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GR-R2: La Grande Traversée de l’île de La Réunion

Il y a longtemps que j’avais envie d’écrire un article sur cette belle aventure vécue en 2011 sur l’île de La Réunion. Mais le temps a passé, j’ai donné la priorité à bien d’autres articles et la paternité a fini de pomper tout ce qui me restait d’énergie vitale de blogueur. Bref, il aura bien fallu attendre l’enfermement lié à d’une bonne grosse pandémie mondiale pour me remotiver, et on va dire que sur ce point au moins, c’est peut-être un mal pour un bien… Pour replacer l’histoire dans son contexte, je précise avant toute chose que parcourir le GR-R2 n’était pas un objectif en soi. Nous étions, mes collègues et moi, en mission de terrain à La Réunion et ça faisait déjà environ un mois que nous passions notre temps à crapahuter, la plupart du temps à plus de 2000 mètres d’altitude pour étudier les oiseaux de l’île sur le massif du Piton de la Fournaise (2632 m). Nous avions d’ailleurs déjà profité de nos jours de repos pour effectuer l’ascension du Volcan ainsi que d’autres sommets de l’île comme le Grand Bénare (2898 m). C’est donc, physiquement bien affûtés que nous avons décidé de prolonger le séjour de deux semaines à l’issue de notre mission scientifique.

Jour 1 (22 mai 2011) – Le Brûlé – La plaine des Chicots (ou presque)

Nous étions à la base trois larrons, mais un de nos collègues doit rentrer en métropole et ne pourra donc pas effectuer la Grande Traversée avec nous. Avant de restituer la voiture de location à l’aéroport et sauter dans l’avion pour Paris, il se propose de nous monter jusqu’au Brûlé, manière de nous dispenser des 800 mètres de dénivelés positifs depuis La Providence (départ officiel de la randonnée). Avec le recul, c’était un peu fou dans le sens où il a du prendre des risques inconsidérés à la descente pour arriver à l’heure à Rolland Garros (l’aéroport de St-Denis). Mais il nous a peut-être sauvé la mise en nous permettant de nous préserver et d’économiser nos ressources à ce moment là. Il faut dire que nous avions prévu de pouvoir faire la randonnée en autonomie totale. Nous nous apprêtions donc à charrier près de 18 kg chacun.

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Tunnel végétal (Photo Joris BERTRAND)

Nous nous lançons sous le ciel lourd de l’après-midi sur un sentier boueux, au beau milieu d’une forêt luxuriante, typique des hauts de St-Denis. La charge du sac à dos parait déjà insupportable, mais c’est sans doute juste une affaire d’échauffement et de réglage des bretelles et de la ceinture. Nous progressons à notre rythme, mais il faudra vite se rendre à l’évidence, jamais nous ne parviendrons au gîte de la Roche Écrite (1837 m) avant la tombée de la nuit. Ce n’est pas grave, car nous avons la tente dans le sac et nous prévoyons de bivouaquer sur le bord du sentier. Facile à dire, mais pas facile à faire… A ce niveau, la forêt de calumets (Pastus borbonicus) est tellement dense que nous aurons toutes les peines du monde à trouver un emplacement dégagé et relativement plat pour notre petite guitoune. Nous devrons finalement nous résoudre à monter la tente, un peu à cheval sur le sentier. Je tiens à signaler que nous connaitrons par deux fois ce soucis au cours de la traversée. Qu’on se le dise, à La Réunion, il est parfois impossible de trouver un emplacement pour une tente en raison d’une végétation trop dense (et bien sûr, d’un terrain mal plat et possiblement marécageux)!

Jour 2 (23 mai 2011) –  La Plaine des Chicots à Dos d’Âne

Le lendemain, nous atteignons assez vite de gîte de la Roche Écrite, mais nous traçons notre route pour atteindre le sommet éponyme (2276 m). Nous laissons temporairement le sentier du GR-R2 sur notre droite, traversons la plaine des Chicots et nous dirigeons vers le sommet en suivant les marquages au sol sous un ciel parfaitement dégagé avant de contempler les cirques de Mafate et de Salazie dans la lumière du matin.

