Vue plongeante sur Berne (Photo Joris Bertrand).

Entre deux séjours entre les tropiques, je profite de la rubrique “Des images racontées” pour vous faire partager notre agréable découverte du week-end dernier: Berne, capitale fédérale de la Suisse. En ce début de juin, la ville s’affiche comme un musée de la Suisse à ciel ouvert, le tout dans un cadre verdoyant où la vieille ville semble comme contenue par un méandre de l’Aar. Quoique déjà assez large, cette rivière a encore tout de la fougue du petit torrent de montagne qu’elle a du être en amont. Son débit en ville est assez surprenant et pour avoir essayé d’y tremper les pieds, on peut vous dire qu’il en est de même pour sa fraîcheur. Il faut dire que le cours d’eau trouve sa source non loin de là, au pied des plus hauts sommets des Alpes bernoises.  Pour ce qui est de sa couleur, je vous laisserai seuls juges, mais je trouve que ce bleu-vert se mariait à merveille avec la végétation printanière et les toits de tuile de l’agglomération.

Une chose est sûre, Berne est une ville très photogénique avec ses rues pittoresques longues et étroites bordées d’arcades qui débouchent sur de vastes places pavées. En ce week-end prolongé de Pentecôte, les rues y étaient pleines d’activité si bien qu’il était bien souvent difficile s’affranchir des éléments “parasites”. J’avais d’ailleurs commencé la journée à la focale fixe (24, 40 et 50 mm) pour me contraindre à réfléchir à des compositions serrées (comme sur l’image présentée ci-dessus). Puis, j’ai quand même fini par céder à l’appel du grand angle et j’ai continué la sortie avec le Tokina 11-16 mm F/2.8… Du coup, si j’ai beaucoup aimé l’expérience, le photographe reste un petit peu sur sa faim et j’espère avoir un jour l’occasion de retourner visiter la ville à la nuit tombée, avec mon trépied.

Des images racontées...

Vue plongeante sur Berne

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Halloween (Photo Joris Bertrand).

Halloween (Photo Joris Bertrand).

Avec une paire de jours de retard, voici une photo de saison. Si celle-ci n’a rien d’exceptionnel en matière de prise de vue, elle me permet de confesser une erreur de débutant que j’ai fait ce jour là… Tout y était pourtant ou presque. Je me baladais sur le marché muni de mon boîtier et de mon petit pancake: l’EF-S 24 mm F/2.8 STM que j’affectionne tout particulièrement dans ce genre de situation. J’ai cadré grossièrement ma scène et la pleine ouverture (F/2.8) permettait encore d’obtenir une vitesse d’obturation confortable de 1/60 s à la sensibilité minimale de 100 ISO. En fait, ce n’est qu’en ouvrant mes images sous Lightroom que j’ai eu une petite mauvaise surprise. Premièrement, je n’avais pas shooté en raw comme à mon habitude mais en .jpeg et en plus, je l’avais fait avec la plus basse des résolutions et la moins qualitative des méthodes de compression permises par l’EOS 70D. Je me suis alors rappelé que quelques jours auparavant, j’avais voulu envoyer par mail quelques photos de mon nouveau logement à mes proches. J’avais alors fait en sorte que les fichiers produits soient les moins volumineux possible et j’avais simplement oublié de repasser l’appareil en mode raw… Pour le coup ce n’est pas bien grave. Les photos délivrées restent tout de même correctes: 1920 x 1980 pixels (soit un format poche de la Full HD et des images de 2,5 Mpixels) même si la retouche offrira moins de possibilité qu’en raw. Ca aurait pu être plus rageant si j’avais par inadvertance shooté le cliché du siècle avec ces réglages. En général je suis assez vigilant sur le fait de retourner à mes « standards » après toute manipulation des paramètres sortant de l’ordinaire… Mais comme quoi, il suffit d’une fois…

Des images racontées...

« Joyeuse fête à la citrouille! »

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Je fais partie de ces provinciaux qui ont le privilège de pouvoir vivre Paris sans nécessairement avoir à la subir. A chaque fois que je me rends à la capitale, c’est toujours pour un court séjour même s’il arrive que ce soit pour des raisons sérieuses. Et ce que j’aime avant tout à Paris, c’est tout simplement errer dans les rues, appareil photo à la main en immortalisant à la volée un petit peu de ce que m’évoque la ville. Cette semaine, je vous propose donc une petite série prise sur deux jours début juin. La Seine était encore très haute, mais l’Euro de football n’avait pas tout à fait commencé. Et pendant ce temps, je parcourais la capitale en long en large et en travers en sortant des sentiers battus du mieux que je pouvais même si je n’ai pas toujours évité certains des lieux les plus iconiques… Pour le reste, j’aurais bien sûr aimé avoir plus de temps. Mais il faut toujours savoir garder un minimum de frustration pour avoir envie de mieux recommencer.

