Pour que la photo, de même que la tenue d’un blog qui y est dédié, restent tous deux un plaisir, il faut savoir lever le pied dès que le simple fait d’envisager de poster nous porte peine. Il m’est ainsi déjà plusieurs fois arrivé de rester silencieux durant quelques semaines, parfois même peut-être un mois, lorsque les circonstances font que je n’ai pas spécialement de temps ou d’envie à consacrer à ma passion de photographe. Rien de tel cette fois-ci car depuis plus d’un mois, des photos j’en ai fait des dizaines, que dis-je des centaines et peut-être même presqu’un millier… L’occasion pour moi de travailler mon portrait de petit animal car je suis désormais papa. Mes journées ne sont donc plus les mêmes et mes nuits ne sont plus vraiment des nuits… Il faudra donc sans doute attendre un peu pour voir réapparaitre dans les colones de la Nature des Images des articles un peu fouillés sur le plan technique, ceux qui me demandent un petit effort de bibliographie et pas mal de concentration. En attendant, je vous disais récemment sur Facebook que nous venons de passer les 40 000 visiteurs pour 70 000 visites depuis la création de blog et nul doute que malgré une année 2017 un peu moins productive en terme d’articles rédigés, on s’achemine lentement mais sûrement vers un nouveau record annuel de plus de 40 000 clics sur les pages de la Nature des Images. Merci à tous et à très bientôt.

Nouvelle vie (Photo Joris BERTRAND)

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Des images racontées...

« Nouvelle vie… »

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Un cygne passe (Photo Joris BERTRAND).

Je ne suis pas un grand fan de la double-exposition mais j’aime bien essayer d’utiliser les éléments du décor en guise de cadre pour mes photos. La proximité d’un feuillage ou d’ herbages au premier plan et l’emploi d’un objectif qui ouvre assez grand permettent généralement d’obtenir un joli flou d’avant-plan sans grande difficulté. En fait, le défi consiste plutôt à trouver une place de choix pour son sujet dans ce cadre peu conventionnel. A ce petit jeu, les approximations ne pardonnent pas. Que la silhouette de l’animal et en particulier sa tête se trouvent un petit peu trop dans le flou et c’est toute la lecture de l’image qui s’en trouvera brouillée. Il faut donc veiller à faire apparaitre son sujet dans une « trouée ». Le dosage est donc délicat à effectuer et c’est par exemple quelque chose que j’avais eu du mal à faire avec la photo de grèbe postée il y a quelques jours sur ma page Facebook. Dans tous les cas, c’est bien là un exercice qui peut rendre une sortie photo au bord d’un plan d’eau beaucoup moins monotone que ce qu’elle pourrait l’être. En plus de ça, c’est la bonne période pour mettre à profit les magnifiques couleurs du feuillage d’automne. C’est ce que j’ai essayé de faire avec ce cygne tuberculé (Cygnus olor) oiseau sans doute trop commun pour être considéré comme majestueux et pourtant… Côté réglages, j’étais avec le Canon EOS 70D, l’EF 300 mm F/4L IS USM et le multiplicateur de focale Extender EF 1.4x II qui lui va si bien, à une focale équivalente de 420 mm, une ouverture résultante de F/5.6, un temps de pose d’1/800 s à 800 ISO.

Des images racontées...

« Un cygne passe »

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Chorégraphie de grèbe (Photo Joris BERTRAND).

En ce moment, je photographie peu et du coup c’est souvent sur le chemin du boulot avec mon téléphone ou mon compact. En ce début d’automne, il y a souvent cette atmosphère que j’aime tant sur le lac Léman en fin d’après-midi. Lorsque le ciel est chargé et que la lumière baisse, il arrive que les teintes de l’eau, du ciel et des montagnes convergent vers les mêmes bleus. Il n’y a alors guère que la silhouette d’une embarcation ou un oiseau posé sur l’eau pour venir apporter un petit peu de contraste à l’ambiance feutrée de la scène. Ce jour là, c’est un grèbe huppé (Podiceps cristatus) qui est venu se dégourdir les ailes au sein de ce décor. Moi, je le surveillais depuis un petit moment déjà. J’avais déjà le fond, il ne me manquait plus que mon sujet. Le zoom du Canon PowerShot D30 ne me permettant de toute façon pas de faire plus. J’ai placé le volatile sur un point de force, j’ai attendu qu’il adopte une attitude un peu plus dynamique, et j’ai déclenché: 25 mm, F/4.8, 1/500s pour 125 ISO.