Joris_BERTRAND-Roche Ecrite
Cirque de Salazie avec au fond, l’Océan Indien, depuis le sommet de la Roche Écrite (Photo Joris BERTRAND)

Après une petite pause au gîte de la Roche Écrite, nous continuons notre chemin et entamons la descente vers Dos d’Âne (918 m). L’étape est censée se terminer à Dos d’Âne mais nous avons encore un peu de force et, de toute façon, notre maison sur notre dos… Nous décidons donc de nous lancer dans la descente vers le Cirque de Mafate. Nous essuyons la première, et avec une chance inouïe, une des dernières averses de notre périple. Une fois de plus, pris par la nuit, nous décidons de planter la tente dans la descente plutôt que de tenter coute que coute d’atteindre le lit de la rivière des Galets en contrebas.

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Bibe (Nephila inaurata) et sa toile sous l’averse, dans la lumière du couchant (Photo Joris BERTRAND)

Jour 3 (24 mai 2011) – Dos d’Âne – Ilet des Orangers

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Cayenne, Cirque de Mafate (Photo Joris BERTRAND)

Nous nous levons aux aurores pour entamer l’épisode valloné, et devrais-je même escarpé du mythique Cirque de Mafate… Peu après nous être mis en marche, nous devons quitter nos chaussures pour franchir la rivière des Galets, au fond du cirque, puis plusieurs possibilités s’offre à nous… La route est encore longue et nous ferons finalement le choix de prendre la tangente en montant vers l’Ilet des Orangers, mais après une petite hésitation et un détour par Cayenne (petit havre de paix). Nous finissons la journée fatigués et arrivons à l’Ilet des Orangers sous un épais brouillard.

Jour 4 (25 mai 2011) – Ilet des Orangers – Marla

Après une bonne nuit de sommeil, somme toute assez froide et humide, nous continuons notre route vers Marla, dernière étape avant le passage du Cirque de Mafate au Cirque de Cilaos. Mes souvenirs de cette journée sont globalement assez flous mais il faisait suffisamment chaud pour que nous ayons épuisé nos réserves d’eau à la mi-journée. Le passage de la rivière des Galets sera l’occasion de remplir nos poches à eau et nos gourdes, juste avant de finir en beauté avec la terrible ascension sur Marla (1600 m) où nous trouverons refuge pour la nuit.

Joris_BERTRAND-Mafate
Quelque part entre Ilet des Orangers et Marlat (Photo Joris BERTRAND)

Jour 5 (26 mai 2011) – Marla – Cilaos

Dès l’aube, nous attaquons la montée du col du Taïbit (2081 m) avant de basculer vers le Cirque de Cilaos et entamer la longue descente jusqu’au village du même nom. Nous passons l’après-midi à Cilaos en profitant de l’occasion pour se faire un bon resto et de prendre un bus pour se faire déposer au Bloc. Il est tard et nous bivouaquons à proximité du parking. Dans la nuit, des bruits et des lueurs étranges me font sortir de la tente. Rien qu’un trailer qui passe à proximité. Il aura troublé notre sommeil, mais je me serais sans doute vengé en lui provoquant un petit coup de speed, émergeant soudainement de l’obscurité en ouvrant de manière frénétique la fermeture éclair de la tente.

Bref contact avec la civilisation, à Cilaos (Photo Joris BERTRAND)

Jour 6 (27 mai 2011) – Cilaos – Piton des Neiges

Au petit matin, nous quittons Le Bloc (1380 m) pour entamer les 1700 m de D+ de l’ascension du Piton des Neiges (3071 m). Dans mon souvenir, la montée est sévère mais s’est faite relativement bien jusqu’au gite de la Caverne Dufour où nous ferons une petite pause avant de reprendre notre route vers le sommet. En cette saison, les nuits sont déjà fraîches et on peut voir ça-et-là, une mince couche de givre recouvrant le sol des parties ombragées. Nous atteignons le sommet en fin d’après-midi. Les possibilités de divertissement sont assez peu nombreuses mais on ne se lasse ni de la vue imprenable à 360°, ni des incessants va-et-vient du petit tectec (Saxicola tectes), hôte de ces cimes. Nous arrivons à monter notre petite tente au niveau d’abris, sortes de petit enclos de cailloux qui auront un peu le mérite de nous couper le vent. Durant la nuit, un rat essayera tant bien que mal de nos chaparder un peu de nourriture dans le sac poubelle, pourtant enfermé dans le sac à dos. Les espèces invasives ont donc bel et bien colonisé jusqu’au toit de l’Océan Indien…

Au sommet du Piton des Neiges (Photo Joris BERTRAND)

Jour 7 (28 mai 2011) Piton des Neiges – Plaine des Caffres

Encore tout engourdis par le froid de la nuit, nous entamons la descente jusqu’à la plaine des Caffres. La température s’élève jusqu’à retrouver une valeur toutes tropicale. Je me souviens avoir eu l’impression que tous les randonneurs que nous croisions à la montée sentaient bon le savon ou la lessive. Je me souviens aussi m’être fait la réflexion que c’était des odeurs qui nous étaient alors inconnues depuis le départ de notre périple… Dans l’après-midi, nous atteignons la plaine des Cafres où une aire de pique-nique en bord de route nous offrira un point d’eau et nous permettra de passer la nuit avant d’entamer l’ascension du deuxième massif volcanique de l’île: celui du Piton de la Fournaise.