Techniquement parlant, j’ai photographié léger, tout au pancake, en jonglant entre les deux focales fixes que sont l’EF-S 24 mm F/2.8 STM et l’EF 40 mm F/2.8 STM. Les photos ont ensuite étaient éditées dans Adobe Lightroom, avec un traitement Noir & Blanc aux contrastes bien violents comme je les aime. Ce parti pris permet selon moi de souligner ce que j’ai voulu montrer, à savoir ce que la capitale à de plus sincère et intemporel.

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En passant par… Paris

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Arrêt au Luna Park de Sydney (Photo Joris Bertrand)

Arrêt au Luna Park de Sydney (Photo Joris Bertrand)

A la prise de vue

A la nuit tombée, pas besoin d’artifices pour pratiquer la pose longue et exploiter l’esthétisme des objets lumineux, qu’ils soient statiques ou en mouvement. La seule chose qui importe, c’est d’avoir un trépied, ou à défaut, un support bien stable. L’inconvénient du trépied, c’est qu’il est parfois prohibé dans les lieux publics. C’est le cas au Luna Park de Sydney, un parc d’attraction au charme un peu désuet que j’avais choisi comme décor pour me livrer au petit comparatif entre mes deux pancake et que je vous avais présenté dans mon post du week-end dernier (que vous pourrez retrouver en cliquant ici). A mon grand regret, je n’ai donc pu prendre qu’une paire de clichés de cette scène avant qu’un agent de sécurité des lieux me demande gentiment de replier mon attirail. Cette photo a été prise avec le couple Canon EOS 70D et EF-S 24 mm F/2.8 STM en mode priorité ouverture, diaphragme fermé à F/10 pour un temps de pose de 6 s (avec une sensibilité maintenue à 100 ISO). J’ai aussi employé le retardateur pour contenir les vibrations liées au déclenchement. On voit la grande roue et le carrousel en mouvement et leurs trainées lumineuses contrastent avec l’éclairage plus statique des lignes formées par les guirlandes. Le flou de mouvement est également plus ou moins perceptible sur les passants.

En post-production

Dans DPP, j’ai placé le curseur de balance des blancs sur le préréglage « Ombre » pour réchauffer les couleurs de cette scène festive d’une nuit d’été. Puis j’ai augmenté le contraste (+2) et diminué les ombres (-2). La saturation a aussi été poussée à +1 et la force du masque flou (à +5). Puis j’ai exporté en .jpeg.

Des images racontées...

« Tournez manège! »

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Matériel

Canon EF 40 mm F/2.8 STM vs. EF-S 24 mm F/2.8 STM: un pancake peut en cacher un autre…

Les mêmes dimensions pour un poids (plume) assez proches: l’EF-S 24 mm F/2.8 STM et l’EF 40 mm F/2.8 STM, deux pancakes de Chez Canon (Photo Joris Bertrand)

Les mêmes dimensions pour un poids (plume) assez proches: l’EF-S 24 mm F/2.8 STM et l’EF 40 mm F/2.8 STM, deux pancakes de Chez Canon (Photo Joris Bertrand)

Il y a quelques mois déjà, je vous livrais mes premières (bonnes) impressions suite à mon investissement dans l’EF-S 24 mm F/2.8 STM de chez Canon (et vous pouvez lire ou relire le post en question en cliquant ici). Mais à ce moment là, j’étais loin d’imaginer que j’aurais l’occasion de vous proposer un « comparatif » avec l’autre objectif pancake de la marque: l’EF 40 mm F/2.8 STM. Je ne détaillerai pas à nouveau aujourd’hui les raisons qui m’ont poussé à acquérir un pancake. Pour résumer, rappelons simplement que l’EF-S 24 mm F/2.8 STM est 1) très compact et léger, 2) relativement lumineux et 3) de bonne qualité optique (il est spécifiquement optimisé pour les capteurs APS-C). Comme mentionné dans l’article en question, j’étais très satisfait par mon couple EF-S 24 mm F/2.8 STM – EF 50 mm F/1.8 II jusqu’à ce que l’EF 40 mm F/2.8 STM vienne jouer les trouble-fêtes… Je vais donc aujourd’hui tenter de dresser un petit comparatif qualitatif de ces deux optiques en mettant en avant ce qui les différencie: leur longueur de focale (et tout ce qui en découle). Pour tout ce qui touche à des aspects plus quantitatifs, je vous renvoie chez DXO, 1) parce que les résultats dépendront du boîtier sur lequel vous allez monter l’un ou l’autre de ces deux objectifs et 2) parce que les tests en bonne et due forme, c’est parfois un peu chiant…

Le 24 mm, s’avèrera bien souvent plus polyvalent pour le panorama urbain. D’ici, je n’aurais pas pu shooter le Harbour Bridge en entier à 40 mm (Photo Joris Bertrand)

Le 24 mm s’avèrera bien souvent plus polyvalent pour le panorama urbain. D’ici, je n’ai pas pu shooter le Harbour Bridge en entier à 40 mm (Photo Joris Bertrand)

Juste pour la comparaison, voici la même scène prise à peu près au même moment au 40 mm. (Photo Joris Bertrand)

Juste pour la comparaison, voici la même scène prise à peu près au même moment au 40 mm. (Photo Joris Bertrand)

Fondamentalement les mêmes optiques?

