Un îlot parmi tant d’autres, aux Maldives (Photo Joris Bertrand).

Voici une photo qui colle sous bien des aspects à la représentation que l’on se fait de l’île déserte. Elle émerge du bleu profond de l’océan alentour et apparaît comme ceinturée d’un petit récif corallien. Lorsque le corail finit par être abimé par la houle,  il est transformé en un sable blanc fin qui en reflétant la lumière, donnera ces teintes presque émeraudes splendides. Là, quelques propagules arrivent tant bien que mal à germer pour donner un semblant de végétation. Mais la couche de sol est mince, la présence d’eau douce est rare et temporaire et la vie se maintient donc ici dans un équilibre précaire. Pour une fois, le ciel était aussi assez chargé ce qui a eu pour mérite d’apporter un peu de matière à la composition. En général, j’avais au mieux une belle étendue bleue mais plus souvent encore un aplat délavé par la brume atmosphérique. Bien sûr, je n’aurais pas aimé me retrouver sur ce minuscule îlot en tant que naufragé. Il y a d’ailleurs aucune chance qu’on y trouve des pirates comme sur l’île Playmobil de mon enfance qui y ressemblait pourtant à s’y méprendre. Cela dit, j’y aurais bien, l’espace d’un moment, étendu ma serviette pour me relaxer. Je dis ça mais je pense que j’aurais bien eu du mal à rester plus de quelques minutes affalé sur le sable. La beauté et la richesse des fonds sous-marins incitaient plutôt à enfiler ses palmes, son masque et son tuba et à se jeter dans les eaux limpides dont la température ce jour là était de 29°C…

Cette photo a été prise avec le Canon EOS 70D et l’EF-S 15-85 mm F/3.5-5.6 IS USM à 15 mm, F/9, 1/60 s et 100 ISO. Je n’ai volontairement pas appliqué le profil de correction de l’objectif. Le vignettage (accentué par l’emploi du filtre polarisant circulaire) et la distorsion due à la courte focale sont marqués, mais j’ai trouvé qu’ils apportaient quelque chose en mettant au final plus en valeur un sujet très central.

 

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« Île déserte… »

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Vu dans un atoll des Maldives (Photo Joris Bertrand)

J’ai rapporté de nombreuses images sur lesquelles les nuances de bleu des eaux des atolls des Maldives sont plutôt impressionnantes. Bien sûr, l’emploi d’un filtre polarisant circulaire a bien aidé à mettre en valeur cette extraordinaire palette de couleurs mais il n’a pas pu tout faire. Lors de mon séjour, le ciel arborait souvent une teinte un peu laiteuse qui ne permettait pas de réaliser de clichés à 100 % carte postale sans avoir à devoir effectuer un post-traitement un peu lourd. Un autre élément qui fait défaut sur la plupart des images de cette série, c’est qu’il manque un petit détail qui permette de donner une échelle à la scène. Ici c’est chose faite avec ce pêcheur sur sa barque. Au niveau des réglages, je suis à fond de focale (85 mm) avec l’EF-S 15-85 mm F/3.5-5.6 IS USM, F/11, au 1/160 s pour 125 ISO. Juste avant de poster cet article, je me rends compte que mon capteur est dégueulasse et qu’il serait temps de le nettoyer…

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« Cinquante nuances de bleus, oui mais avec une échelle… »

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Lever de soleil, quelque part aux Maldives (Photo Joris Bertrand)

Les Maldives consistent en une mosaïque de quelques 1200 îles (dont 200 habitées) parfois très éloignés les unes des autres. Il faut parfois plusieurs heures de navigations pour naviguer d’un atoll à l’autre par voie maritime puisque le territoire s’étend sur environ 800 kilomètres du Nord au Sud. Pour rallier ces atolls à partir de l’unique aéroport international du territoire, l’hydravion demeure donc le moyen le plus rapide, surtout pour les touristes pouvant se permettre de dépenser sans compter car leur temps, lui, est bien compté. Il est à peine six heures du matin et déjà s’annonce une belle journée ensoleillée. Cette photo a été prise à main levée avec l’EOS 70D et l’EF-S 15-85 mm F/3.5-5.6 IS USM à 85 mm. La lumière était déjà suffisante pour me permettre de shooter à 400 ISO avec un diaphragme pas mal fermé (F/8) et un temps de pose de 1/125 s, suffisant pour assurer une photo nette même si je me trouvais sur un bateau. J’ai pris quelque libertés concernent des paramètres tels que la température de couleur et la saturation, mais avec les levers de soleil, c’est permis…

 

 

 

 

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« Hydravion pour un aller-retour au paradis »

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Dernière offensive de l’hiver, quelque part dans le massif des Bauges (Photo Joris Bertrand).

