Matériel

Des nouveautés de chez Canon de ce début 2017…

Canon a récemment mis à jour deux de ses modèles réflex et continue d’étoffer son offre en matière d’hybrides. Sans rentrer dans les détails des fiches techniques, je me contenterai ci-après de commenter ce que j’en pense en matière d’innovation et d’utilité pour les consommateurs que nous sommes.

Eos 77D et 800D: des valeurs sûres certes, mais qui font un peu doublons…

Les EOS 77D et 800D: vus de derrière (Source: Blog PARKCamera.com)

Les EOS 77D et 800D: vus de derrière (Source: Blog PARKCamera.com)

L’incompréhension que j’avais déjà exprimé lors de la sortie des EOS 750D et EOS 760D demeure… Canon s’obstine à vouloir distinguer un EOS 800D à la finition simple et délibérément amateur (dans la continuité de sa gamme à trois chiffre historique; depuis l’EOS 300D) d’un EOS 77D qui présente une ergonomie plus “expert » et qui adopte d’ailleurs désormais un nom à deux chiffres (comme la gamme de l’EOS 80D). Dans les faits, les différences entre les deux modèles consistent toujours principalement à voir la molette de sélection des modes de prise de vue placée sur la gauche de la face supérieure du boîtier pour laisser place à un écran de contrôle des paramètres de prise de vue sur la face supérieure droite ainsi qu’à la présence d’une roue codeuse plutôt que d’un trèfle de sélection sur la face arrière. Mon idée c’est que pour un écart de 50 € entre ces faux jumeaux, même l’amateur novice aura tout à gagner à investir d’entrée dans un EOS77D (comme c’était déjà le cas avec son prédécesseur: l’EOS 760D). Bien que l’ergonomie soit en apparence plus complexe sur ce dernier, elle reste bien pensée. Lorsque j’étais passé de l’EOS 400D à l’EOS 70D, il ne m’avait pas fallu beaucoup de temps pour m’approprier les commandes en passant d’une ergonomie résolument amateur de l’EOS 400D aux fonctions plus expert de l’EOS 70D. Pour le reste, EOS 77D et EOS 80D possèdent une fiche technique identique qui en fait des réflex présentant un rapport qualité-prix très intéressant. En cela, l’EOS 800D et l’EOS 77D restent donc des valeurs sûres.

Les EOS 77D et 800D vus de dessus (Source PARKCameras.com)

Les EOS 77D et 800D vus de dessus (Source PARKCameras.com)

EOS M6: oui, mais sans plus…

Dans la même veine, je vous avais déjà exprimé mes réserves concernant le rapport qualité-prix de l’EOS M5, un hybride expert donc la fiche technique tenait la route au point de pouvoir être comparée à celle d’un EOS 80D, la compacité en plus, mais à un tarif qui n’avait lui rien de petit. Là, Canon va un petit peu plus loin en sortant un EOS M6 qui ressemble un peu à une version “cheap” de son EOS M5 car le viseur est cette fois-ci en option. En terme de placement dans la gamme, l’EOS M6 viendrait donc s’intercaler entre l’EOS M3 et l’EOS M5 mais à un tarif somme toute comparable au haut de gamme (l’EOS M5). Même si le boitier bénéficie des dernières mises à jours technologiques, ça me parait un peu léger et la possibilité d’avoir un appareil photo au look “rétro” ne rendra pas mon jugement plus clément…

L’EOS M6 et son viseur en option...

L’EOS M6, son look rétro et son viseur électronique en option…

Bilan

Il semble donc que les lois du marketing soient impénétrables… Ce qui est sûr, c’est que je semble y être totalement hermétique… Moi qui attend encore et toujours un remplaçant pour l’EOS 100D qui me paraitrait être plus judicieux, quitte à prendre le risque de s’éloigner un peu des réflex plus traditionnels en adoptant un viseur électronique ou encore une monture EF-M… Bref, vous l’aurez compris, je suis globalement assez peu emballé par le côté peu innovant de ces nouveaux produits… Pour le reste, ça reste de la bonne marchandise et je pense qu’on peut conseiller à l’amateur perdu de casser sa tirelire pour s’offrir un EOS 77D (plutôt qu’un EOS 800D) si il a décidé 1) d’acquérir un appareil réflex et 2) d’avoir de bonnes raisons pour que celui-ci soit un Canon.