L’EF-S 24 mm F/2.8 STM est comme son nom l’indique un objectif pourvu d’une monture EF-S. Il est donc destiné aux boîtiers à capteur APS-C et n’est donc pas compatible avec les boîtiers plein format de chez Canon (de gammes 6D, 5D et 1D). L’EF 40 mm F/2.8 STM est quant à lui pourvu d’une monture EF et est donc pleinement compatible avec tous les boîtiers réflex de la marque. En terme de compatibilité, beaucoup seront donc tentés de se tourner vers le second mais cet argument n’est en fait 100% valable que si vous envisagez de passer au plein format dans un futur proche. Si vous êtes bien avec votre boîtier à capteur APS-C, vous avez tout intérêt à investir dans des optiques qui lui sont spécifiques si vous privilégiez la qualité optique (et si vous ne voyez pas pourquoi, je vous invite à lire ou à relire le post que j’ai écrit sur le sujet, en cliquant ici). En pratique, monter l’EF-S 24 mm F/2.8 STM sur un boîtier à capteur APS-C revient à avoir une focale équivalente à 24 x 1,6 = 38, 4 mm, soit environ 40 mm en équivalent 24×36. La scène cadrée est donc à peu de choses près la même qu’on visse l’EF-S 24 mm F/2.8 STM sur un boîtier à capteur APS-C ou qu’on fasse de même avec l’EF 40 mm F/2.8 STM sur un boîtier à capteur plein format… Mais si vous avez un boîtier à capteur APS-C, tel qu’un EOS 70D, vous pourrez utiliser l’un ou l’autre de ces deux objectifs et voir le monde différemment au travers…

Même à pleine ouverture, la profondeur de champ du 40 mm F/2.8 reste assez facile à doser. Ce n’est pas flagrant sur cette image mais cet objectif donne aussi un joli bokeh en portrait un peu serré (Photo Joris Bertrand)

Même à pleine ouverture, la profondeur de champ du 40 mm F/2.8 reste assez facile à doser. Ce n’est pas flagrant sur cette image mais cet objectif donne aussi un joli bokeh en portrait un peu serré (Photo Joris Bertrand)

Qu’est-ce qui change entre ces deux optiques?

Comme je l’ai écrit dans l’article consacré à l’EF-S 24 mm F/2.8 STM, la longueur de focale de ce pancake permet à peu prêt de se sortir de toutes les situations pour cadrer les scènes telles qu’on les voit à l’œil nu. Avec cet objectif, vous ne serez donc que très rarement pris au dépourvu en vous disant « M****!, je suis trop prêt de mon sujet, il faut que je recule… ». D’un autre côté, l’EF-S 24 mm F/2.8 STM tire ses limites de cette polyvalence. D’abord parce que vous serez très souvent trop éloigné de votre sujet pour faire du portrait de manière « non-intrusive ». Ensuite, parce que le bokeh de l’EF-S 24 mm F/2.8 STM est peu marqué en raison de sa focale relativement courte. A l’inverse, ce qui m’a d’abord séduit avec l’EF 40 mm F/2.8 STM (64 mm en équivalent 24×36) c’est tout ce que mon EF-S 24 mm F/2.8 STM n’avait plus… Il permet déjà une certaine distance avec son sujet, bien appréciable en portrait, plus similaire à ce que j’avais avec l’EF 50 mm F/1.8 II (80 mm en équivalent 24×36). En plus, il procure un bokeh relativement doux sans être aussi ingrat qu’un 50 mm F/1.8 en matière de profondeur de champ (très courte avec de grandes ouvertures). En revanche, il a moins ce petit cocktail vignettage-distorsion naturel que je trouvais pourtant typé et esthétique sur le 24 mm (mais c’est un jugement très subjectif…).

Le 24 mm F/2.8 reste parfait pour la photo de rue, même quand la lumière vient à manquer. (Photo Joris Bertrand)

Le 24 mm F/2.8 reste parfait pour la photo de rue, même quand la lumière vient à manquer. (Photo Joris Bertrand)

Et il est où l’EF 50 mm F/1.8 II?