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« Chorégraphie de grèbe »

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Arc-en-ciel sur le Léman (Photo Joris BERTRAND).

A peine un an passé sur les rives du lac Léman et déjà de si belles lumières entrevues… Souvent, je n’ai rien pour immortaliser ces instants mais parfois quand même, j’ai un appareil photo avec moi. Peut-être ai-je d’ailleurs déjà accumulé assez de clichés pour dédier une petite série à l’endroit très bientôt (?). Ce soir là, la traversée depuis Lausanne avait été un petit peu plus mouvementée qu’à l’accoutumée, la faute à un orage de début de soirée. Alors que les frontaliers regagnaient leur chez eux, le soleil était déjà bas sur l’horizon, là-bas sur Genève et la lumière rasante se projetant au travers de l’humidité sur le lac nous a alors gratifié de non pas un, mais deux superbes arcs-en-ciel. Par chance, j’avais dans mon sac le compact que j’ai plutôt l’habitude de critique en temps normal (le Canon PowerShot D30). Sous la pluie qui se remettait à tomber, j’ai eu le temps de prendre quelque clichés de ce phénomène, auquel la noirceur des nuages et l’ouverture sur le lac donnait une intensité rare… Côté réglage, je n’étais pas vraiment maître de la situation avec cet appareil. Je constate qu’il a déclenché au 1/60 s, F/3.9, 125 ISO, le tout avec une focale de 5 mm. Ca me parait approprié même si le rendu est forcement plus granuleux que si j’avais eu la chance d’avoir mon réflex dans ces conditions…

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« Double arc-en-ciel sur le Léman »

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Ambiance dramatique au lac des Plagnes (Photo Joris BERTRAND).

« Parlez-moi de la pluie, et non pas du beau temps…« , temps maussade dimanche dernier en vallée d’Abondance (Haute-Savoie). C’est tant pis pour le pique-nique et la balade en forêt mais entre deux averses, on a parfois tout à gagner à sortir l’appareil photo pour immortaliser le paysage, ici, le lac des Plagnes et ses eaux cristallines. Ce n’est pas que le « bel azur me met en rage » mais il est est vrai qu’un ciel chargé de nuages sombres donne davantage de modelé qu’un bleu uniforme, qu’il soit d’azur, ou pire, laiteux.

Habituellement, je ne suis pas trop dans ce type de photo de paysage un peu sombre, façon « pub de Whisky » comme me le faisait remarquer un de nos lecteurs. Nul doute qu’ici, les produits de la Terre et les Hommes qui les confectionne sont aussi typés que le terroir qui les a façonné… Pourtant j’apprécie ces ciels chaotiques, surtout en peinture. Je me suis donc essayé à l’exercice.

Cette photo a été prise avec mon fidèle EOS 70D et le Tokina 11-16 mm F/2.8 à 11 mm, une ouverture de F/11 et un temps de pose d’1/40 s à 100 ISO. Pour accentuer l’effet dramatique de la scène, j’avais dès la prise de vue appliqué une sous-exposition (-0.67 IL). J’ai ensuite travaillé cette image dans Adobe Lightroom en suivant mon flux de travail habituel pour adapter l’exposition, le contraste et les différents paramètres de l’image. Une fois n’est pas coutume, j’ai aussi utilisé la brosse pour magnifier le contraste au niveau des nuages, mais sans en abuser, enfin j’espère…

Des images racontées...

« Ciel chaotique et ambiance dramatique »

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Vue plongeante sur Berne (Photo Joris Bertrand).

