Des images racontées...

« Instant fugace »

Instant fugace sur la Côte Vermeille (Photo Joris Bertrand)

Il est des fois où on n’est pas sûr de vouloir faire suivre son reflex et tout l’attirail qui va avec dans son sac à dos. Mais c’est ce genre d’instant fugaces qui nous persuadent généralement que dans l’absolu, on fait bien… Cette scène, n’aura duré que quelques minutes, mais dans ces conditions de lumières, quelques secondes tout au plus… Jamais mon Smartphone ne m’aurait permis d’avoir une photo techniquement aussi bonne… En cette fin d’après-midi d’hiver, un orage s’est formé au large d’Argelès-sur-Mer. Je n’avais pas consulté les prévisions mais on n’aurait pas misé gros sur le phénomène, ne serait-ce qu’une demi heure plus tôt. Pour le reste, quand on a le matériel prêt dans la voiture, il suffit parfois de s’arrêter comme on peut sur le bord de la route et profiter de l’instant.

C’est toujours mon EOS 70D, pour le coup accompagné de l’EF 40 mm F/2.8 STM à F/4, 1/100 s et 100 ISO que j’ai déclenché. J’aurais sans doute du et pu fermer un petit peu plus mon diaphragme pour obtenir une profondeur de champ maximale, mais ça aurait  été au prix d’une petite montée en ISO pour que les automatismes de l’appareil puissent maintenir une vitesse d’obturation correcte.

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Vie du blog

Édito 2019

Bonjour et BONNE ANNÉE 2019 à tous les lecteurs occasionnels ou plus assidus de la Nature des Images. Enfin, pour parler de lecteur assidu, encore faudrait-il qu’il y ait un contributeur régulier en face. Je dois admettre que ça n’a pas été le cas en 2018 avec seulement 7 articles publiés sur l’année (contre 78 en 2015…). A ce stade, je ne peux pas garantir que ça sera plus folichon en 2019, mais c’est juste par manque de temps, et peut-être un peu de motivation, mais certainement pas à cause d’un manque d’inspiration. Entre autres, j’aurai quelques retours d’expérience à faire sur la GoPro Hero 5 (certes, déjà un peu obsolète), de l’imprimante Canon Zoemini. En parallèle, j’aurais sans doute l’occasion de tester un flash annulaire macro ainsi qu’un système de barrière laser ou infrarouge, peut-être même un piège photo plus classique, tout ça pour le boulot. En parallèle, l’année sera très certainement agrémentée de quelques belles balades et peut-être même d’un ou deux voyages.

En attendant, et bien que le blog tourne toujours en roue libre, nous avons passé en décembre 2018, la barre symbolique des 100 000 visites (!) depuis la création du blog (en 2014). C’est gratifiant de voir que tous les articles que j’avais écrit, parfois et même souvent il y a plusieurs années maintenant continuent à être lus et peut-être considérés comme utiles par les internautes photographes.

 

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Regard au sommet (Photo Joris Bertrand)

J’ai pris mal de retard dans le tri de mes photos de cet été et la rentrée s’avère plutôt mouvementée… Mais cela étant dit, j’ai quelques images que j’ai bien l’intention de partager avec vous sur le blog. Comme vous l’aurez sans doute remarqué, La Nature des Images tourne toujours au ralenti mais je rédige aujourd’hui le 195 ième post (pourrais-je arriver à 200 d’ici la fin de l’année?) et il est encore envisageable de passer le cap des 100 000 visites (depuis la création) en 2018.

Pour l’image racontée du jour, j’ai choisi ce cliché pris depuis le sommet du Pic du Midi (de Bigorre) en juillet. Peut-être peut-il contribuer à démontrer que la montagne est grande, même quand on adopte le point de vue original de la regarder d’en dessus. Si vous faîtes un petit peu attention au détail, vous apercevrez sans doute les quelques moutons, minuscules points blancs dans cette immensité escarpée et verdoyante. Ça et là, les troupeaux, ont, sur des générations sans doute, écrit leur histoire en creusant des sillons sur les versants enherbés que les jeux d’ombres et de lumières soulignent ici de façon esthétique.

La photo a été prise avec l’EOS 70D, l’EF-S 15-85 mm F/3.5-5.6 IS USM à 85 mm, F/11, 1/160 s et 400 ISO.

Des images racontées...

« Comme un mouton dans un océan de verdure »

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Barques catalanes (Photos Joris Bertrand).

La dernière fois que nous étions passé par le petit village de Collioure, c’était en plein hiver et il n’y avait pas un chat. Cette fois-ci, c’était le 10 juin et d’après tous les locaux de notre entourage, c’est déjà de la folie de s’y rendre aussi tard en saison… C’est vrai qu’il était bien difficile d’immortaliser le pittoresque petit village sans voir trainer le moindre petit bout de touriste dans un des coins de l’image. Pourtant les bougainvilliers en fleur s’étalaient sur les facades colorées et les habitants avait ouvert les fenêtres en grand. Alors il a fallu monter le transtandard (l’EF-S 15-85 mm F/3.5-5.6 IS USM) et serrer toujours un peu plus, ici jusqu’à 55 mm pour saisir un ersatz de carte postale du cru… Voici-ci donc des barques catalanes tronquées et leur reflet dans le port (à F/8, 1/125 s et 100 ISO).