Descente sur la plaine des Caffres avec au fond, le massif du Piton de La Fournaise (Photo Joris BERTRAND)

Jour 8 (29 mai 2011) – Plaine des Caffres – Nez Coupé du Tremblet

Au petit matin, nous sommes réveillés par de la musique et des coups répétés. Dès l’aube, une famille réunionnaise a pris possession d’un des petits kiosques de l’aire de pique-nique et déballe son impressionnante batterie pour la journée seulement. Réchaud, marmite, bâche en plastique et feu de bois, de quoi assurer l’intendance pour une bonne douzaine de personnes. En montant, nous passons à proximité de l’aire de pique-nique de Bois Ozous, un de nos camps de bases lors de nos campagnes de suivis de l’avifaune locale. Puis on débouche sur la lunaire (ou martienne Plaine des Sables). Les réserves en eau se tarissent, il nous faut envisager un détour par le gite du Pas de Bellecombe avant d’entamer la descente sur le Tremblet. Nous passons le Nez Coupé dans l’après-midi et décidons de commencer la descente. Une fois de plus, il sera bien difficile de trouver ne serait-ce que deux petits mètres carrés suffisamment plats et dégagés pour monter la tente. Dans la nuit, nous serons encore emmerdés par des rats…

Le sentier lors de la traversée de la Plaine Des Sables (Photo Joris BERTRAND)

Jour 9 (30 mai 2011) – Nez Coupé du Tremblet – Plage du Tremblet

Dernier jour. On sent l’écurie mais il reste encore pas mal de dénivelé négatif à assurer. Les sacs sont lourds, la descente et raide, pleine de de trous et d’ornières souvent cachées par les racines et la végétation. Ca en deviendrait presque dangereux car la vigilance et la motivation ont été sérieusement éprouvées mais en milieu de journée, nous atteignons la plage du Tremblet, point final de notre petite aventure.

Vieux Port, fin de la randonnée (Photo Joris BERTRAND)
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Vie du blog

Édito 2021

Petit message pour souhaiter à tous les lecteurs de La Nature des Images une BONNE ANNÉE 2021! En 2020, je n’étais déjà pas parti sur de bonnes bases car je n’avais pas même pris la peine de rédiger un édito, comme le veut pourtant la « tradition » depuis 2015. Etait-ce un pressentiment de ce qu’allait être l’année 2020, niveau photo comme pour le reste? Probablement pas même si en ce qui me concerne, le bilan est sans appel: j’ai pris deux fois moins de photo en 2020 que ce que je le faisais les années précédentes. Mes dossiers Adobe Lightroom comptent 1361 images pour 2019, 1342 pour 2018, 1361 pour 2017 (vous notez la régularité involontaire mais saisissante) et 759 en 2020… Avant 2017, j’en faisais bien plus, mais je n’étais pas encore papa… Bref, je ne photographie pas les même choses, et l’un dans l’autre, je photographie moins. Le bilan 2020 est donc plutôt morose pour le blog: 6 articles publiés seulement pour environ 17500 vues par environ 11500 visiteurs (pas si mal compte-tenu de l’activité…). On essayera de redresser la barre en 2021 car on peut considérer que l’année 2020 s’est faite en roue libre…

Est-ce le moment de racheter du matos?