Avec tout ça, l’EF 50 mm F/1.8 II a perdu quelques points dans la bataille. En fait, l’EF 40 mm F/2.8 STM est aussi pratique que lui en portrait mais en possédant l’avantage d’être aussi compact et léger que mon autre pancake: l’EF-S 24 mm F/2.8 STM. Lors de mes premiers essais avec l’EF-S 24 mm F/2.8 STM, je n’avais aussi que brièvement noté les avantages de la motorisation STM que j’avais grossièrement assimilée à un « gadget pour vidéastes ». Mais que nenni! La bague de mise au point est si fluide que ça devient un réel plaisir de travailler en focus manuel. Désormais, quand je reprends l’EF 50 mm F/1.8 II (ancienne génération), j’ai un peu l’impression de moudre du poivre… Je ne crois pas que l’EF 40 mm F/2.8 STM relèguera pour autant mon bon vieil EF 50 mm F/1.8 II au placard. Ce dernier demeure plus lumineux et permet de jouer davantage encore avec la profondeur de champ. Mais contre toute attente, j’ai très vite adopté l’EF 40 mm F/2.8 STM que je n’aurais certainement jamais envisagé d’acquérir. Et le trio EF-S 24 mm F/2.8 STM – EF 40 mm F/2.8 STM – EF 50 mm F/1.8 II est si léger, que je peux aisément le faire suivre lors d’à peu près toutes mes sorties photos.

Avec l’EF-S 24 mm F/2.8 STM, je peux shooter de l’Opéra jusqu’au Harbour Bridge. (Photo Joris Bertrand)

Avec l’EF-S 24 mm F/2.8 STM, je peux shooter de l’Opéra jusqu’au Harbour Bridge. (Photo Joris Bertrand)

Avec l’EF 40 mm F/2.8 STM, on cadre forcément plus serré, pour le meilleur et pour le pire. (Photo Joris Bertrand)

Avec l’EF 40 mm F/2.8 STM, on cadre forcément plus serré, pour le meilleur et pour le pire. (Photo Joris Bertrand)

Cela confirme que si les caractéristiques techniques d’un objectif doivent nous aider à cerner nos besoins, rien ne vaut les essais pratiques pour décider à quel point une optique donnée nous serait réellement utile ou pas…

Une dernière, juste pour la route… Voilà la même scène cadrée avec le Tokina 11-16 mm F/2.8 à 11 mm. (Photo Joris Bertrand)

Une dernière, juste pour la route… Voilà la même scène cadrée avec le Tokina 11-16 mm F/2.8 à 11 mm. (Photo Joris Bertrand)

 

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Premier retour d’expérience sur le Canon EF-S 24 mm F/2.8 STM pancake

EF 50 mm F/1.8 II vs. EF-S 24 mm F/2.8 STM (Photo Joris Bertrand)

EF 50 mm F/1.8 II vs. EF-S 24 mm F/2.8 STM (Photo Joris Bertrand)

Le Canon EF-S 24 mm F/2.8 STM est un objectif que je suis encore en train d’apprivoiser. Je crois néanmoins m’en être déjà fait une idée assez concrète pour vous livrer mes premières impressions. Mais pourquoi donc m’être tourné vers cette focale fixe en sachant que j’avais déjà un zoom qui couvrait les 24 mm (l’EF-S 15-85 mm F/3.5-5.6 IS USM) et que je possédais également déjà une focale fixe un peu plus longue (l’EF 50 mm F/1.8 II), très lumineuse et qui me donnait sur bien des aspects entière satisfaction. En fait, les raisons étaient multiples et je m’en vais vous les expliciter ci-après. Bien sûr tout a commencé par la question suivante: Avais-je vraiment besoin d’un objectif supplémentaire? Besoin, non certainement pas, mais envie… Bref… Comme d’habitude…

Trop pudique pour prendre les gens en photo lors de vos soirées barbecue? Qu’à cela ne tienne, faîtes comme-moi et tirez le portrait aux brochettes (Photo Joris Bertrand)

Trop pudique pour prendre les gens en photo lors de vos soirées barbecue? Qu’à cela ne tienne, faîtes comme-moi et tirez le portrait aux brochettes (Photo Joris Bertrand)

L’appel du pancake?

Ne voyez là dedans aucun snobisme, mais je dois dire qu’il est vrai que plus ça va, et plus j’aime les focales fixes et shooter à pleine ouverture (comme tout le monde ou presque). Ce n’est pas simplement pour faire comme les « pros », c’est aussi du à mon vécu personnel en tant que photographe. Je me suis vraiment découvert en animalier et avec un 300 mm F/4 toujours ouvert à fond ou presque et cette habitude a peu à peu « contaminé » l’ensemble de ma pratique. D’ailleurs, il n’y a guère qu’en paysage que je continue à bien fermer mon diaphragme (et encore…). Sans avoir jamais réussi à vraiment l’adorer, c’est donc tout naturellement que j’avais dès le départ aimé mon petit EF 50 mm F/1.8 II (relire l’article ici) pour sa grande ouverture, ses mensurations et son poids plume de même que pour sa qualité d’image. Bien sûr, les puristes aiment bien le faire passer pour un objectif cool pour débutant en lui préférant des 50 mm F/1.4 et a fortiori des 50 mm F/1.2. En ce qui me concerne cependant, je me contente tout à fait d’un petit 50 mm F/1.8 tout en plastique et sans motorisation USM ou STM pour l’utilisation que j’en fais. En outre, je confesse que j’ai déjà un peu de mal à gérer la profondeur de champ en portrait lorsque je suis à F/1.8 et je pense que ça serait encore pire à F/1.4 ou F/1.2. C’est un détail que pas grand monde n’avoue mais j’aimerais savoir quelle est la quantité de mises au point foirées qu’obtiennent des utilisateurs même experts de ces optiques là…

