Regard au sommet (Photo Joris Bertrand)

J’ai pris mal de retard dans le tri de mes photos de cet été et la rentrée s’avère plutôt mouvementée… Mais cela étant dit, j’ai quelques images que j’ai bien l’intention de partager avec vous sur le blog. Comme vous l’aurez sans doute remarqué, La Nature des Images tourne toujours au ralenti mais je rédige aujourd’hui le 195 ième post (pourrais-je arriver à 200 d’ici la fin de l’année?) et il est encore envisageable de passer le cap des 100 000 visites (depuis la création) en 2018.

Pour l’image racontée du jour, j’ai choisi ce cliché pris depuis le sommet du Pic du Midi (de Bigorre) en juillet. Peut-être peut-il contribuer à démontrer que la montagne est grande, même quand on adopte le point de vue original de la regarder d’en dessus. Si vous faîtes un petit peu attention au détail, vous apercevrez sans doute les quelques moutons, minuscules points blancs dans cette immensité escarpée et verdoyante. Ça et là, les troupeaux, ont, sur des générations sans doute, écrit leur histoire en creusant des sillons sur les versants enherbés que les jeux d’ombres et de lumières soulignent ici de façon esthétique.

La photo a été prise avec l’EOS 70D, l’EF-S 15-85 mm F/3.5-5.6 IS USM à 85 mm, F/11, 1/160 s et 400 ISO.

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Des images racontées...

« Comme un mouton dans un océan de verdure »

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Barques catalanes (Photos Joris Bertrand).

La dernière fois que nous étions passé par le petit village de Collioure, c’était en plein hiver et il n’y avait pas un chat. Cette fois-ci, c’était le 10 juin et d’après tous les locaux de notre entourage, c’est déjà de la folie de s’y rendre aussi tard en saison… C’est vrai qu’il était bien difficile d’immortaliser le pittoresque petit village sans voir trainer le moindre petit bout de touriste dans un des coins de l’image. Pourtant les bougainvilliers en fleur s’étalaient sur les facades colorées et les habitants avait ouvert les fenêtres en grand. Alors il a fallu monter le transtandard (l’EF-S 15-85 mm F/3.5-5.6 IS USM) et serrer toujours un peu plus, ici jusqu’à 55 mm pour saisir un ersatz de carte postale du cru… Voici-ci donc des barques catalanes tronquées et leur reflet dans le port (à F/8, 1/125 s et 100 ISO).

Des images racontées...

« Avant que juin ne s’achève… »

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Juste avant l’orage… (Photo Joris Bertrand).

Le temps a tourné à l’orage en début d’après-midi de ce deuxième jour des Natur’ailes 2018, festival de cerf-volants organisé à Narbonne-Plage… C’est tant pis pour les cerfs-volants qui ont peu à peu tous regagné le sable pour être mis à l’abri, de même que leurs propriétaires, mais c’était tant mieux pour les quelques photographes de passage… La lumière était superbe sous ce ciel lourd et j’ai pu me faire plaisir avant l’apparition des premières gouttes…

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Des images racontées...

« Petit hommage involontaire à Benjamin Franklin… »

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S’il est un domaine de la photographie qui soit exigeant en matière de de compromis, c’est bien celui de la macrophotographie. Acquérir un objectif macro digne de ce nom (permettant d’atteindre le rapport 1:1), c’est à coup sûr investir dans une optique d’excellente qualité. En d’autres termes, c’est avoir l’opportunité de révéler des détails bien souvent indiscernables à l’oeil nu. D’un autre côté, apprendre à maîtriser un objectif macro est une bonne manière d’appréhender les compromis en photographie…

La fleur n’apparait pas totalement nette, qu’à cela ne tienne, fermons-donc davantage notre diaphragme pour voir augmenter la profondeur de champ…

Mais que notre diaphragme soit un peu trop fermé et la lumière viendra à manquer… Jusqu’à un certain point, on pourra toujours compenser en laissant augmenter les ISO, mais ça se fera inexorablement au détriment de la qualité de l’image… Au bout de ce continuum, on se retrouvera avec une image dont la qualité laissera sans doute à désirer lorsque la photo ne sera pas carrément sujette au flou de bougé.