Dernière offensive de l’hiver dans le massif des Bauges? Rien n’est moins sûr car nous ne sommes encore qu’à la mi-mars. Mais en ce qui me concerne, je n’aurais probablement que peu l’occasion de chausser à nouveau les raquettes en cette saison hivernale 2016-2017 au cours de laquelle mon retour en Europe m’aura permis de refouler avec bonheur la poudreuse des Alpes. Ici, la chute de neige de la nuit passée aura saupoudré les hauteurs du massif des Bauges alors que les vallées recommencent déjà à tirer vers le vert Les conifères contribuent à donner cette ambiance tout en pointillisme naturel alors que l’écharpe de nuage sur les sommets et la rafale de vent qui vient de faire s’envoler un peu de neige donnent à l’ensemble un rendu original. Cette photo a été prise avec l’EOS 70D et le « sauvé des eaux« , EF-S 15-85 mm F/3.5-5.6 IS USM à fond de focale, F/11 pour un temps de pose d’1/160 s à 250 ISO.

 

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Pointillisme naturel…

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Matériel

Réflex tombé dans l’eau: tout n’est peut-être pas perdu!

Ceux qui découvrent ce blog en lisant ces lignes se diront certainement que je suis maladroit, ou juste malchanceux. Ceux qui me suivent depuis plus longtemps penseront très certainement que je suis imprudent, voire négligeant. Car il y a quelques semaines, mon appareil photo a (de nouveau) pris un bain! Et cette fois, ce n’était ni mon Smartphone ni mon compact d’appoint mais bien “la prunelle de mes yeux »: mon réflex (Canon EOS 70D) avec son zoom transtandard monté dessus (Canon EF-S 15-85 mm F/3.5-5.6 IS USM). Pour rappel, j’avais déjà plus ou moins réussi à ressusciter mon Canon PowerShot D30, un modèle qui était censé être étanche mais qui s’est avéré au final ne pas l’être (pour moi, mais aussi pour bien d’autre de ses malheureux possesseurs…). Mais cette fois-ci, il s’agissait de tenter de sauver des eaux un appareil qui n’était pas conçu pour subir un tel traitement… Alors que faire si votre appareil photo venait à tomber dans l’eau?

1) Enlever la batterie, égoutter le matériel mais ne rien tenter d’autre, tant que vous ne serez pas rentré à la maison…

Sur le moment, la surprise laisse assez rapidement la place à une bonne paire de glandes. En ce qui me concerne, je venais de passer à l’eau avec quelque 1500 € de matériel photo autour du cou… Pour vous ça sera peut-être plus ou moins que ça mais une chose est sûre, c’est déjà trop. Lors de mon plongeon, l’appareil était allumé et je me souviens qu’au moment où je suis sorti, l’écran de contrôle affichait encore les paramètres de prise de vue. J’ai immédiatement mis l’appareil en position OFF et enlevé la batterie. Ca permet sans doute d’éviter des courts-circuits ou qu’un courant électrique ne provoquent une oxydation prématurée des composants électronique. Bref, je ne suis pas électronicien, mais je suis sûr d’une chose:  il est recommandé d’enlever la batterie. J’ai ensuite cherché à ôter un maximum de flotte d’entrée. J’ai commencé par dévisser l’objectif et j’ai pu constater que par chance, tout l’espace contenant le miroir et le capteur n’avait visiblement pas été inondé. J’ai donc fait le choix de remettre l’objectif. En revanche, celui-ci semblait avoir pas mal chargé et l’espace entre la lentille frontale et le filtre protecteur était complètement rempli d’eau. J’ai enlevé le filtre mais il était évident qu’il restait de l’eau sur la face interne de la lentille frontale… Pour le reste il y avait des gouttelettes dans le compartiment de la batterie, celui de la carte mémoire ainsi qu’au niveau des fiches permettant de brancher les différentes prises.

2) Mettre l’appareil à sécher, mais pas n’importe comment!

Le Silica Gel, sous sa présentation la plus classique.

Le Silica Gel, sous sa présentation la plus classique.