Même à pleine ouverture, la profondeur de champ restera un minimum étendu et on n’appréciera bien sûr pas autant le bokeh que sur un 50 mm F/1.8 par exemple… Mais rien de vraiment bien grave . (Photo Joris Bertrand)

Même à pleine ouverture, la profondeur de champ restera un minimum étendu et on n’appréciera bien sûr pas autant le bokeh que sur un 50 mm F/1.8 par exemple… Mais rien de vraiment bien grave . (Photo Joris Bertrand)

Cette petite digression étant faite, il me reste donc à avouer pourquoi j’ai bien fini par trouver une limitation à mon petit 50 mm F/1.8… Je veux tout simplement parler de sa longueur de focale. En effet, 50 mm (soit 80 mm en équivalent plein format) c’est déjà bien souvent un peu trop long pour la photo de la vie de tous les jours. L’intérêt d’avoir une focale plus courte, telle qu’un 24 mm (soit environ 40 mm en équivalent plein format) était donc de pouvoir avoir un angle de champ plus conforme au regard humain. Parce que 50 mm sur capteur APS-C, et même sur plein format… Ce qui m’a en premier lieu attiré avec l’EF-S 24 mm F/2.8 STM c’était donc justement qu’il permettait plus de polyvalence que l’EF 50 mm F/1.8 II pour des dimensions et un poids similaire et même encore un peu plus réduits: 68,2 x 22,8 mm contre 68,2 x 41 mm (et 125 g contre 130 g). Le décor étant planté, encore fallait il s’assurer que l’EF-S 24 mm F/2.8 STM tenait la route au niveau des performances.

Une bonne gestion des ISO (ici 3200) et la grande ouverture permettent d’aller shooter de manière nette les petites scènes de la vie nocturne même au 1/13 s… (Photo Joris Bertrand)

Une bonne gestion des ISO (ici 3200) et la grande ouverture permettent d’aller shooter de manière à peu près nette les petites scènes de la vie nocturne même au 1/13 s et sans stabilisation… (Photo Joris Bertrand)

Les performances optiques de l’EF-S 24 mm F/2.8 STM: chez Canon, un des meilleurs objectifs conçu pour les capteurs APS-C, rien que ça…

Si on compare les spécifications techniques des deux objectifs précédemment évoqués, il va de soi qu’un 24 mm ouvrant à F/2.8 sera moins lumineux qu’un 50 mm ouvrant à F/1.8 mais restera néanmoins plus lumineux que la plupart des zooms transtandards à cette focale là (souvent F/3.5). Ensuite, l’EF-S 24 mm F/2.8 STM possède un système de motorisation ultrasonique permettant une mise au point homogène qui se révèle notamment utile en vidéo. Je fais très peu de vidéo mais comme c’est le premier objectif à motorisation STM que je possède, je me sens tout de même obligé de signaler que la bague de mise au point est très agréable à manipuler et que c’est celui de mes objectifs qui permet les ajustements manuels les plus fluides. C’est un bon point par rapport à mon EF 50 mm F/1.8 II mais c’est un argument qui ne tient plus la route pour ce qui sont passé à l’EF 50 mm F/1.8 STM qui possède lui aussi les mêmes caractéristiques. Le dernier point qui a son importance, c’est que contrairement aux 50 mm F/1.8, cette optique a été conçue spécifiquement pour les capteurs APS-C. Cela veut dire qu’elle n’est pas compatible avec les pleins formats mais qu’en contrepartie, ses performances ont été optimisées pour l’APS-C. Aux dires de DXOmark, cet objectif ferait partie des meilleures optiques APS-C à monter sur votre boîtier Canon pour obtenir une image au top (rien que ça!). Et en ce qui concerne le prix? L’EF-S 24 mm F/2.8 STM est dans le même ordre de prix qu’un EF 50 mm F/1.8.

Il n’y a guère qu’en photo d’architecture que le vignettage et la distorsion seront parfois non souhaitables. (Photo Joris Bertrand)

Il n’y a guère qu’en photo d’architecture que le vignettage et la distorsion seront parfois non souhaitables. (Photo Joris Bertrand)