En des termes plus esthétiques, trop fermer son diaphragme s’est prendre le risque de massacrer le bokeh et de transformer un arrière-plan doux en un amas de brindilles disgracieux et en tout cas trop présent…

Pour photographier ce pied d’Ophrys lutea (ou Ophrys jaune), j’ai adopté une ouverture  intermédiaire de F/9 qui m’a permis de shooter au 1/160 s, une marge confortable mais pas superflue pour autant sur l’EF 100 mm F/2.8 Macro USM (une optique dépourvue de système de stabilisation), le tout à 250 ISO.

Pour que les deux fleurs apparaissent nettes, j’aurais pu fermer davantage encore mon diaphragme, à F/16? voire à F/32? Mais la vitesse d’obturation se serait alors dangereusement allongée et/ou les ISO auraient défilé et l’arrière-plan serait alors sans doute devenue trop présent…

Des images racontées...

Les compromis du macro-photographe

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Une rue du centre historique de Perpignan (Photo Joris BERTRAND)

C’était vraiment le printemps aujourd’hui dans la capitale des ‘Pays Catalans’ et, chose assez exceptionnelle pour mériter d’être mentionnée, il n’y avait pas de vent… C’était donc l’occasion rêvée pour aller flâner dans les ruelles du centre historique, au son du chant des rouge-queues noirs et des cris des goélands leucophées, ponctués par le vacarme des trottinettes, des bruits de ballons rebondissant sur les murs et des mamans braillant sur leur progéniture. Du linge séchait au niveau de la moindre ouverture et vu la douceur relative, on sentait bien que les habitants préféraient vaquer à leurs occupations refaire le monde entre voisins dans la rue, plutôt que dans la fraicheur ombragée des intérieurs. On dirait le Sud, et j’aime bien.

Il faut dire qu’au cours de ces quatre années passées à l’étranger, j’avais connu des rues moins tortueuses et, disons-le sans détours, souvent un peu plus propres… Mais ces rues là étaient aussi à coup sûr moins chargées d’histoires. Au final, je me sens un peu en mode « heureux qui comme Ulysse… ». J’aime ces couleurs chaudes et au final, le désordre relatif des rues de Perpignan a quelque chose d’authentique et de rassurant.

Bien sûr, il a fallu se balader léger… Vous n’êtes sans doute pas sans savoir que ces derniers temps, j’ai troqué le trépied contre une poussette et il faut bien souvent enlever une paires d’objectifs du sac pour être sûr de laisser suffisamment de place pour tout le reste. C’est avec mon fidèle petit pancake, l’EF-S 24 mm F/2.8 STM que j’ai fait cette photo (et mon EOS 70D). Certes ça aura été souvent contraignant niveau cadrage, mais sa longueur de focale relativement courte permet toujours de sortir d’à peu près n’importe qu’elle situation. Côté réglage, j’étais à F/8, 1/100 s et 100 ISO.

Des images racontées...

« On dirait le Sud »

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Balade littorale (Photo Joris Bertrand)

Si l’épisode neigeux a bel et bien retardé notre départ en vacances, en raison de la fermeture de l’A9, force est de constater que que je n’aurais pas de photo impressionnante de Perpignan sous la poudreuse à partager. Alors autant se faire à l’idée que l’hiver est sans doute bel et bien terminé sous ces latitudes méditerranéennes… Ce sera donc une image de notre dernière sortie dominicale (et accessible en poussette) mais pleine de contrastes et de perspectives atypiques que je vous propose…

Cette photo a été prise avec le Canon EOS 70D, l’EF-S 15-85 mm F/3.5-5.6 IS USM à 46 mm, F/7.1, au 1/60 s et à 100 ISO sur le site de Paulilles, Pyrénées-Orientale.