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« Avant que juin ne s’achève… »

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Juste avant l’orage… (Photo Joris Bertrand).

Le temps a tourné à l’orage en début d’après-midi de ce deuxième jour des Natur’ailes 2018, festival de cerf-volants organisé à Narbonne-Plage… C’est tant pis pour les cerfs-volants qui ont peu à peu tous regagné le sable pour être mis à l’abri, de même que leurs propriétaires, mais c’était tant mieux pour les quelques photographes de passage… La lumière était superbe sous ce ciel lourd et j’ai pu me faire plaisir avant l’apparition des premières gouttes…

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Des images racontées...

« Petit hommage involontaire à Benjamin Franklin… »

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S’il est un domaine de la photographie qui soit exigeant en matière de de compromis, c’est bien celui de la macrophotographie. Acquérir un objectif macro digne de ce nom (permettant d’atteindre le rapport 1:1), c’est à coup sûr investir dans une optique d’excellente qualité. En d’autres termes, c’est avoir l’opportunité de révéler des détails bien souvent indiscernables à l’oeil nu. D’un autre côté, apprendre à maîtriser un objectif macro est une bonne manière d’appréhender les compromis en photographie…

La fleur n’apparait pas totalement nette, qu’à cela ne tienne, fermons-donc davantage notre diaphragme pour voir augmenter la profondeur de champ…

Mais que notre diaphragme soit un peu trop fermé et la lumière viendra à manquer… Jusqu’à un certain point, on pourra toujours compenser en laissant augmenter les ISO, mais ça se fera inexorablement au détriment de la qualité de l’image… Au bout de ce continuum, on se retrouvera avec une image dont la qualité laissera sans doute à désirer lorsque la photo ne sera pas carrément sujette au flou de bougé.

En des termes plus esthétiques, trop fermer son diaphragme s’est prendre le risque de massacrer le bokeh et de transformer un arrière-plan doux en un amas de brindilles disgracieux et en tout cas trop présent…

Pour photographier ce pied d’Ophrys lutea (ou Ophrys jaune), j’ai adopté une ouverture  intermédiaire de F/9 qui m’a permis de shooter au 1/160 s, une marge confortable mais pas superflue pour autant sur l’EF 100 mm F/2.8 Macro USM (une optique dépourvue de système de stabilisation), le tout à 250 ISO.

Pour que les deux fleurs apparaissent nettes, j’aurais pu fermer davantage encore mon diaphragme, à F/16? voire à F/32? Mais la vitesse d’obturation se serait alors dangereusement allongée et/ou les ISO auraient défilé et l’arrière-plan serait alors sans doute devenue trop présent…

Des images racontées...

Les compromis du macro-photographe

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Une rue du centre historique de Perpignan (Photo Joris BERTRAND)

C’était vraiment le printemps aujourd’hui dans la capitale des ‘Pays Catalans’ et, chose assez exceptionnelle pour mériter d’être mentionnée, il n’y avait pas de vent… C’était donc l’occasion rêvée pour aller flâner dans les ruelles du centre historique, au son du chant des rouge-queues noirs et des cris des goélands leucophées, ponctués par le vacarme des trottinettes, des bruits de ballons rebondissant sur les murs et des mamans braillant sur leur progéniture. Du linge séchait au niveau de la moindre ouverture et vu la douceur relative, on sentait bien que les habitants préféraient vaquer à leurs occupations refaire le monde entre voisins dans la rue, plutôt que dans la fraicheur ombragée des intérieurs. On dirait le Sud, et j’aime bien.

Il faut dire qu’au cours de ces quatre années passées à l’étranger, j’avais connu des rues moins tortueuses et, disons-le sans détours, souvent un peu plus propres… Mais ces rues là étaient aussi à coup sûr moins chargées d’histoires. Au final, je me sens un peu en mode « heureux qui comme Ulysse… ». J’aime ces couleurs chaudes et au final, le désordre relatif des rues de Perpignan a quelque chose d’authentique et de rassurant.

Bien sûr, il a fallu se balader léger… Vous n’êtes sans doute pas sans savoir que ces derniers temps, j’ai troqué le trépied contre une poussette et il faut bien souvent enlever une paires d’objectifs du sac pour être sûr de laisser suffisamment de place pour tout le reste. C’est avec mon fidèle petit pancake, l’EF-S 24 mm F/2.8 STM que j’ai fait cette photo (et mon EOS 70D). Certes ça aura été souvent contraignant niveau cadrage, mais sa longueur de focale relativement courte permet toujours de sortir d’à peu près n’importe qu’elle situation. Côté réglage, j’étais à F/8, 1/100 s et 100 ISO.

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« On dirait le Sud »

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