Retour de terrain…

Je suis très satisfait par ce 24 mm F/2.8. Bien sûr, il est parfois un peu court pour aller se focaliser sur une scène un peu éloignée et déjà trop long pour couvrir un panorama urbain. Cela dit, il reste de ce point de vue là souvent bien moins frustrant qu’un 50 mm car il permet de retranscrire plus fidèlement un angle de champ assez conforme à ce que voit l’œil. Un autre détail qui me paraît très important à mentionner car c’est sans doute celui qui m’a le plus agréablement surpris, c’est son vignettage à pleine ouverture. Il est relativement marqué et pour beaucoup, c’est à considérer comme un point négatif et un motif de non-achat. Moi le premier, je ne rajoute jamais de vignettage sur mes images en post-production car j’ai tendance à trouver le rendu moins intéressant. Mais presque à chaque fois que j’ai examiné les photos que j’ai pu prendre avec cet objectif dans Lightroom, je me suis rendu compte que je préférais quasi-systématiquement le rendu des images sans appliquer le profil de correction de l’objectif. Ce « défaut » contribue à donner une personnalité qu’on pourrait qualifier de subtile et esthétique aux images que cet objectif produit. Sans pouvoir dire pourquoi, j’aime ça et c’est donc aussi celui de mes objectifs qui donne les images les plus typées de part leur vignettage et leur distorsion. Ces défauts étant les plus marqués à pleine ouverture, je crois donc que c’est un objectif que fermerai rarement au delà de F/5.6…

L’ensemble EOS 70D + EF-S 24 mm F/2.8 STM tient même dans le plus petit de mes sacs et permet de ne rien louper des petits bout esthétique de la vie nocturne à Sydney.

L’ensemble EOS 70D + EF-S 24 mm F/2.8 STM tient même dans le plus petit de mes sacs et permet de ne rien louper des petits bout d’esthétique de la vie nocturne à Sydney (Photo Joris Bertrand).

Dans pas mal de situations, l’EF-S 24 mm F/2.8 STM a avantageusement remplacé l’EF 50 mm F/1.8 II. Typiquement, si je ne dois choisir qu’un objectif à emporter avec moi lors d’une petite balade en ville, c’est lui que je prends désormais. Il n’a pas pour autant mis au placard mon EF 50 mm F/1.8 qui garde ma préférence lorsqu’il s’agit de faire du portrait, notamment en faibles conditions de lumière. Par contre ces deux petites focales fixes ont fait bien mal à mon EF-S 15-85 mm F/3.5-5.6 IS USM, certes bien plus polyvalent et toujours très bon en paysage ou quand il me faut un peu de range, mais un peu lourd, encombrant et pas assez ouvert pour le reste. En fait, l’EF-S 24 mm F/2.8 STM rempli parfaitement son rôle de pancake. Il est très bien pour les petits reportages de la vie de tous les jours et mérite vraiment d’être plus connu que ce qu’il l’est à l’heure actuelle pour les possesseurs de capteurs APS-C. Personnellement, je le trouve au final moins « ingrat » qu’un 50 mm F/1.8 et il gagnerait donc certainement à être le premier investissement des débutants en terme de focale fixe… Et même sans parler d’objectif pour débutant ou photographe plus expérimenté, je crois sincèrement que c’est un investissement à envisager pour tous ceux qui trouvent leur boîtier réflex à capteur APS-C trop encombrant dans une configuration « classique ». En ce qui me concerne, je ne regrette pas d’avoir osé…

Souvent en panorama paysager on veut du grand angle… Mais le 24 mm s’avère déjà moins frustrant qu’un 50 mm avec lequel je n’aurais jamais pu saisir cette scène. (Photo Joris Bertrand)

Souvent en panorama paysager, on veut du grand angle… Mais le 24 mm s’avère déjà moins frustrant qu’un 50 mm avec lequel je n’aurais jamais pu saisir cette scène. (Photo Joris Bertrand)

En plus de la petite sélection de photos illustrant cet article, vous pourrez retrouver trois images racontées que j’avais effectué avec l’EF-S 24 mm F/2.8 STM ici pour une photo type « reportage », ici pour avoir une idée de sa profondeur de champ à pleine ouverture, ou encore ici pour entrevoir son aptitude à la macro (car il se conjugue aussi très bien avec une ou plusieurs bague-allonge).

Shooter en toute discrétion l’atmosphère de son bar préféré et commencer à planter le décor d’une de mes prochaines images racontées... (Photo Joris Bertrand)

Shooter en toute discrétion l’atmosphère de son bar préféré et commencer à planter le décor d’une de mes prochaines images racontées… (Photo Joris Bertrand)

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Hommage à Taïwan (Partie 3) – Éléments d’histoire…

J’avais récemment consacré un post à ce que la nature a de plus beau à offrir aux yeux à Taïwan. Puis, je vous avais emmené avec moi sur le terrain dans le cadre d’une campagne océanographique au large de l’île. Aujourd’hui, place à la culture et à l’histoire!