En 2020, je n’ai donc pas trop pensé matos… Pourtant deux occasions auraient bien pu me faire craquer. Je suis tombé, par hasard en magasin, sur une occasion rare d’un modèle d’objectif qui me fait rêver depuis des années: le Canon EF 400 mm F/4L DO IS USM… Lors de mon délais de réflexion, j’ai ensuite eu la surprise de tomber sur son évolution, le Canon EF 400 mm F/4L DO IS II USM sur le bon coin! Même en occasion, cette acquisition demeure un investissement important et j’ai bien sûr hésité quelques jours encore. Etait-il encore judicieux pour le canoniste que je suis de casser sa tirelire pour acquérir des objectifs en monture EF ou EF-S? Au final, ni l’un ni l’autre des objectifs n’étaient plus disponibles lorsque j’ai failli me décider… Je me console en me disant qu’il est peut-être raisonnable d’attendre de voir ce que Canon va nous proposer en 2021. Peut-être un hybride à capteur APS-C et des objectifs alléchant pour les photographes de nature? Pour le reste, j’ai quelques petites idées d’articles pour la nouvelle année…

De nouvelles aventures avec le piège photo NUM’axes PIE1037

Le NUM’axes PIE1037 (source https://www.numaxes.com)

L’année 2021 sera peut-être l’année du renouveau pour le blog. Lors de la mise à jour de mon dernier post sur le piège photographique NUM’axes PIE1037, je vous annonçais que j’avais reçu en cadeau le panneau solaire avec batterie intégrée qui me permettra de laisser l’ensemble sur le terrain sans avoir à aller changer les piles si souvent. En attendant, n’hésitez pas à aller voir ou revoir mon premier petit montage vidéo sur le sujet sur la chaîne Youtube de La Nature des Images.

Le Pluto Trigger: un déclencheur multifonctions qui a l’air d’envoyer du bois!

Le Pluto Trigger (source plutotrigger.com)

Mais j’ai vraiment été gâté cette année car le père Noël m’a aussi apporté le Pluto Trigger, un déclencheur dont le nombre assez hallucinant de fonctions devraient me permettre de complémenter, voire de remplacer avantageusement mon Phottix Aion, efficace mais assez peu intuitif à faire fonctionner. Au passage, je n’aurais d’ailleurs utilisé que très peu cet appareil hormis dans des conditions très particulières telles que la fois où je m’étais essayé au Time-lapse lors de mon séjour à Taïwan. En revanche, les possibilités du Pluto Trigger sont juste immenses et je suis sûr que j’aurai de quoi dédier une série de post à ce dispositif. Pour faire les choses comme il faut, je partagerai tout ça au fur et à mesure que je prendrai le déclencheur en main. Ce que je peux en dire pour l’instant c’est que l’appareil laisse présager d’une bonne qualité de fabrication. J’ai pu télécharger dans aucun soucis l’application dédiée (tout simplement baptisée Pluto Trigger depuis l’App Store et l’installer sur mon iPhone SE (première version). L’appareil a été détecté sans soucis par le Smartphone via la connexion Bluetooth, et j’ai pu effectuer quelques tests rapides. Tout se pilote depuis l’application et le fonctionnement du Pluto Trigger se révèle très intuitif (il est à noter que l’application n’est disponible qu’en anglais, au moins sur iOS).

Voilà donc pour un programme a minima! Meilleurs voeux donc pour cette nouvelle année et à (très) bientôt j’espère!

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Matériel

Choix d’un piège photo… Et premier retour d’expérience

Le NUM’axes PIE1037 (source https://www.numaxes.com)

Je ne peux pas faire le compte du nombre d’heures que j’ai passé à chercher des indices laissés par la faune sauvage. Des empreintes, des crottes, des pelotes de réjection, des poils coincés dans les fils barbelés ou amalgamés à de la boue, elle-même incrustée dans l’écorce rugueuse d’un arbre, une plume tombée au sol ou encore une noisette grignotée… Je suivais des passages si fréquentés que l’herbe avait fini par disparaître en m’imaginant le trafic à l’aube, au crépuscule ou au beau milieu de la nuit. Les récits enjolivés des adultes (à commencer par mes grands-parents) m’ont bien souvent aidé à rendre encore plus palpable cette vision, mais jamais je n’aurais alors rêvé qu’un jour, je pourrais « espionner » toute cette biodiversité, même à des centaines de kilomètres de là, confiné dans mon salon… Bref, une chose est sûre, si j’avais eu un piège photo quand j’étais petit, je m’en serais énormément servi. Grand (mais pas tant que ça), j’ai continué à y penser mais sans jamais vraiment franchir le cap. Et puis, l’épreuve COVID-19 de ce début d’année 2020 aura fini par me décider. Premièrement, j’allais me l’offrir ce piège photo et deuxièmement, j’allais opter pour un modèle capable de transférer les images, même très loin de mon jardin secret. Alors bien sûr, comme à mon habitude, j’ai pas mal hésité et je me suis mis à éplucher l’offre qui s’est bien étoffée depuis la dernière fois que je m’y étais vraiment intéressé. Il y a pas mal de fabricants, pléthore de modèles et la gamme de prix varie aussi énormément entre les dispositifs les plus basiques (dès 80 €) et les plus haut de gamme (à plus de 600 €). J’ai finalement opté pour le PIE1037 de chez NUM’axes car il convenait tout à fait à mon cahier des charges. Pour l’instant, je n’ai rien à regretter et j’espère simplement que vous prendrez autant de plaisir à découvrir les premières séquences que j’ai pu obtenir avec ce petit gadget que ce que j’ai eu à les découvrir en allant relever le piège. Je suis retombé en enfance et l’émotion que j’ai pu éprouver en voyant toute la faune sauvage de mon chez moi, du plus commun des chevreuils à la plus discrète genette était digne de celle d’un gamin qui découvre ses cadeaux de Noël au pied du sapin. Pour revenir un petit peu à des considérations plus terre à terre, je vous liste ci-dessous quelques avantages et inconvénients que j’ai pu noter sur ce modèle…