Entre deux séjours entre les tropiques, je profite de la rubrique “Des images racontées” pour vous faire partager notre agréable découverte du week-end dernier: Berne, capitale fédérale de la Suisse. En ce début de juin, la ville s’affiche comme un musée de la Suisse à ciel ouvert, le tout dans un cadre verdoyant où la vieille ville semble comme contenue par un méandre de l’Aar. Quoique déjà assez large, cette rivière a encore tout de la fougue du petit torrent de montagne qu’elle a du être en amont. Son débit en ville est assez surprenant et pour avoir essayé d’y tremper les pieds, on peut vous dire qu’il en est de même pour sa fraîcheur. Il faut dire que le cours d’eau trouve sa source non loin de là, au pied des plus hauts sommets des Alpes bernoises.  Pour ce qui est de sa couleur, je vous laisserai seuls juges, mais je trouve que ce bleu-vert se mariait à merveille avec la végétation printanière et les toits de tuile de l’agglomération.

Une chose est sûre, Berne est une ville très photogénique avec ses rues pittoresques longues et étroites bordées d’arcades qui débouchent sur de vastes places pavées. En ce week-end prolongé de Pentecôte, les rues y étaient pleines d’activité si bien qu’il était bien souvent difficile s’affranchir des éléments “parasites”. J’avais d’ailleurs commencé la journée à la focale fixe (24, 40 et 50 mm) pour me contraindre à réfléchir à des compositions serrées (comme sur l’image présentée ci-dessus). Puis, j’ai quand même fini par céder à l’appel du grand angle et j’ai continué la sortie avec le Tokina 11-16 mm F/2.8… Du coup, si j’ai beaucoup aimé l’expérience, le photographe reste un petit peu sur sa faim et j’espère avoir un jour l’occasion de retourner visiter la ville à la nuit tombée, avec mon trépied.

Des images racontées...

Vue plongeante sur Berne

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Un îlot parmi tant d’autres, aux Maldives (Photo Joris Bertrand).

Voici une photo qui colle sous bien des aspects à la représentation que l’on se fait de l’île déserte. Elle émerge du bleu profond de l’océan alentour et apparaît comme ceinturée d’un petit récif corallien. Lorsque le corail finit par être abimé par la houle,  il est transformé en un sable blanc fin qui en reflétant la lumière, donnera ces teintes presque émeraudes splendides. Là, quelques propagules arrivent tant bien que mal à germer pour donner un semblant de végétation. Mais la couche de sol est mince, la présence d’eau douce est rare et temporaire et la vie se maintient donc ici dans un équilibre précaire. Pour une fois, le ciel était aussi assez chargé ce qui a eu pour mérite d’apporter un peu de matière à la composition. En général, j’avais au mieux une belle étendue bleue mais plus souvent encore un aplat délavé par la brume atmosphérique. Bien sûr, je n’aurais pas aimé me retrouver sur ce minuscule îlot en tant que naufragé. Il y a d’ailleurs aucune chance qu’on y trouve des pirates comme sur l’île Playmobil de mon enfance qui y ressemblait pourtant à s’y méprendre. Cela dit, j’y aurais bien, l’espace d’un moment, étendu ma serviette pour me relaxer. Je dis ça mais je pense que j’aurais bien eu du mal à rester plus de quelques minutes affalé sur le sable. La beauté et la richesse des fonds sous-marins incitaient plutôt à enfiler ses palmes, son masque et son tuba et à se jeter dans les eaux limpides dont la température ce jour là était de 29°C…

Cette photo a été prise avec le Canon EOS 70D et l’EF-S 15-85 mm F/3.5-5.6 IS USM à 15 mm, F/9, 1/60 s et 100 ISO. Je n’ai volontairement pas appliqué le profil de correction de l’objectif. Le vignettage (accentué par l’emploi du filtre polarisant circulaire) et la distorsion due à la courte focale sont marqués, mais j’ai trouvé qu’ils apportaient quelque chose en mettant au final plus en valeur un sujet très central.

 

Des images racontées...

« Île déserte… »

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