Vue plongeante sur Berne (Photo Joris Bertrand).

Entre deux séjours entre les tropiques, je profite de la rubrique “Des images racontées” pour vous faire partager notre agréable découverte du week-end dernier: Berne, capitale fédérale de la Suisse. En ce début de juin, la ville s’affiche comme un musée de la Suisse à ciel ouvert, le tout dans un cadre verdoyant où la vieille ville semble comme contenue par un méandre de l’Aar. Quoique déjà assez large, cette rivière a encore tout de la fougue du petit torrent de montagne qu’elle a du être en amont. Son débit en ville est assez surprenant et pour avoir essayé d’y tremper les pieds, on peut vous dire qu’il en est de même pour sa fraîcheur. Il faut dire que le cours d’eau trouve sa source non loin de là, au pied des plus hauts sommets des Alpes bernoises.  Pour ce qui est de sa couleur, je vous laisserai seuls juges, mais je trouve que ce bleu-vert se mariait à merveille avec la végétation printanière et les toits de tuile de l’agglomération.

Une chose est sûre, Berne est une ville très photogénique avec ses rues pittoresques longues et étroites bordées d’arcades qui débouchent sur de vastes places pavées. En ce week-end prolongé de Pentecôte, les rues y étaient pleines d’activité si bien qu’il était bien souvent difficile s’affranchir des éléments “parasites”. J’avais d’ailleurs commencé la journée à la focale fixe (24, 40 et 50 mm) pour me contraindre à réfléchir à des compositions serrées (comme sur l’image présentée ci-dessus). Puis, j’ai quand même fini par céder à l’appel du grand angle et j’ai continué la sortie avec le Tokina 11-16 mm F/2.8… Du coup, si j’ai beaucoup aimé l’expérience, le photographe reste un petit peu sur sa faim et j’espère avoir un jour l’occasion de retourner visiter la ville à la nuit tombée, avec mon trépied.

Des images racontées...

Vue plongeante sur Berne

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Un îlot parmi tant d’autres, aux Maldives (Photo Joris Bertrand).

Voici une photo qui colle sous bien des aspects à la représentation que l’on se fait de l’île déserte. Elle émerge du bleu profond de l’océan alentour et apparaît comme ceinturée d’un petit récif corallien. Lorsque le corail finit par être abimé par la houle,  il est transformé en un sable blanc fin qui en reflétant la lumière, donnera ces teintes presque émeraudes splendides. Là, quelques propagules arrivent tant bien que mal à germer pour donner un semblant de végétation. Mais la couche de sol est mince, la présence d’eau douce est rare et temporaire et la vie se maintient donc ici dans un équilibre précaire. Pour une fois, le ciel était aussi assez chargé ce qui a eu pour mérite d’apporter un peu de matière à la composition. En général, j’avais au mieux une belle étendue bleue mais plus souvent encore un aplat délavé par la brume atmosphérique. Bien sûr, je n’aurais pas aimé me retrouver sur ce minuscule îlot en tant que naufragé. Il y a d’ailleurs aucune chance qu’on y trouve des pirates comme sur l’île Playmobil de mon enfance qui y ressemblait pourtant à s’y méprendre. Cela dit, j’y aurais bien, l’espace d’un moment, étendu ma serviette pour me relaxer. Je dis ça mais je pense que j’aurais bien eu du mal à rester plus de quelques minutes affalé sur le sable. La beauté et la richesse des fonds sous-marins incitaient plutôt à enfiler ses palmes, son masque et son tuba et à se jeter dans les eaux limpides dont la température ce jour là était de 29°C…

Cette photo a été prise avec le Canon EOS 70D et l’EF-S 15-85 mm F/3.5-5.6 IS USM à 15 mm, F/9, 1/60 s et 100 ISO. Je n’ai volontairement pas appliqué le profil de correction de l’objectif. Le vignettage (accentué par l’emploi du filtre polarisant circulaire) et la distorsion due à la courte focale sont marqués, mais j’ai trouvé qu’ils apportaient quelque chose en mettant au final plus en valeur un sujet très central.

 

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« Île déserte… »

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Vu dans un atoll des Maldives (Photo Joris Bertrand)

J’ai rapporté de nombreuses images sur lesquelles les nuances de bleu des eaux des atolls des Maldives sont plutôt impressionnantes. Bien sûr, l’emploi d’un filtre polarisant circulaire a bien aidé à mettre en valeur cette extraordinaire palette de couleurs mais il n’a pas pu tout faire. Lors de mon séjour, le ciel arborait souvent une teinte un peu laiteuse qui ne permettait pas de réaliser de clichés à 100 % carte postale sans avoir à devoir effectuer un post-traitement un peu lourd. Un autre élément qui fait défaut sur la plupart des images de cette série, c’est qu’il manque un petit détail qui permette de donner une échelle à la scène. Ici c’est chose faite avec ce pêcheur sur sa barque. Au niveau des réglages, je suis à fond de focale (85 mm) avec l’EF-S 15-85 mm F/3.5-5.6 IS USM, F/11, au 1/160 s pour 125 ISO. Juste avant de poster cet article, je me rends compte que mon capteur est dégueulasse et qu’il serait temps de le nettoyer…

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« Cinquante nuances de bleus, oui mais avec une échelle… »

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Lever de soleil, quelque part aux Maldives (Photo Joris Bertrand)