Des images racontées...

« Balade littorale »

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Vie du blog

Édito 2018

Hors-saison… Plage des Chalets, Gruissan (Photo Joris Bertrand).

Au risque de me répéter, je commence par vous présenter mes excuses pour mon manque d’assiduité sur le blog en ce moment (voilà qui est fait), avant même de vous présenter mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année 2018. Comme c’est la tradition depuis les début du blog, je profite de la nouvelle année pour rédiger un édito de ce que sera a priori La Nature des Images au cours de l’années à venir. Dans la mesure où j’avais déjà un petit peu causé chiffres dans mon dernier post, je vous dispense, au moins pour cette année, du bilan statistique.

Une cadence de publication aléatoire…

L’année 2017, et plus particulièrement sa deuxième moitié aura été, à mon grand regret, celle du relâchement. Une situation professionnelle qui évolue et au programme un, euh, non que dis-je… deux déménagements et l’arrivée d’un bébé en octobre… Ceci expliquant peut-être cela, l’édito de cette année sera moins exotique que celui de 2015, et de 2016 (relire aussi celui de 2017). Mais l’année à venir promet encore du changement car je suis désormais établi, et cette fois-ci pour un bon bout de temps, au pied des Pyrénées catalanes, entre mer et montagne, dans le magnifique département des Pyrénées Orientales. Il y a donc tout pour que l’onglet carnet de rando’ du blog continue enfin à s’étoffer.

  • Retour d’expérience déjà promis en 2017…

Si j’ai enfin posté un premier retour concernant l’utilisation de mon Ghillie Suit, je dois toujours consacrer un article à la digiscopie, et plus particulièrement, à l’adaptateur de chez Novograde qui me permet d’adapter ma longue vue à mon boîtier. Sans rentrer dans les grandes lignes, ca dépanne mais ce n’est pas non plus la panacée… En revanche, 2017 aura aussi été l’année de mes balbutiements en photo sous-marine et j’envisage de vous proposer un retour d’expérience comparatif concernant l’utilisation des GoPro Hero 3, 4 et 5 et de l’évolution des modèles, puisque j’ai eu la chance d’avoir les trois générations en main lors de mes sessions de terrain aux Maldives et en Nouvelle-Calédonie.

Quelque part aux Maldives (Photo Joris Bertrand).

  • Retour d’expérience du Canon EOS 200D

L’EOS 200D est proposé en noir (plutôt classique), mais aussi en blanc et en marron.

Si vous êtes un habitué du blog, vous savez aussi très certainement que nous (ma compagne et moi) attendions avec impatience le remplaçant de l’EOS 100D car nous (enfin elle plus que moi) étions en quête d’un boîtier réflex compact sur lequel nous pourrions continuer à monter notre collection d’objectifs. C’est désormais chose faite, l’EOS 200D a été annoncé le 29 juin 2017 et il ne nous a pas fallu longtemps pour l’acheter. En attendant de vous en proposer un retour d’expérience digne de ce nom, je peux d’ores et déjà vous confirmer que cet appareil fait le job, et que nous ne sommes pas déçus par l’investissement.

  • Et pour le reste?

Pour le reste, je ne prévois pas de nouvelle d’acquisition matérielle dans un futur proche mais qui sait… Mon boulot d’enseignant-chercheur m’amène désormais à travailler sur les plantes… Il va peut-être falloir faire évoluer l’équipement pour obtenir des photos irréprochables en proxi- et en macro- (je pense notamment à l’éclairage). Je serai peut-etre tenté d’immortaliser un insecte pollinisateur fugace et un dispositif de type barrière infrarouge pourrait donc m’être d’une grande utilité…

Pour finir, n’hésitez pas à continuer à poser des questions, faire part de votre expérience et pourquoi pas me proposer des idées d’articles!

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