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Jour de glace au lac de Joux (Photo Joris Bertrand).

Jour de glace au lac de Joux (Photo Joris Bertrand).

Ca n’arrive pas tous les ans et de toute façon, changement climatique oblige, ça arrive de moins en moins souvent… Mais parfois, un phénomène se produisant sur une courte période semble comme faire mentir l’inexorable tendance qu’on ne peut nier à moyen ou à plus long terme. De ce que j’ai pu entendre dire, le mois de janvier 2017 aura été le plus froid qu’on ait connu sur les rives du lac Léman depuis trente ans. On a d’ailleurs bien senti le froid à Lausanne où le thermomètre n’a pour ainsi dire jamais dépassé les zéro degrés. C’était pire encore dans le Jura voisin, une région déjà connue pour détenir des records de froid, aussi bien côté français avec -36,7°C (à Mouthe en 1968) que côté suisse avec -41,8°C (à La Brévine, en 1987). En ce 29 janvier, le lac de Joux était complètement recouvert d’une épaisse couche de glace et était entièrement ouvert à la marche. Les gens de la région avaient profité des aléas climatiques pour faire du lac un immense terrain de jeu. L’ambiance y était joviale et on aurait presque pu se croire au milieu d’une fête foraine à la fois insolite et d’un autre temps. On pouvait y louer des patins à glace, se faire tracter sur une luge ou tout simplement déambuler à pied sur des kilomètres. Pour se réchauffer, des stands installés pour l’occasion proposaient des churros ou encore des Vacherins Mont-Dore chauds aux passants et on pouvait s’attabler sur l’étendue glacée pour déguster le tout. D’autres faisaient évoluer leur drone au dessus de la foule pendant qu’une montgolfière survolait paisiblement les alentours. Fidèle à mon habitude du moment, j’appliqué un traitement Noir & Blanc très contrasté à cette image prise  avec l’EF-S 15-85 mm F/3.5-5.6 IS USM à 50 mm, F/5 et 1/800 s pour 100 ISO.

Des images racontées...

« Sillonnons la glace en évoquant de vieux souvenirs… »

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Expériences photographique

L’affût à la mangeoire

J’ai commencé à écrire cet article à la fin de l’année 2016 mais j’ai un peu tardé à le finir pour diverses raisons. Je pensais avoir l’occasion d’étoffer un peu ma photothèque en profitant de quelques séances d’affut à la mangeoire dans le but de pouvoir plus richement illustrer mon propos. Mais ça n’a pas été le cas. Et puis il n’y a aucune honte à confesser que je ne suis de manière générale pas un grand fan de l’exercice. Pourtant, photographier à l’affût à la mangeoire est un formidable moyen pour progresser et obtenir sans gros efforts des résultats qui peuvent être bons, voire très bons. Ce que je vous propose aujourd’hui, c’est un petit retour d’expérience sur quelques séances d’affût à la mangeoire, qui même après plusieurs années, sont toujours gravées quelque part dans ma mémoire.

L’affût “fixe”: quelles précautions prendre?