 

Avantages

  • Le mode photo + vidéo. Je pense que la plupart des modèles de pièges photos propose désormais ce mode de capture, mais je dois dire que c’était typiquement ce que je voulais. Lors de la détection d’un sujet, l’appareil commence par prendre une ou plusieurs photos en rafale (jusqu’à 5 avec le PIE 1037) avant d’enchaîner sur une séquence vidéo (dont la durée se règle de 5 à 59 s). Vous avez donc une première image pour immortaliser la rencontrer et permettre d’identifier rapidement qui s’est présenté devant l’objectif lorsque vous passerez en revue votre carte mémoire et une vidéo permettant quant à elle de capter de manière dynamique cette tranche de vie sauvage. Pour éviter d’enchaîner les prises de vue d’un sujet qui viendrait à stationner devant l’appareil, il est aussi possible de définir un intervalle minimal (de 5 s à 24h) entre deux déclenchements. De plus, il est possible de configurer jusqu’à 2 plages quotidiennes d’activité pour l’appareil. Cela permet d’éviter d’avoir un appareil qui engrange les fichiers sur la carte (et gaspille de l’énergie) 24h/24. Typiquement, on pourrait être tenter de désactiver le piège en milieu de journée, un moment où l’activité de la faune sauvage se fait plus limitée et où les jeux d’ombres et le vents font augmenter le nombre de déclenchements intempestifs. Pour finir, le capteur de mouvement lui-même peut être désactivé. L’appareil ne se déclenche alors que sur demande, à distance où en suivant un intervalomètre, permettant de réaliser des séquences time lapse pour lesquelles les prises de vues peuvent être espacées de 5 s à 24h.
  • Une prise en main vraiment facile et des commandes à distances… J’ai trouvé la paramétrage du piège photo relativement simple et intuitif que ce soit directement en navigant dans les menus de l’appareil, ou sur un modèle 4G comme celui-ci, par l’intermédiaire de application Smartphone dédiée: NumCam (disponible pour Android ou iOS). Cette dernière permet de s’affranchir les requêtes SMS à rallonge qui avait l’air de rendre les réglages si laborieux par le passé… Bref, je pense que les piège photos ont évolué et qu’on peut désormais les considérer comme étant à maturité de ce point de vue là. Certains modèles récents permettent également un réglage via une connexion Wifi (via un Smartphone) dès lors qu’on est à proximité de l’appareil.

