Vie du blog

Édito 2018

Hors-saison… Plage des Chalets, Gruissan (Photo Joris Bertrand).

Au risque de me répéter, je commence par vous présenter mes excuses pour mon manque d’assiduité sur le blog en ce moment (voilà qui est fait), avant même de vous présenter mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année 2018. Comme c’est la tradition depuis les début du blog, je profite de la nouvelle année pour rédiger un édito de ce que sera a priori La Nature des Images au cours de l’années à venir. Dans la mesure où j’avais déjà un petit peu causé chiffres dans mon dernier post, je vous dispense, au moins pour cette année, du bilan statistique.

Une cadence de publication aléatoire…

L’année 2017, et plus particulièrement sa deuxième moitié aura été, à mon grand regret, celle du relâchement. Une situation professionnelle qui évolue et au programme un, euh, non que dis-je… deux déménagements et l’arrivée d’un bébé en octobre… Ceci expliquant peut-être cela, l’édito de cette année sera moins exotique que celui de 2015, et de 2016 (relire aussi celui de 2017). Mais l’année à venir promet encore du changement car je suis désormais établi, et cette fois-ci pour un bon bout de temps, au pied des Pyrénées catalanes, entre mer et montagne, dans le magnifique département des Pyrénées Orientales. Il y a donc tout pour que l’onglet carnet de rando’ du blog continue enfin à s’étoffer.

  • Retour d’expérience déjà promis en 2017…

Si j’ai enfin posté un premier retour concernant l’utilisation de mon Ghillie Suit, je dois toujours consacrer un article à la digiscopie, et plus particulièrement, à l’adaptateur de chez Novograde qui me permet d’adapter ma longue vue à mon boîtier. Sans rentrer dans les grandes lignes, ca dépanne mais ce n’est pas non plus la panacée… En revanche, 2017 aura aussi été l’année de mes balbutiements en photo sous-marine et j’envisage de vous proposer un retour d’expérience comparatif concernant l’utilisation des GoPro Hero 3, 4 et 5 et de l’évolution des modèles, puisque j’ai eu la chance d’avoir les trois générations en main lors de mes sessions de terrain aux Maldives et en Nouvelle-Calédonie.

Quelque part aux Maldives (Photo Joris Bertrand).

  • Retour d’expérience du Canon EOS 200D

L’EOS 200D est proposé en noir (plutôt classique), mais aussi en blanc et en marron.

Si vous êtes un habitué du blog, vous savez aussi très certainement que nous (ma compagne et moi) attendions avec impatience le remplaçant de l’EOS 100D car nous (enfin elle plus que moi) étions en quête d’un boîtier réflex compact sur lequel nous pourrions continuer à monter notre collection d’objectifs. C’est désormais chose faite, l’EOS 200D a été annoncé le 29 juin 2017 et il ne nous a pas fallu longtemps pour l’acheter. En attendant de vous en proposer un retour d’expérience digne de ce nom, je peux d’ores et déjà vous confirmer que cet appareil fait le job, et que nous ne sommes pas déçus par l’investissement.

  • Et pour le reste?

Pour le reste, je ne prévois pas de nouvelle d’acquisition matérielle dans un futur proche mais qui sait… Mon boulot d’enseignant-chercheur m’amène désormais à travailler sur les plantes… Il va peut-être falloir faire évoluer l’équipement pour obtenir des photos irréprochables en proxi- et en macro- (je pense notamment à l’éclairage). Je serai peut-etre tenté d’immortaliser un insecte pollinisateur fugace et un dispositif de type barrière infrarouge pourrait donc m’être d’une grande utilité…

Pour finir, n’hésitez pas à continuer à poser des questions, faire part de votre expérience et pourquoi pas me proposer des idées d’articles!

Publicités
Par défaut

Pour que la photo, de même que la tenue d’un blog qui y est dédié, restent tous deux un plaisir, il faut savoir lever le pied dès que le simple fait d’envisager de poster nous porte peine. Il m’est ainsi déjà plusieurs fois arrivé de rester silencieux durant quelques semaines, parfois même peut-être un mois, lorsque les circonstances font que je n’ai pas spécialement de temps ou d’envie à consacrer à ma passion de photographe. Rien de tel cette fois-ci car depuis plus d’un mois, des photos j’en ai fait des dizaines, que dis-je des centaines et peut-être même presqu’un millier… L’occasion pour moi de travailler mon portrait de petit animal car je suis désormais papa. Mes journées ne sont donc plus les mêmes et mes nuits ne sont plus vraiment des nuits… Il faudra donc sans doute attendre un peu pour voir réapparaitre dans les colones de la Nature des Images des articles un peu fouillés sur le plan technique, ceux qui me demandent un petit effort de bibliographie et pas mal de concentration. En attendant, je vous disais récemment sur Facebook que nous venons de passer les 40 000 visiteurs pour 70 000 visites depuis la création de blog et nul doute que malgré une année 2017 un peu moins productive en terme d’articles rédigés, on s’achemine lentement mais sûrement vers un nouveau record annuel de plus de 40 000 clics sur les pages de la Nature des Images. Merci à tous et à très bientôt.