Quand on vient d’un pays où la plus modeste des maisonnettes de pierre, dans le plus minuscule des hameaux, possède un âge plus vénérable que les plus aristocratiques demeures et les temples les plus majestueux du pays où on se trouve, il y a parfois de quoi être un peu déçu. C’est un petit peu le cas à Taïwan lorsqu’on considère la quantité du bâti ancien ayant réussi a « traverser les âges » et parvenir jusqu’à nous, lorsque celui-ci n’a pas été mis à sac par les séismes ou rasé par la puissance dévastatrice des typhons. Au demeurant, ces restes témoignent d’une histoire mouvementée et on trouve sur l’île une architecture historique à la fois diversifiée et très souvent dépaysante. Bien sûr, je n’ai pas la prétention de dresser un bilan exhaustif de cette architecture, sans compter que je n’ai parfois pas su faire en sorte de la photographier de manière à la rendre esthétique. Mais il y a quand même quelques endroits qui m’ont marqué et que j’aimerais partager avec vous aujourd’hui. Je passerai aussi un peu sous silence la culture aborigène, bien que ces derniers soient les premiers habitants de l’île. Certaines tribus construisaient des bâtiments en dur qui pouvaient être relativement imposants. Cela dit, je n’en ai vu qu’en maquette et je ne suis pas sûr qu’il subsiste encore à Taïwan de telles constructions qui soient véritablement d’époque.

Une peinture mural évoquant la culture aborigène à Wulaï (Photo Joris Bertrand)

Une peinture murale évoquant la culture aborigène à Wulaï (Photo Joris Bertrand)

La demeure et le jardin de la famille Lin (ou Lin family mansion and garden ou 林本源園邸) à Taipei

Une porte de la maison de la famille Lin à Taipei (Photo Joris Bertrand)

Une porte aux surfaces laquées et patinées de la maison de la famille Lin à Taipei (Photo Joris Bertrand)

Cette construction, d’architecture traditionnelle chinoise est semble t’il la demeure bourgeoise la mieux conservée de Taïwan et sa construction remonte aux années 1850. Elle consiste en plusieurs bâtiments reliés entre eux par un dédale de jardins verdoyants et relativement calmes. J’aimais bien cet endroit car il était situé à deux pas de chez moi et constituait un petit havre de paix enserré d’immeubles et de ruelles étroites en plein milieu d’un quartier populaire et très animé du Nouveau Taipei. C’est une perle rare de la capitale taïwanaise car en dépit de sa beauté, ce lieu semble encore être un peu à l’écart des circuits touristiques et je n’y ai que très rarement croisé des hordes de touristes indisciplinés dont je tairais la nationalité… En fait les lieux ressemblent plutôt à une sorte de jardin public à l’ambiance zen dans lequel les personnes âgées du quartier (et les photographes) viennent se ressourcer.

Les barreaux émaillés de certaines fenêtres évoquent la forme de bambous (Photo Joris Bertrand)

Les barreaux émaillés de certaines fenêtres évoquent la forme de bambous (Photo Joris Bertrand)

A l’intérieur, certains plafonds sont richement illustrés de fresques mises en  lumière par des lanternes (Photo Joris Bertrand)

A l’intérieur, certains plafonds sont richement illustrés de fresques mises en lumière par des lanternes (Photo Joris Bertrand)

En se rendant vers les jardins… (Photo Joris Bertrand)

En se rendant vers les jardins… (Photo Joris Bertrand)

A l’abris des regards (Photo Joris Bertrand)

A l’abris des regards (Photo Joris Bertrand)

Une des cours de la demeure (Photo Joris Bertrand)

Une des cours de la demeure (Photo Joris Bertrand)

Un banian à l’allure tortueuse, trône dans le jardin (Photo Joris Bertrand)

Un banian à l’allure tortueuse trône dans le jardin (Photo Joris Bertrand)

Au niveau de certaines cours intérieures, on trouve même des bassin aux carpes (Photo Joris Bertrand)

Au niveau de certaines cours intérieures, on trouve même des bassins aux carpes (Photo Joris Bertrand)

Vous l’aurez compris, j’aimais bien cet endroit (peut-être la brique rouge qui me rappelle Toulouse?!) et j’ai déjà eu quelques difficultés à ne vous montrer qu’une dizaine de photos à son sujet. Mais si je veux faire un tour complet de Taïwan, il va falloir que j’accélère un petit peu…

Brique rouge et lanternes (Photo Joris Bertrand)

Brique rouge et lanternes (Photo Joris Bertrand)

Autres édifices historiques remarquables de Taipei: les temples de Longshan (龍山寺) et de Confucius (臺北孔子廟)

La tradition encerclée par la modernité, au temple de Longshan (Photo Joris Bertrand)

La tradition encerclée par la modernité, au temple de Longshan (Photo Joris Bertrand)

Taïwan compte également pléthore de temples dont la taille va du lieu de culte le plus basique occupant quelques mètres carrés jusqu’aux constructions tentaculaires qui peuvent parfois être grande comme un pâté de maison tout entier. Là encore, la déception est parfois de mise car beaucoup de temples sont en fait de construction relativement récente et en dépit de leurs riches ornements, ont un petit côté carton-pâte qui évoque plus une visite à Dysney land que celle d’un lieu sacré. Mais il existe également quelques temples de facture plus ancienne dont l’authenticité et la diversité de styles valent à coup sûr le détour. Parmi eux, j’aime bien le temple de Longshan et son ambiance sincère au beau milieu du quartier populaire de Wuanhua. De manière intéressante, beaucoup de temples à Taïwan voient cohabiter en leur sein, des symboles appartenant à différentes religions. Par exemple, le temple de Longshan a, à première vue, l’apparence d’un temple bouddhiste, mais on y vénère aussi des divinités plus issues du folklore chinois. Dans un style tout à fait différent, on trouve également le temple de Confucius, quelques stations de métro plus loin. Son style est beaucoup plus sobre, aéré et épuré que celui de Longshan.