Les Maldives consistent en une mosaïque de quelques 1200 îles (dont 200 habitées) parfois très éloignés les unes des autres. Il faut parfois plusieurs heures de navigations pour naviguer d’un atoll à l’autre par voie maritime puisque le territoire s’étend sur environ 800 kilomètres du Nord au Sud. Pour rallier ces atolls à partir de l’unique aéroport international du territoire, l’hydravion demeure donc le moyen le plus rapide, surtout pour les touristes pouvant se permettre de dépenser sans compter car leur temps, lui, est bien compté. Il est à peine six heures du matin et déjà s’annonce une belle journée ensoleillée. Cette photo a été prise à main levée avec l’EOS 70D et l’EF-S 15-85 mm F/3.5-5.6 IS USM à 85 mm. La lumière était déjà suffisante pour me permettre de shooter à 400 ISO avec un diaphragme pas mal fermé (F/8) et un temps de pose de 1/125 s, suffisant pour assurer une photo nette même si je me trouvais sur un bateau. J’ai pris quelque libertés concernent des paramètres tels que la température de couleur et la saturation, mais avec les levers de soleil, c’est permis…

 

 

 

 

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« Hydravion pour un aller-retour au paradis »

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Dernière offensive de l’hiver, quelque part dans le massif des Bauges (Photo Joris Bertrand).

Dernière offensive de l’hiver dans le massif des Bauges? Rien n’est moins sûr car nous ne sommes encore qu’à la mi-mars. Mais en ce qui me concerne, je n’aurais probablement que peu l’occasion de chausser à nouveau les raquettes en cette saison hivernale 2016-2017 au cours de laquelle mon retour en Europe m’aura permis de refouler avec bonheur la poudreuse des Alpes. Ici, la chute de neige de la nuit passée aura saupoudré les hauteurs du massif des Bauges alors que les vallées recommencent déjà à tirer vers le vert Les conifères contribuent à donner cette ambiance tout en pointillisme naturel alors que l’écharpe de nuage sur les sommets et la rafale de vent qui vient de faire s’envoler un peu de neige donnent à l’ensemble un rendu original. Cette photo a été prise avec l’EOS 70D et le « sauvé des eaux« , EF-S 15-85 mm F/3.5-5.6 IS USM à fond de focale, F/11 pour un temps de pose d’1/160 s à 250 ISO.

 

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Pointillisme naturel…

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Jour de glace au lac de Joux (Photo Joris Bertrand).

Jour de glace au lac de Joux (Photo Joris Bertrand).

Ca n’arrive pas tous les ans et de toute façon, changement climatique oblige, ça arrive de moins en moins souvent… Mais parfois, un phénomène se produisant sur une courte période semble comme faire mentir l’inexorable tendance qu’on ne peut nier à moyen ou à plus long terme. De ce que j’ai pu entendre dire, le mois de janvier 2017 aura été le plus froid qu’on ait connu sur les rives du lac Léman depuis trente ans. On a d’ailleurs bien senti le froid à Lausanne où le thermomètre n’a pour ainsi dire jamais dépassé les zéro degrés. C’était pire encore dans le Jura voisin, une région déjà connue pour détenir des records de froid, aussi bien côté français avec -36,7°C (à Mouthe en 1968) que côté suisse avec -41,8°C (à La Brévine, en 1987). En ce 29 janvier, le lac de Joux était complètement recouvert d’une épaisse couche de glace et était entièrement ouvert à la marche. Les gens de la région avaient profité des aléas climatiques pour faire du lac un immense terrain de jeu. L’ambiance y était joviale et on aurait presque pu se croire au milieu d’une fête foraine à la fois insolite et d’un autre temps. On pouvait y louer des patins à glace, se faire tracter sur une luge ou tout simplement déambuler à pied sur des kilomètres. Pour se réchauffer, des stands installés pour l’occasion proposaient des churros ou encore des Vacherins Mont-Dore chauds aux passants et on pouvait s’attabler sur l’étendue glacée pour déguster le tout. D’autres faisaient évoluer leur drone au dessus de la foule pendant qu’une montgolfière survolait paisiblement les alentours. Fidèle à mon habitude du moment, j’appliqué un traitement Noir & Blanc très contrasté à cette image prise  avec l’EF-S 15-85 mm F/3.5-5.6 IS USM à 50 mm, F/5 et 1/800 s pour 100 ISO.

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« Sillonnons la glace en évoquant de vieux souvenirs… »

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La montagne en constrastes (Photo Joris Bertrqnd°.

La montagne en constrastes (Photo Joris Bertrand).

La montagne est d’autant plus majestueuse quand elle est toute plâtrée de neige. Mais quand l’hiver s’installe, il entame son travail de sape sur la végétation et ternit peu à peu les couleurs des arbres et des prairies. A l’exception du bleu du ciel, tout se convertit donc peu à peu en un désert de glace où le minéral prend visuellement le pas sur l’organique. Quitte à avoir perdu la couleur, autant jouer à fond la carte du contraste. C’est alors que l’emploi du Noir & Blanc peut permettre de magnifier les paysages en exploitant au mieux les ombrages des sous-bois, à la limite du noir et les clairières enneigées et ensoleillées, à la limite du blanc éclatant. Les arbres et les rochers, les traces dans la neige et la présence d’un vieux chalet viennent alors modeler le tout en rajoutant un petit peu de texture.

Cette photo a été prise lors d’une sortie en raquettes, entre le col du Pillon et le col d’Isenau, à proximité des Diablerets, dans le canton de Vaud, en Suisse. J’ai utilisé mon boîtier habituel avec mon transtandard: l’EF-S 15-85 mm F/3.5-5.6 IS USM à 57 mm, F/5, 160 s et 100 ISO. Si vous souhaitez en voir une autre de la même série, je vous renvoie sur ma galerie 500 px.

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La montagne en contrastes…

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