Inconvénients

  • Autonomie de la batterie (lorsque l’appareil transmet les prises de vue via le réseau téléphonique). Autant, la batterie est censée tenir des semaines, et même des mois quand aucune carte SIM n’est insérée dans l’appareil, autant l’autonomie n’a été que d’une grosse dizaine de jours lors de mon test avec transmission des photos. Certes, l’appareil était installée dans une zone où la couverture réseau est généralement instable et ça a sans doute pu jouer mais quand même! Globalement je suis assez déçu par ce point là, moi qui naïvement me voyait déjà recevoir des images pendant des semaines avant de devoir retourner sur site m’occuper de changer les piles (ou la carte mémoire). A coup de 12 piles AA à chaque fois, j’envisage désormais de débourser les 80 balles pour investir dans le panneau solaire qui va avec ce modèle…
  • Déclenchements intempestifs… Là encore, je ne pense pas que ce soit propre à ce modèle particulier de piège photo mais il faudra sans doute vous attendre à voir pas mal de déchet s’accumuler sur la carte mémoire (et du coup une carte SD de 32 Go ne sera sans doute pas de trop!). La première fois que j’ai essayé le dispositif, j’avais sans doute trop voulu camoufler l’ensemble et je n’avais pas suffisamment dégagé la végétation alentour. Le lendemain, je m’étais retrouvé avec des dizaines de photos d’une branche qui, balancée par la brise nocturne, venait faire des va-et vient devant la lentille. Plus récemment, j’ai repositionné le piège photo au même endroit en veillant à ne pas reproduire la même erreur. Mais cette fois-ci, la météo était chaude (25-30°C) et assez ventée (environ 30-40 km/h) et le mouvement des brindilles ou les changements d’ombre et de lumière dans le champ de vision suffisait à faire déclencher l’appareil, y compris après avoir réglé la sensibilité du capteur PIR au minimum. Heureusement qu’il était possible de régler cette sensibilité à distance, via une requête SMS, car autrement la carte mémoire aurait été encombrée à un rythme encore plus soutenu. A ce propos, attention donc à la solution Spypoint qui propose avec ses appareils des cartes SIM vous permettant l’envoi de 100 photos par mois gratuitement… Pour un piège-photo installé régulièrement sur le terrain, je pense qu’il faut davantage tabler sur plusieurs centaines de photos et de vidéos…
  • Délais de déclenchement entre les prises de vue. Le délais de déclenchement de l’appareil est d’après la fiche technique de 0,2 s… Le délais entre deux prises n’est en revanche pas précisé mais lors de mon test en mode photo + vidéo, j’ai l’impression que le délais a été de plusieurs secondes entre la première photo et la vidéo qui s’en est suivie. Souvent, j’ai bien une bestiole sur l’image mais plus rien sur la vidéo qui suit…
  • Attention à la consommation de data hors forfait! Encore un point dépendra bien entendu de l’opérateur que vous aurez choisi. En ce qui me concerne, j’ai pu vérifier qu’un forfait Free mobile à 2€/mois ne facturait rien d’inattendu quand il s’agissait de recevoir les photos via MMS. En revanche, attention aux envois sur boîte mail! Avec ce forfait, la limite est fixée à 50 Mo par mois et vous aurez (très) vite fait d’exploser le quota (à coup de 10 Mo la vidéo de 10 s, ça a d’ailleurs bien failli m’arriver…).
  • Réception partielle des photos par MMS. Un dernier point que je soulève sans forcément avoir de réponse à y apporter. Sur l’ensemble des prises de vues réalisées, je n’ai pas été notifié pour toutes par MMS. Je ne sais pas si ce soucis relève de l’appareil, de l’opérateur où de la couverture du réseau 3G (car on peut même pas parler de 4G sur la zone de test)…
  • Les antennes rendent le modèle assez visible dans le milieu. Bien sûr, vous pouvez les enlever quand vous n’utilisez pas l’appareil en mode transmission de photo. Heureusement que j’ai acheté ce piège photo en pack chez Jama avec un boîtier de sécurité en métal, un cadenas et un antivol. Dans l’absolu rien n’empêchera jamais quelqu’un de mal intentionné de revenir sur site avec une grosse pince dès lors qu’il aura repéré votre appareil, mais je pense que les accessoires de sécurité ne sont pas de trop pour dissuader le larron de passer à l’action. En ce qui me concerne, j’ai d’ailleurs pu voir que mon piège photo avait été repéré par un chasseur qui passait régulièrement devant. Heureusement, celui-ci n’a jamais chercher à me dérober mon joujou. Comme quoi, il y a le bon et le mauvais chasseur…

Voilà, pour résumer, je liste plus d’inconvénients que d’avantages mais c’est vraiment pour chercher la petite bête. Ce piège photo, c’est que du bonheur et je suis super content d’en avoir fait l’acquisition. Peut-être que si j’avais eu l’occasion de lire un article de blog comme celui-ci, j’aurais été conforté dans mes impressions et aurais franchi le cap plus tôt. Du coup, pesez bien le pour et le contre mais n’hésitez pas trop longtemps… Vous n’imaginez pas le nombre de clichés et de séquences que vous êtes sans doute en train de rater! Et si jamais vous avez des questions, n’hésitez pas à me les poser en commentaire. Je me ferai un plaisir d’essayer d’y répondre.