Après une interminable heure de trajet, je me retrouvais à la maison, prêt pour la suite des opérations. Avant de commencer, il faut bien préciser qu’il faut éviter à l’appareil toute source de chaleur excessive, car ça pourrait lui être dommageable. Il ne faut donc pas le poser sur ou trop près d’un radiateur  et mieux vaut privilégier une méthode de séchage “passive » à l’emploi du sèche-cheveux. Le mieux est donc d’enlever l’objectif, d’ouvrir toutes les trappes et de placer votre appareil dans une boîte hermétique (genre Tupperware) avec quelque chose qui puisse pomper l’humidité. Si vous avez du gel de silice en quantité suffisante, c’est le mieux, mais si vous n’en avez pas (ce qui était mon cas), alors du riz fera l’affaire. Pour ceux qui ne sont pas bien sûrs de savoir ce que c’est, le gel de silice (souvent appelé silica-gel) se présente sous la forme de petites perles, souvent ensachées qui et se trouve dans les emballages des appareils électroniques, où parfois aussi dans certains sables de litières pour chat. Il est possible de s’en procurer sur Internet mais il reste relativement cher et ne peut souvent se commander qu’en grosse quantité. D’un autre côté, et contrairement au riz, il est réutilisable et il suffit de le laisser 1 heure au four, à 150°C (en mode chaleur ventilée et sans la fonction grill) pour que son efficacité redevienne maximale. Je commence donc à penser que ça pourrait-être un bon investissement que d’en acquérir au moins un bon kilo et de la stocker à l’abri de l’humidité, en espérant ne jamais avoir à m’en servir (comptez une trentaine d’euros pour un kilo).

3) Attendre, au moins 72 heures et probablement plus…

C’est sans doute la phase la plus dure car une fois votre appareil placé dans la boîte, il va bien falloir attendre que le riz ou le silica-gel, absorbe petit à petit l’humidité. C’est un processus qui prend du temps, alors, même si le suspens est insoutenable: patience! En ce qui me concerne et dès le lendemain, j’ai remplacé le riz par du silica-gel. Il faut dire que le biologiste de métier que je suis a la chance d’avoir des collègues botanistes compréhensifs. Ces derniers, qui utilisent couramment de grandes quantités de silica-gel pour déshydrater les échantillons d’herbier ont bien voulu m’en confier un petit peu. Je précise qu’à ce stade là, je ne savais toujours pas si mon appareil allait redémarrer ou non. J’ai effectué un premier test au bout de 72 heures. A mon grand bonheur, l’appareil s’est mis en marche, le boîtier et l’objectif semblaient communiquer, la mise au point se faisait, j’ai pu prendre quelques photos et celles-ci semblaient exemptes de défauts. Cela dit, tout n’était pas parfait, loin de là. En manipulant les molettes et la roue codeuse sur la face arrière et sur le dessus du boitier, je constatai que celles-ci devaient effectuer plusieurs crans dans le vide avant de répondre… Pas terrible pour naviguer dans les menus. Mais je savais que c’était somme toute normal. Lors de sa convalescence, il avait fallu des jours et des jours pour que mon iPhone 4 arrête de faire n’importe quoi, sans doute le temps que les circuits soient suffisamment secs. Pour le reste, il y avait comme une trace de doigt grasse sur la face interne de l’objectif. Je pense qu’en s’introduisant dans l’objectif, l’eau a entrainé avec elle du lubrifiant se trouvant sur une pièce quelconque à moins que l’eau de surface dans lequel l’appareil a été immergé ait été souillée aux hydrocarbures (ou avec n’importe quel corps gras ?). Je pense que cette trace ne sera plus possible à nettoyer sans envoyer mon transtandard au SAV de chez Canon. Au demeurant, ce stigmate ne semble pas affecter la qualité des images!

Malgré cette traînée grasse à l’intérieur de la lentille, l’objectif semble continuer à fonctionner “normalement” (Photo Joris Bertrand).

Malgré cette traînée grasse à l’intérieur de la lentille, l’objectif semble continuer à fonctionner “normalement” (Photo Joris Bertrand).

4) Quelques semaines ont passé…

… et tout semble rentré dans l’ordre. L’appareil s’est remis à fonctionner normalement, les commandes répondent du tac au tac et je ne vois toujours pas les effets de cette fameuse traînée grasse sur la face interne de la lentille frontale au niveau de mes photos. On verra à l’usure mais en attendant, je vous livre une des premières images faite sans prétention avec le matériel rescapé…

Le toit de l’Europe, à F/11 et sans trace, depuis les premiers contreforts du Jura suisse, au dessus du lac Léman (Photo Joris Bertrand).

Le toit des Alpes, à F/11 et sans trace, depuis les premiers contreforts du Jura suisse, au dessus du lac Léman (Photo Joris Bertrand).