En vous documentant à droite à gauche, vous pourrez sans doute lire qu’afin de s’assurer que nos sujets seront bien au rendez-vous le jour “j », il faut bien veiller à ne pas trop perturber les habitudes des oiseaux. On vous suggère donc de commencer à positionner votre affût des jours, voire des semaines à l’avance. Certains photographes vont même jusqu’à conseiller de laisser dépasser de l’affût, et ce, dès l’installation, le cul d’une bouteille en verre afin que la gent ailée des environs consente à se laisser épier par la lentille frontale de votre objectif lors de la véritable séance de prise de vue. Toutes ces précautions sont sans doute bonnes à prendre mais elles seront en réalité d’une utilité limitée avec l’avifaune de votre jardin. Certaines des photos illustrant cet article ont été effectuées depuis un affût « digne de ce nom »: une tente-affût Tragopan (ancienne version: la 2). Ceci dit, je ne l’avais installé que quelques minutes seulement avant la séance et après un petit moment d’hésitation, tout le monde, intrépides petites mésanges bleues en tête, n’a pas hésité à assurer la razzia quotidienne sur les graines de tournesol… Même le claquement du miroir ne semblait pas déranger les oiseaux outre mesure alors que j’étais pourtant très près: quasiment à la distance minimale de mise au point de l’EF 300 mm F/4L IS USM (soit environ 1,5 m). Sur l’image ci-dessous, la minuscule mésange est si proche que j’ai bien du mal à la faire tenir dans le cadre… C’est dans ces moments qu’on regrette un peu de ne pas avoir un télézoom qui puisse permettre de cadrer un peu plus large (comme un 70-200, un 100-400 ou un 150-600).

Opter pour une composition un minimum aérée en respectant la règle des tiers et sans couper son sujet relève parfois de la mission impossible (Photo Joris Bertrand)

Opter pour une composition un minimum aérée en respectant la règle des tiers et sans couper son sujet relève parfois de la mission impossible (Photo Joris Bertrand).

Bien sûr, tout cela ne signifie pas qu’on à le droit de faire n’importe quoi pour autant et il faut garder à l’esprit qu’un mouvement de panique fera brûler de précieuses calories aux oiseaux, en particulier lors d’une glaciale matinée d’hiver… Ne serait-ce que par défit personnel, photographions donc les oiseaux de notre jardin avec la même méticulosité qu’on pourrait témoigner au plus sauvage des galliformes de montagne.

Les affûts “à l’arrache”: tout ce qui casse la silhouette humaine peut faire office d’affût

Dans la mesure du possible, autant effectuer sa séance de prise de vue depuis un vrai affût. Mais si vous n’en possédez pas et que vous n’avez pas l’opportunité de vous en improviser un, rien n’est perdu. Sur l’ancienne réalisation ci-dessous, qui compte d’ailleurs parmi mes premières réussites en affût, ma planque était carrément de type « Renault Express (de couleur blanche…)”. Ce jour là, j’avais en effet utilisé la voiture de mon grand-père en guise de cachette. Je m’étais confortablement installé sur le siège (côté conducteur) en entrouvrant la vitre sur laquelle j’avais simplement disposé une serviette de toilette (bleue, si ma mémoire est exacte) pour dissimuler mes mouvements à l’intérieur de l’habitacle. Certes, c’était la voiture qui était habituellement stationnée à proximité de la mangeoire, mais je ne suis pas sûr que cet élément ait été déterminant. Ce que je veux dire par là, c’est que je pense que n’importe quel véhicule peut faire office de poste d’affût. Passez donc davantage de temps à positionner cet affût de façon judicieuse en pensant à la distance de vos sujets pour cadrer correctement selon votre matériel. Pensez aussi à l’esthétique de l’arrière-plan et prenez en compte la course du soleil pour faire en sorte d’avoir un éclairage adéquat lors de la séance de prise de vue. Si vous souhaitez obtenir un peu plus de détails sur les conditions de prises de vue de cette image, je vous renvois à l’image racontée que j’avais rédigé à son sujet.

Sitelle torchepot (Sitta europea) dans une attitude caractéristique (Photo Joris Bertrand)

Sitelle torchepot (Sitta europea) dans une attitude caractéristique (Photo Joris Bertrand)

Que la proximité ne fasse pas oublier l’esthétisme!