Nouvelle vie (Photo Joris BERTRAND)

Des images racontées...

« Nouvelle vie… »

Image

Un cygne passe (Photo Joris BERTRAND).

Je ne suis pas un grand fan de la double-exposition mais j’aime bien essayer d’utiliser les éléments du décor en guise de cadre pour mes photos. La proximité d’un feuillage ou d’ herbages au premier plan et l’emploi d’un objectif qui ouvre assez grand permettent généralement d’obtenir un joli flou d’avant-plan sans grande difficulté. En fait, le défi consiste plutôt à trouver une place de choix pour son sujet dans ce cadre peu conventionnel. A ce petit jeu, les approximations ne pardonnent pas. Que la silhouette de l’animal et en particulier sa tête se trouvent un petit peu trop dans le flou et c’est toute la lecture de l’image qui s’en trouvera brouillée. Il faut donc veiller à faire apparaitre son sujet dans une « trouée ». Le dosage est donc délicat à effectuer et c’est par exemple quelque chose que j’avais eu du mal à faire avec la photo de grèbe postée il y a quelques jours sur ma page Facebook. Dans tous les cas, c’est bien là un exercice qui peut rendre une sortie photo au bord d’un plan d’eau beaucoup moins monotone que ce qu’elle pourrait l’être. En plus de ça, c’est la bonne période pour mettre à profit les magnifiques couleurs du feuillage d’automne. C’est ce que j’ai essayé de faire avec ce cygne tuberculé (Cygnus olor) oiseau sans doute trop commun pour être considéré comme majestueux et pourtant… Côté réglages, j’étais avec le Canon EOS 70D, l’EF 300 mm F/4L IS USM et le multiplicateur de focale Extender EF 1.4x II qui lui va si bien, à une focale équivalente de 420 mm, une ouverture résultante de F/5.6, un temps de pose d’1/800 s à 800 ISO.

Des images racontées...

« Un cygne passe »

Image

Chorégraphie de grèbe (Photo Joris BERTRAND).

En ce moment, je photographie peu et du coup c’est souvent sur le chemin du boulot avec mon téléphone ou mon compact. En ce début d’automne, il y a souvent cette atmosphère que j’aime tant sur le lac Léman en fin d’après-midi. Lorsque le ciel est chargé et que la lumière baisse, il arrive que les teintes de l’eau, du ciel et des montagnes convergent vers les mêmes bleus. Il n’y a alors guère que la silhouette d’une embarcation ou un oiseau posé sur l’eau pour venir apporter un petit peu de contraste à l’ambiance feutrée de la scène. Ce jour là, c’est un grèbe huppé (Podiceps cristatus) qui est venu se dégourdir les ailes au sein de ce décor. Moi, je le surveillais depuis un petit moment déjà. J’avais déjà le fond, il ne me manquait plus que mon sujet. Le zoom du Canon PowerShot D30 ne me permettant de toute façon pas de faire plus. J’ai placé le volatile sur un point de force, j’ai attendu qu’il adopte une attitude un peu plus dynamique, et j’ai déclenché: 25 mm, F/4.8, 1/500s pour 125 ISO.

Des images racontées...

« Chorégraphie de grèbe »

Image

Arc-en-ciel sur le Léman (Photo Joris BERTRAND).

A peine un an passé sur les rives du lac Léman et déjà de si belles lumières entrevues… Souvent, je n’ai rien pour immortaliser ces instants mais parfois quand même, j’ai un appareil photo avec moi. Peut-être ai-je d’ailleurs déjà accumulé assez de clichés pour dédier une petite série à l’endroit très bientôt (?). Ce soir là, la traversée depuis Lausanne avait été un petit peu plus mouvementée qu’à l’accoutumée, la faute à un orage de début de soirée. Alors que les frontaliers regagnaient leur chez eux, le soleil était déjà bas sur l’horizon, là-bas sur Genève et la lumière rasante se projetant au travers de l’humidité sur le lac nous a alors gratifié de non pas un, mais deux superbes arcs-en-ciel. Par chance, j’avais dans mon sac le compact que j’ai plutôt l’habitude de critique en temps normal (le Canon PowerShot D30). Sous la pluie qui se remettait à tomber, j’ai eu le temps de prendre quelque clichés de ce phénomène, auquel la noirceur des nuages et l’ouverture sur le lac donnait une intensité rare… Côté réglage, je n’étais pas vraiment maître de la situation avec cet appareil. Je constate qu’il a déclenché au 1/60 s, F/3.9, 125 ISO, le tout avec une focale de 5 mm. Ca me parait approprié même si le rendu est forcement plus granuleux que si j’avais eu la chance d’avoir mon réflex dans ces conditions…

Des images racontées...

« Double arc-en-ciel sur le Léman »

Image

Ambiance dramatique au lac des Plagnes (Photo Joris BERTRAND).