Bilan

Pour la troisième fois de ma vie, je constate avec bonheur que les appareils électroniques tels que les Smartphones ou les appareils photos numériques sont au final en mesure de se remettre d’une immersion, au moins dans l’eau douce. Bien sûr, je pense que les conséquences d’une telle mésaventure pourront être très différentes suivant le contexte et peut-être que dans votre cas, votre appareil ne s’en remettra pas, et j’en suis désolé. En attendant, si vous avez connu des déboires similaires, je ne saurais que vous encourager à tenter le sauvetage. Je sais déjà d’expérience qu’un réflex, même non-tropicalisé est en capacité d’encaisser une pluie fine, et même un peu moins fine, la neige ou l’humidité ambiante d’une forêt tropicale. Si ce n’était pas le cas, je pense que je ne ferais tout simplement pas ou plus de photo. Il faut dire qu’à ma modeste échelle, ma vie de petit aventurier met déjà le matériel à rude épreuve et je suis peu à peu devenu bien malgré moi une sorte de testeur (bénévole) en conditions difficiles pour Canon, et les autres… Contrairement aux fois d’avant, j’ai cette fois-ci même un peu plus donné de ma personne car mon appareil et moi avons pris ce fameux bain en passant au travers la glace d’un lac gelé. Plus de peur que de mal bien heureusement…

Par défaut
Jour de glace au lac de Joux (Photo Joris Bertrand).

Jour de glace au lac de Joux (Photo Joris Bertrand).

Ca n’arrive pas tous les ans et de toute façon, changement climatique oblige, ça arrive de moins en moins souvent… Mais parfois, un phénomène se produisant sur une courte période semble comme faire mentir l’inexorable tendance qu’on ne peut nier à moyen ou à plus long terme. De ce que j’ai pu entendre dire, le mois de janvier 2017 aura été le plus froid qu’on ait connu sur les rives du lac Léman depuis trente ans. On a d’ailleurs bien senti le froid à Lausanne où le thermomètre n’a pour ainsi dire jamais dépassé les zéro degrés. C’était pire encore dans le Jura voisin, une région déjà connue pour détenir des records de froid, aussi bien côté français avec -36,7°C (à Mouthe en 1968) que côté suisse avec -41,8°C (à La Brévine, en 1987). En ce 29 janvier, le lac de Joux était complètement recouvert d’une épaisse couche de glace et était entièrement ouvert à la marche. Les gens de la région avaient profité des aléas climatiques pour faire du lac un immense terrain de jeu. L’ambiance y était joviale et on aurait presque pu se croire au milieu d’une fête foraine à la fois insolite et d’un autre temps. On pouvait y louer des patins à glace, se faire tracter sur une luge ou tout simplement déambuler à pied sur des kilomètres. Pour se réchauffer, des stands installés pour l’occasion proposaient des churros ou encore des Vacherins Mont-Dore chauds aux passants et on pouvait s’attabler sur l’étendue glacée pour déguster le tout. D’autres faisaient évoluer leur drone au dessus de la foule pendant qu’une montgolfière survolait paisiblement les alentours. Fidèle à mon habitude du moment, j’appliqué un traitement Noir & Blanc très contrasté à cette image prise  avec l’EF-S 15-85 mm F/3.5-5.6 IS USM à 50 mm, F/5 et 1/800 s pour 100 ISO.

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« Sillonnons la glace en évoquant de vieux souvenirs… »

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La montagne en constrastes (Photo Joris Bertrqnd°.

La montagne en constrastes (Photo Joris Bertrand).

La montagne est d’autant plus majestueuse quand elle est toute plâtrée de neige. Mais quand l’hiver s’installe, il entame son travail de sape sur la végétation et ternit peu à peu les couleurs des arbres et des prairies. A l’exception du bleu du ciel, tout se convertit donc peu à peu en un désert de glace où le minéral prend visuellement le pas sur l’organique. Quitte à avoir perdu la couleur, autant jouer à fond la carte du contraste. C’est alors que l’emploi du Noir & Blanc peut permettre de magnifier les paysages en exploitant au mieux les ombrages des sous-bois, à la limite du noir et les clairières enneigées et ensoleillées, à la limite du blanc éclatant. Les arbres et les rochers, les traces dans la neige et la présence d’un vieux chalet viennent alors modeler le tout en rajoutant un petit peu de texture.

Cette photo a été prise lors d’une sortie en raquettes, entre le col du Pillon et le col d’Isenau, à proximité des Diablerets, dans le canton de Vaud, en Suisse. J’ai utilisé mon boîtier habituel avec mon transtandard: l’EF-S 15-85 mm F/3.5-5.6 IS USM à 57 mm, F/5, 160 s et 100 ISO. Si vous souhaitez en voir une autre de la même série, je vous renvoie sur ma galerie 500 px.

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La montagne en contrastes…

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