Vous avez à peu près toutes les chances pour que vos sujets soient au rendez-vous ce jour là, donc concentrez-vous sur tout le reste. D’abord, un petit shooting à la mangeoire sera généralement un bon entraînement pour les nerfs. Apprenons à ne pas déclencher de manière frénétique à chaque fois que ça s’agite dans le viseur. A la place, déclenchons avec parcimonie et attendons d’avoir un petit peu assuré la composition avant de le faire. Bien sûr, les petits oiseaux bougent vite et vous aurez pas mal de déchet, mais ce n’est pas grave. Trop déclencher c’est prendre le risque de vous retrouver avec pléthore d’images de qualité moyenne et toutes identiques les unes aux autres (ce qui a tendance à être décourageant lors de la phase de tri et de retouche). En plus de la composition, il faut travailler la mise au point et l’esthétique. A un enchevêtrement de branches, il faut donc préférer des arrières-plans plus aérés. Je ne dis pas que les branchages ne peuvent pas servir une composition mais pour que ça fonctionne, il faut soit que leur présence dans le cadre se limite à un perchoir, soit au contraire qu’ils occupent de façon homogène le cadre. Dans la réalité, on se retrouvera souvent avec une situation un peu entre-deux qui sera moins esthétique. On peut aussi mentionner que la présence de la mangeoire, d’un perchoir, ou pire, d’un filet de boule de graisse dans le cadre donnera bien souvent un rendu dégueulasse. A ce sujet, il faut croire que les fabricants de boules de graisses se sont ligués contre les photographes en proposant généralement des filets vert ou jaune bien flashy. Heureusement qu’il est possible d’atténuer tout ça en appliquant une désaturation de cette couleur dans un logiciel de retouche (comme je l’avais fait pour la photo présentée dans l’édito 2017).

L’éclairage fait aussi partie des ingrédients du succès. En général, les photos sur lesquelles le corps et plus particulièrement la tête de l’oiseau (surtout quand la lumière laisse apparaître un petit éclat dans l’oeil) permettent de bien mettre en valeur le sujet. Les conditions météorologiques et l’heure de la prise de vue seront donc des éléments à prendre en considération.

Enfin, qui dit composition et arrière-plan dit profondeur de champ. A priori on serait tentés de shooter tout à pleine ouverture pour voir notre sujet se détacher de son environnement. C’est une bonne idée mais c’est à double-tranchant. Dans mon cas, shooter à pleine ouverture avec un 300 mm F/4 à la distance minimale de mise au point revient à avoir une zone de netteté de l’ordre de 5 mm! Dans ces conditions, il est bien difficile d’assurer la mise au point sur le regard de l’animal… J’aurais donc pu tomber à F/5.6, voire F/8 pour étendre la profondeur de champ sans affecter le moins du monde la qualité du bokeh quitte à monter un peu en ISO. De la même manière, shooter au 1/1000 s ou plus rapide permettra de figer avec plus de réussite le mouvement des oiseaux.

La profondeur de champ est très courte, les détails de la mangeoire sont dans le cadre mais le bokeh estompe un peu le tout (Photo Joris Bertrand).

La profondeur de champ est très courte, les détails de la mangeoire sont dans le cadre mais le bokeh estompe un peu le tout dans ce portait de mésange charbonnière (Photo Joris Bertrand).

Voilà donc pour un petit témoignage que j’aurais peut-être l’occasion d’étayer avec d’autres images très bientôt. En attendant et si ce n’est pas déjà fait, n’hésitez pas vous aussi à profiter de la saison hivernale pour installer un coin mangeoire dans votre jardin et tenter l’expérience!

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La montagne en constrastes (Photo Joris Bertrqnd°.

La montagne en constrastes (Photo Joris Bertrand).

La montagne est d’autant plus majestueuse quand elle est toute plâtrée de neige. Mais quand l’hiver s’installe, il entame son travail de sape sur la végétation et ternit peu à peu les couleurs des arbres et des prairies. A l’exception du bleu du ciel, tout se convertit donc peu à peu en un désert de glace où le minéral prend visuellement le pas sur l’organique. Quitte à avoir perdu la couleur, autant jouer à fond la carte du contraste. C’est alors que l’emploi du Noir & Blanc peut permettre de magnifier les paysages en exploitant au mieux les ombrages des sous-bois, à la limite du noir et les clairières enneigées et ensoleillées, à la limite du blanc éclatant. Les arbres et les rochers, les traces dans la neige et la présence d’un vieux chalet viennent alors modeler le tout en rajoutant un petit peu de texture.