L’effet LED entre chiens et loups… sur un renard…

Mise à jour du 29/12/2020 – Petit retour d’expérience supplémentaire suite à ma première utilisation en conditions hivernales. Comme annoncé dans le manuel d’utilisation, les déclenchements intempestifs sont beaucoup moins nombreux lorsque la température extérieure est basse (entre 0 et 5°C lors de mon test). Même réglé sur une sensibilité du PIR « élevée », le dispositif n’aura déclenché qu’une seule fois au cours de la nuit. A première vue, j’ai cru qu’il s’agissait d’un déclenchement induit par une rafale de vent. Mais en y regardant à deux fois, j’ai pu apercevoir un petit rongeur dans un coin de l’image. Je n’ai par contre laissé l’appareil en place que 24h et je n’ai donc pas vraiment pu évaluer à quel point le froid altérait la durée de vie des piles. Je poursuivrai l’aventure très bientôt, car le père Noël a déposé au pied du sapin le panneau solaire avec batterie intégrée (lui aussi de marque NUM’axes) qui me permettra sans doute d’éviter de changer les piles si souvent… Ce qui me chagrine, c’est que ni l’emballage, ni le manuel d’utilisation ne mentionnent la compatibilité de ce dispositif avec le récent piège photographique PIE 1037, mais le site internet stipule qu’il l’est, moyennant un adaptateur fourni (comme pour le PIE 1023). Je vais demander confirmation à NUM’axes et je vous tiendrai au courant!

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Opinions

Mais que fait donc Canon?!

Ce n’est pas nouveau, mon activité photographique n’est pas très rythmée en ce moment. Ce n’est pas l’envie qui me manque mais force est de constater que la motivation ne va pas avec. Mais je continue bien sûr à suivre l’actualité et la lecture du dernier édito du magazine Image & Nature par le très bon Laurent Giraud m’amène à m’interroger également sur les choix stratégiques faits par Canon. La marque vient en effet d’annoncer coup sur coup la sortie d’un RF 100-500 mm F/4.5-7.1L IS USM, d’un RF 600 mm F/11 DO IS STM et d’un RF 800 mm F/11 DO IS STM… Le rédacteur en chef d’Image & Nature n’hésite d’ailleurs pas à évoquer un nivellement par la bas de la gamme… Si je n’irai pas jusque là, je m’interroge bel et bien sur la pertinence de lancer de telles optiques. Si, les focales annoncées sont alléchantes, qui peut-être réellement intéressé par leur utilisation à de telles ouvertures?! Le RF 100-500 F/4.5-7.1L IS USM est proposé à plus de 3100€ ce qui me paraît de toute façon rédhibitoire. Les RF 600 mm F/11 DO IS STM et un RF 800 mm F/11 DO IS STM affichent quant à eux un poids et un encombrement très intéressants (20 cm replié pour 930 g et 28 cm replié pour 1,260 kg) pour un budget raisonnable (790€ et 1050€), mais pourrais-je avoir envie de les utiliser, même en changeant pour un boîtier équipé d’une stabilisation interne qui permettrait de gagner jusqu’à 8 stops?! Je demande à voir mais j’ai bien peur que non…

Pour moi, l’EF 100-400 mm F/4.5-5.6L IS II USM apparaît déjà plus intéressant que le nouveau RF 100-500 mm F/4.5-7.1L IS USM sur le papier et je préfèrerais de toute façon opter pour un 150-600 de chez Tamron ou chez Sigma qui présenteraient, à coup sûr un meilleur rapport qualité/prix. Par ailleurs, je note que les nouveaux multiplicateurs RF 1.4x et RF 2x coutent 600 et 750€! Pour le reste, je fais toujours partie de ceux qui auraient rêvé d’un EF-S 200-500 mm F/5.6(L) IS USM, ont attendu un EF 200-500 mm F/5.6(L) IS USM mais ne verront probablement pas même sortir un RF 200-500 mm F/5.6(L) IS USM. Bref, que reste t’il chez Canon pour les photographes animaliers amateurs? En ce qui me concerne, je cherche… en tout cas de la cohérence dans tout ça… Et si vous avez une explication autre qu’une histoire d’optimisation des profits, je suis preneur…

