorsque le soleil se couche (ou se lève). En terme de qualité d’image, il va de soi que la traditionnelle différence entre zooms et focales fixes continue de se combler. Sur le terrain, je vous avais dit que quand j’étais à Taïwan, un collègue photographe sortait des images déjà excellentes avec le 150-600 de chez Tamron (de première génération). Une chose est sûre, ce n’est plus sur ce point que doit vraiment se faire le match et ne passez pas trop de temps à décortiquer les pages de tests… Je ne saurais donc que vous conseiller de vous poser plutôt les questions suivantes: avez-vous besoin d’être très mobile ou êtes vous un inconditionnel de l’affût? Shootez-vous souvent en conditions de basse lumière (brame et photo en sous-bois par exemple)? C’est en effet ce genre de questions qui je pense, vous permettront de faire le meilleur choix: celui qui convient le mieux au photographe que vous êtes.

Pour finir, je précise que je n’ai jamais eu la chance d’effectuer une sortie avec un 150-600 mm et j’aimerais vraiment avoir l’occasion de le faire.  Vous aurez compris je me vois dans l’immédiat plutôt rester au 300 mm F/4… Mais qui sait, peut-être que je pourrais me laisser tenter par un super télézoom. Et les récentes rumeurs que j’ai pu lire à droite à gauche sur le web laissent sous-entendre que Canon aurait dans les cartons un objectif qui à tout de l’ébauche de « mon télézoom idéal » que je vous avez décrit il y a quelques temps sur le blog. Je vais donc continuer à ouvrir l’œil et si j’ai l’occasion de tester un de ces télézooms en conditions de terrains, croyez bien que je me ferai un plaisir de vous faire un petit retour d’expérience, ici sur le blog.

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9 réflexions sur “Focale fixe vs. (super) télézoom: 300 mm F/4 ou 150-600 mm F/5-6.3 ?!

  1. Pingback: Édito 2017 | La Nature Des Images

  2. Merci, c’est toujours un plaisir de lire ce genre d’avis ! Personnellement, j’envisage l’achat du 100-400 de Canon, en plus d’un changement de boîtier… je ressens trop les limites de mon couple 60D+Tamron 70-300, et j’ai envie d’avoir un peu plus de portée. Je vais quand même réfléchir à l’alternative 300mm+1.4x 😉

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    • Merci! C’est vrai que le 100-400 deuxième génération de chez Canon a bien progressé sous pas mal d’aspect par rapport à la version précédente face à laquelle j’avais préféré le 300 F/4. Mais il est vrai qu’aujourd’hui, je ne ferais sans doute qu hésiter un peu plus entre tous ces choix possibles…

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      • N’est-ce pas ? 😉
        Petite question, pour toi qui m’a l’air calé : j’ai actuellement un problème criant de netteté, sur mes oiseaux. Qu’est-ce qui influe le plus sur la précision de la mise au point, l’objectif ou le boitier?

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      • Je pense que ca peut venir des deux mais si c’est arrivé avec le temps c’est sans doute plus du à l’objectif. Je n’ai jamais eu à faire ça mais est-ce que tu as essayé de compenser avec les micro-réglages du boîtier pour ajuster le couple boîtier-objectif? J’ai eu un pote qui avait mis un petit shoot à son 70-300 et il avait eu des soucis de mise au point à fond de focale après. Sans doute qu’il y avait quelques lentilles qui avaient bougé à l’intérieur. Sans parler de ça, il y a peut-être un peu de jeu qui peut apparaître avec l’âge de l’objectif.

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      • En fait je pensais pas à un problème technique (j’y ai jamais songé), c’est juste que mon matos n’est pas très bon (enfin je suppose).
        Comme j’ai lu que le 7DII (que j’envisage très sérieusement) étais précis et rapide niveau mise au point, je me demandais à quel point l’objectif influait sur ça (parce que c’est quand même l’objo qui bouge).

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      • OK, en plus j’ai réalisé que je t’ai un peu raconté des conneries hier car le 60D ne permet pas les micro-ajustements dont je parlais. Si tu penses que c’est juste un soucis de rapidité et de précision de l’autofocus, alors oui, je pense que le boîtier a un rôle très important à jouer. J’ai déjà senti une grosse différence en passant de l’EOS 400D à l’EOS 70D avec mon EF 300 mm F/4L IS USM. Or l’EOS 7D Mk II, c’est encore autre chose et je pense que ça devrait être le jour et la nuit en sous-bois dans les branchages ou pour accrocher un oiseau en vol. Personnellement, je n’ai jamais essayé le 7D Mk II mais je commence déjà à économiser pour son successeur ;-p.

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