Cette photo a été prise lors d’une sortie en raquettes, entre le col du Pillon et le col d’Isenau, à proximité des Diablerets, dans le canton de Vaud, en Suisse. J’ai utilisé mon boîtier habituel avec mon transtandard: l’EF-S 15-85 mm F/3.5-5.6 IS USM à 57 mm, F/5, 160 s et 100 ISO. Si vous souhaitez en voir une autre de la même série, je vous renvoie sur ma galerie 500 px.

Des images racontées...

La montagne en contrastes…

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Matin d’hiver à Lausanne (Photo Joris Bertrand)

Matin d’hiver à Lausanne (Photo Joris Bertrand)

A la prise de vue

Je vous avais annoncé que les hivers des latitudes tempérées et la neige m’avaient manqués… Ça tombe bien, la neige est arrivée et j’ai vraiment envie de la mettre en valeur du mieux que je peux sur mon blog. On va donc faire ça en respectant l’ordre chronologique. Comme souvent, la neige blanchit le sol à la nuit tombée, et ce n’est qu’au petit matin, en ouvrant les volets, qu’une lueur, plus immaculée qu’à l’accoutumée nous saute aux yeux, éveillant en nous une joie toute enfantine… D’un point de vue technique, cette image peut paraître banale. Pourtant elle a nécessité l’emploi du trépied car la lumière venait encore à manquer et il m’a fallu adopter une vitesse d’obturation de 3,2 s pour pouvoir exposer correctement la scène à 100 ISO en dépit d’une grande ouverture de F/2.8. Dans Lightroom j’ai du un peu rattraper les perspectives et appliquer le profil de correction de l’objectif car c’est là un élément qui ne pardonne pas dans ces conditions où il y a des cadres dans le cadres, a fortiori quand on utilise un grand angle…

Des images racontées...

Juste avant le premier café…

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Vie du blog

Édito 2017

Bonjour, et avant qu’il ne soit trop tard, BONNE ANNÉE 2017!

A défaut d’avoir une photo de ma soirée de réveillon à partager (comme le veut la tradition), je partage ma première photo prise en 2017 (Photo Joris Bertrand).

A défaut d’avoir une photo de ma soirée de réveillon à partager (comme le veut la tradition), je partage ma première photo prise en 2017 (Photo Joris Bertrand).

Contrairement aux années précédentes (2015 et 2014), les petits lutins statisticiens de WordPress ont un peu chômé en cette fin 2016. Je me charge donc moi-même de vous proposer un petit bilan statistique du blog. En 2016, la Nature des Images, ça aura été presque 15000 visites uniques pour près de 27 000 vues. C’est environ deux fois plus qu’en 2015 et encore bien plus qu’en 2014. Cette année encore, vous êtes majoritairement venus de France métropolitaine, mais La Réunion figure aussi en bonne place dans le top 10. On compte également toujours pas mal de visites en provenance de pays au moins partiellement francophones dans ce classement: la Belgique, la Suisse, le Canada, le Maroc ou encore l’Algérie. Depuis la création du blog, on a désormais franchi les 24000 visites uniques (pour 44000 vues). Encore une fois, MERCI À VOUS TOUS car ces chiffres qui continuent de grandir ne font que booster davantage la motivation qui me pousse à continuer de partager ma passion en public.

Que peut-on s’attendre à voir de plus sur la Nature des Images en 2017? Je ne vous cache pas que le programme est encore un peu flou. Une chose st sûre, j’ai posé mon paquetage sur les rives du lac Léman pour un petit bout de temps et il devrait donc y avoir bien plus de paysages alpins en 2017 sur le blog qu’auparavant. Cela étant dit, l’année sera également agrémentée de quelques escapades tropicales, comme c’était le cas lors des saisons précédentes. Je travaille maintenant sur les poissons-clowns et il est prévu d’aller leur rendre visite dans leur milieu naturel. En ce qui concerne le matériel à tester, je n’ai pas grand chose de concret car aucun investissement de programmé dans l’immédiat. En attendant, je vous ferai déjà un retour d’expérience sur un des cadeaux que j’ai reçu pour Noël: un adaptateur universel (de marque Novograde et dont je vous avez déjà parlé) pour faire de la digiscopie. Cet adaptateur permet de coupler ma longue-vue à mon boîtier réflex. De ce que j’ai pu retirer des premiers tests: ça fait le boulot, sans être bluffant pour autant. Les images produites sont nettes mais manquent un petit peu de contrastes et sont assez sujettes à l’aberration chromatique. Pourtant, ma longue-vue (une Kite SP 80 ED) est pourvue de verres traités mais les conditions de lumière lors de mes premières sorties étaient loin d’être optimales… A priori ce dispositif contentera donc davantage l’ornithologue que le photographe, mais ne serait-ce que pour le grossissement qu’il procure, on ne sait jamais car j’ai du coup un “téléobjectif » à la focale impressionnante!