Le temple de Longshan colle bien à l’image que l’on se fait de la Chine éternelle (Photo Joris Bertrand)

Le temple de Longshan colle bien à l’image que l’on se fait de la Chine éternelle (Photo Joris Bertrand)

Une porte au temple de Confucius, est une représentation moderne du gardien spirituel du lieu (Photo Joris Bertrand)

Une porte au temple de Confucius, est une représentation moderne du gardien spirituel du lieu (Photo Joris Bertrand)

Une décoration relativement sobre mais haute en couleur au temple de Confucius (Photo Joris Bertrand)

Une décoration relativement sobre mais haute en couleurs au temple de Confucius (Photo Joris Bertrand)

Architecture européenne (à Tamsui) et japonaise (à Sanxia)

Architecture à l’européenne à Tamsui (Photo Joris Bertrand)

Architecture à l’européenne à Tamsui (Photo Joris Bertrand)

Pour poursuivre ce petit tour d’horizon non exhaustif de l’architecture historique à Taïwan, j’ai choisi les styles européens à Tamsui et japonais à Sanxia. J’ai déjà évoqué Tamsui lors d’une récente image racontée. Ce district du Nord-Ouest de l’agglomération de Taipei a tour à tour été occupé par les espagnols, les hollandais puis les anglais qui ont laissé des traces de leur passage au niveau de certains bâtiments aux briques rouges et au style européen comportant des accents coloniaux. A Sanxia, une vieille rue du nom de Minquan Old Street (民權老街) évoque la période à laquelle le Japon a occupé Taïwan. Mais il ne faut pas s’attendre à y trouver une architecture traditionnelle typique. A la place, les japonais ont en fait employé une architecture coloniale qui apparaît comme très inspirée de l’architecture européenne.

La Minquan Old Street à Sanxia, juste après l’orage (Photo Joris Bertrand)

La Minquan Old Street à Sanxia, juste après l’orage (Photo Joris Bertrand)

Tainan: la capitale historique…

Enfin, je terminerai par la capitale historique de Taïwan, Tainan, qui présente l’avantage de rassembler un condensé de tous les styles qu’il me semble avoir évoqué ci-dessus, le tout dans une ambiance plus tropicale et décontractée que dans le contexte de la capitale actuelle, Taipei. Parmi ces sites, on trouve par exemple le fort Provincia (赤崁樓
). D’abord érigé par les hollandais, il a par la suite été remanié pour arborer un style plus chinois. Tainan compte également un grand nombre de lieux de cultes parmi lesquels un autre temple de Confucius, à l’esthétique sobre et élégante (孔廟
). Les architectures de styles japonais et européens sont également bien représentées.

Le temple de Confucius, à Tainan (Photo Joris Bertrand)

Le temple de Confucius, à Tainan (Photo Joris Bertrand)

Alignement de Bonzaï, au temple de Confucius de Tainan (Photo Joris Bertrand)

Alignement de Bonzaï, au temple de Confucius de Tainan (Photo Joris Bertrand)

Au fort Provincia (Photo Joris Bertrand)

Au fort Provincia (Photo Joris Bertrand)

Le fort Provincia de nuit (Photo Joris Bertrand)

Le fort Provincia de nuit (Photo Joris Bertrand)

Le mot de la fin

En guise de conclusion rapide, je signalerai simplement que l’accès aux sites comportant une architecture historique à Taïwan est très souvent gratuit ou presque (rarement plus de 2 € l’entrée) ce qui est relativement appréciable. En plus de cela, la tolérance est de rigueur dans tous les lieux de cultes et je dois dire que je n’ai jamais eu à sentir le regard oppressant d’une « grenouille de bénitier » locale sur le touriste, qui plus est équipé d’un gros appareil photo que j’étais. A l’image de ce que j’ai perçu de la société taïwanaise dans son ensemble, les gens vont et viennent et font leur train-train sans réellement vous prêter attention. Contrairement à ce qui se passe en occident, la religion semble avoir également une relation assez décomplexée avec l’argent. A l’entrée des temples, vous pourrez, si vous le voulez, passer par une sorte de caisse façon supermarché pour faire votre don. Mais si ce n’est pas dans vos intentions, il n’y a absolument aucun problème et même les moines cherchant à vous soutirer de l’argent à proximité des lieux de cultes ne sont jamais insistants.

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