« Parlez-moi de la pluie, et non pas du beau temps…« , temps maussade dimanche dernier en vallée d’Abondance (Haute-Savoie). C’est tant pis pour le pique-nique et la balade en forêt mais entre deux averses, on a parfois tout à gagner à sortir l’appareil photo pour immortaliser le paysage, ici, le lac des Plagnes et ses eaux cristallines. Ce n’est pas que le « bel azur me met en rage » mais il est est vrai qu’un ciel chargé de nuages sombres donne davantage de modelé qu’un bleu uniforme, qu’il soit d’azur, ou pire, laiteux.

Habituellement, je ne suis pas trop dans ce type de photo de paysage un peu sombre, façon « pub de Whisky » comme me le faisait remarquer un de nos lecteurs. Nul doute qu’ici, les produits de la Terre et les Hommes qui les confectionne sont aussi typés que le terroir qui les a façonné… Pourtant j’apprécie ces ciels chaotiques, surtout en peinture. Je me suis donc essayé à l’exercice.

Cette photo a été prise avec mon fidèle EOS 70D et le Tokina 11-16 mm F/2.8 à 11 mm, une ouverture de F/11 et un temps de pose d’1/40 s à 100 ISO. Pour accentuer l’effet dramatique de la scène, j’avais dès la prise de vue appliqué une sous-exposition (-0.67 IL). J’ai ensuite travaillé cette image dans Adobe Lightroom en suivant mon flux de travail habituel pour adapter l’exposition, le contraste et les différents paramètres de l’image. Une fois n’est pas coutume, j’ai aussi utilisé la brosse pour magnifier le contraste au niveau des nuages, mais sans en abuser, enfin j’espère…

Des images racontées...

« Ciel chaotique et ambiance dramatique »

Image
Matériel

Annonce du Canon EOS 6D Mark II et de l’EOS 200D!

Je dois dire que ça faisait bien longtemps que je n’avais pas à ce point été enthousiasmé par l’annonce d’une sortie matériel chez Canon. Pour être plus précis, ça remonte sans doute à l’arrivée simultanée de l’EOS 7D Mark II et de l’EF 400 mm F/4 DO IS II USM que j’avais évoqué dans un de mes posts. Mais c’est désormais chose faite, Canon met à jour son entrée de gamme en plein format en proposant l’EOS 6D Mark II et reformule le réflex le plus compact et le plus léger du marché avec l’EOS 200D (que je n’attendais plus!).

EOS 200D: le « mini réflex » que l’on attendait plus…

L’EOS 200D est proposé en noir (plutôt classique), mais aussi en blanc et en marron.

Je suis de ceux qui croient que dans ce monde où les hybrides sont de plus en plus convaincants, il existe néanmoins toujours une place pour un réflex compact d’entrée de gamme. Et après avoir vu défiler les EOS M3, EOS M5, EOS M6 ou encore EOS M10, je croyais que Canon avait cédé aux lois du marché en ne proposant que des hybrides pour succéder à l’EOS 100D. Je m’en étais d’ailleurs un peu inquiété dans certains de mes articles (ici, ici, ou encore ici). Mais ça y est, l’EOS 200D est bien là et la lecture de la fiche technique à de quoi (me) rassurer. En effet, je pense qu’il a en gros tout ce qu’il faut là où il faut. Notre EOS 200D est donc bel est bien un réflex avec une visée optique, un miroir et une monture EF/EF-S. Entre autres, il est pourvu d’un capteur de 24 Mpixels (contre 18 pour l’EOS 100D) et embarque désormais la technologie Dual Pixel. Pour le reste, le nombre de collimateur autofocus reste inchangé (9). C’est un point à vérifier car il est vrai que je trouvais parfois la mise au point un peu poussive sur l’EOS 100D que j’utilise au boulot. En même temps, je dois dire que je l’utilise presque exclusivement en conditions de faible lumière et à la limite de la distance minimale de mise au point… Au passage, l’EOS 200D progresse par rapport à son prédécesseur en étant désormais équipé d’un processeur de dernière génération (DIGIC 7), d’un écran orientable (tactile), que j’apprécie quand même pas mal sur l’EOS 70D. Pour le reste, ces mensurations ont tout pour plaire et je pense que ce petit boitier donnera entière satisfaction à ses propriétaires couplé à un petit pancake ou au nouveau petit EF-S 35 mm F/2.8 Macro IS STM que j’aimerais vraiment essayer.

EOS 6D Mark II: un plein format des plus accessibles…

En parallèle, Canon sort donc l’EOS 6D Mark II avec un capteur plein format de 26 Mpixels. Par rapport à son prédécesseur, il présente un autofocus aux performances dopées et le Digic 7 lui permet une rafale un petit peu plus rapide (6.5 im./s, soit deux de plus que le 6D). De plus, on peut noter l’arrivée d’un écran orientable tactile et du GPS qui faisaient défaut sur la première version. Bref, autant l’EOS 6D avaient des performances qui compromettait un peu son usage en animalier par exemple, autant la nouvelle version rectifie le tir sur les points à problème. L’EOS 6D Mk II devient donc une alternative crédible à l’EOS 7D Mk II pour les amoureux de la photo de nature qui voudraient bénéficier des avantages du plein format. Si votre budget le permet, libre à vous d’emporter les deux boîtiers dans votre besace.

Par défaut