Un exemple d’adaptateur universel Novograde: ici, celui pour réflex.

Un exemple d’adaptateur universel Novograde: ici, celui pour réflex.

Pour le reste, je guette toujours la sortie d’un super télézoom qui pourrait me faire craquer en animalier et le petit fish eye de chez Samyang continue de me faire les yeux doux, d’autant que son prix continue baisse… En revanche, on attendra probablement plus tard pour changer le boîtier car mon Canon EOS 70D me donne toujours entière satisfaction. Je ne suis toujours pas non plus décidé à craquer pour un 150-600 car je continue à trouver ce range un peu too much. Peut-être que pour en avoir le coeur net, je ferais mieux de louer le matériel avant de l’acheter, et par la même occasion, partager avec vous mes premières impressions.

Pour résumer, vous voyez donc qu’il y a potentiellement toujours plus d’idées que de semaines dans l’année, et c’est tant mieux! Merci encore et bienvenue dans la Nature des Images, version 2017!

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Lausanne, à l’heure bleue (Photo Joris Bertrand)

Je passe par cet endroit en allant et en revenant du travail et j’y ai, depuis la première fois, trouvé la perspective intéressante d’un point de vue photographique. Il y a cette vue plongeante sur le lac Léman, dans ce quartier paisible de Lausanne, un peu hors du temps. Dimanche soir, j’ai décidé de m’y rendre pour l’heure bleue, en sachant que ce jour là, le soleil se couchait à 16h46. Cette image a été prise environ trois quarts d’heure plus tard (comme indiqué sur l’horloge de l’église). Pour la réalisation de cette photo, j’ai équipé mon EOS 70D de mon plus grand angle: le Tokina 11-16 mm F/2.8 et j’ai installé le tout sur trépied. J’ai ensuite essayé pas mal de choses: des poses (très) longues en fermant fort le diaphragme et des poses plus courtes en ouvrant davantage. Au final c’est une vitesse d’obturation de 2 s qui m’a permis de réaliser l’image que j’ai décidé de partager. Pour ajuster le cadrage, je me suis mis à 13 mm, j’ai ouvert à fond (F/2.8) en gardant la sensibilité à sa valeur minimale (100 ISO), le tout en mode manuel. Cette combinaison de paramètres m’a paru être la plus judicieuse car elle permettait à la fois de bien imprimer sur le capteur toutes les teintes lumineuses de la scène: la lumière orangée des lampadaires et la lueur bleutée du ciel, à l’heure où commence à poindre les étoiles. Dans le même temps, les deux secondes de pose laissaient encore la possibilité de “saisir » ce couple de passants. Je remercie ces deux inconnus car la composition me paraissait un peu vide avant qu’ils ne me dépassent et ne descendent lentement les marches… J’ai alors sauté sur l’occasion pour “figer” les amoureux au moment où ils comblaient au mieux cet espace.

Au final, j’ai rapporté une image que je ne m’attendais pas du tout à réaliser ce soir là. Comme je l’ai suggéré ci-dessus, je me voyais davantage composer avec des temps de pose bien plus longs pour mieux jouer sur le filé des phares des voitures, du trolley-bus, ou du train et des bateaux, encore plus bas. Une chose est sûre, cet endroit me plaît. Nul doute donc que vous le verrez à nouveau sous d’autres visages dans les images racontées de la Nature Des Images…

Des images racontées...

« Ombres fuyantes de l’heure bleue… »

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