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C’est la centième Image racontée à être publiée sur La Nature des Images. J’en profite donc pour innover un peu en présentant ma première image prise au piège-photo. Il faut dire que ça avait été tellement difficile de passer le printemps confiné que je me suis dit que si par malheur, l’expérience venait à se renouveler, alors je ferais en sorte de pouvoir vivre ce bonheur par procuration. J’ai donc fait un achat qui me tentait depuis bien longtemps déjà en faisant l’acquisition d’un piège photo, à transmission GSM qui plus est, pour recevoir les images directement sur mon téléphone. J’ai été tellement impatient d’aller tenter ma chance à positionner le dispositif à un emplacement qui me paraissait judicieux que j’ai mis l’appareil en marche sans même chercher à vraiment lire la notice (comme souvent je dois dire…). J’y ai pensé souvent pendant la première nuit et au petit matin, j’ai, espiègle comme un gosse, été récupérer la carte mémoire. De retour à la maison, je me suis empressé d’introduire la carte dans le lecteur. Suspens… Quelle joie de voir apparaître un petit « faontôme » à l’écran… Certes, la photo n’est pas bonne, mais ce n’est pas pour faire de la photo d’art qu’on achète ce dispositif en général. Non, c’est bien pour assouvir un rêve de gosse. Celui de pouvoir s’immiscer dans la vie des bêtes, là où et quand il serait en pratique difficile voire impossible de venir observer sans déranger. A bientôt pour de nouvelles réalisations…

Des images racontées...

« Petit faontôme… »

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Joris_BERTRAND-Bombus

Bombus sp. (Photo Joris Bertrand)

Il avait du sentir l’arrivée de la pluie, ce bourdon… Alors que la première averse n’arrivera que vers 10h, celui-ci était déjà installé sous son abri de fortune dès 7h du matin. Je suis passé plusieurs fois dans la journée par la suite, il n’a pas bougé. Pour le coup, cet abri était l’exubérante bractée (et non pas la fleur…) rose du bougainvillier de du jardin. N’ayant pas grand chose d’autre à se mettre sous la lentille cette semaine, j’ai décidé de monter l’EF 300 mm F/4L IS USM sur l’EOS 70D pour soigner un peu le bokeh. J’ai ensuite opté pour un format portrait en respectant la règle des tiers. Rien de bien innovant donc, mais la satisfaction d’avoir immortalisé ce comportement de survie  d’une espèce qui a du être bien surprise par la météo du jour après les conditions  printanières de la veille. Côté réglages, on est à pleine ouverture (F/4) à 1/320 s et le mode ISO auto n’a pas pu faire autrement que de monter à 3200 ISO pour avoir une exposition correcte (d’où le côté un peu granuleux de l’image).

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« Abri haut en couleur »

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Joris_BERTRAND-Coccinella_septempunctata

Coccinelle & puceron (Photo Joris Bertrand)

C’est une véritable invasion de pucerons que subit à l’heure actuelle le pauvre pied de persil sur la terrasse… « Ah si seulement on avait une coccinelle dans le jardin… » disais-je l’autre jour à mon fils, avant de rajouter sans trop y croire, « Peut-être qu’on pourrait essayer d’en chercher une? ». Et nous voilà partis à la recherche de la petite bête dans tout ce que notre petite cour peut compter de zones végétalisées… Croyez-le si vous voulez ou pas, il ne nous aura pas fallu plus de cinq minutes pour tomber sur l’insecte tant convoité. Vous pensez bien que nous nous sommes empressés d’aller déposer l’animal sur notre pied de persil. Alors certes, il n’a pas paru si vorace que sa réputation pouvait le laisser présager… Pendant de longues minutes, la coccinelle a semblé prospecter les tiges, de haut en bas, puis de bas en haut, passant par moment à proximité d’un véritable essaim de pucerons sans visiblement y prêter attention. Mais les pucerons eux, semblaient très bien avoir senti le danger qui les guettait et évitaient méticuleusement de croiser la trajectoire de la coccinelle. Mais à force de persévérance, une rencontre fortuite a tout de même fini par avoir lieu et vous pouvez imaginer que c’était game over pour le puceron… On a ainsi pu voir la coccinelle dévorer péniblement quelques pucerons… Si les images immortalisant ce moment ne sont pas terribles, je partage avec vous un des derniers moments avant la rencontre fatale…

Au niveau du matériel, je continue sur ma lancée de la semaine dernière en utilisant l’EOS 70D et l’EF 100 mm F/2.8 Macro USM, les bagues allonges Kenko 12 + 20 + 36 mm et le flash annulaire Metz Mecablitz 15 MS-1 Digital à F/18, au 1/125 s et à 1000 ISO.

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« Partie de cache-cache et lutte biologique »

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Joris_BERTRAND-Saitis_barbipes_2

Jolie saltique (Photo Joris Bertrand)

Quoi que de pire pour un photographe amateur de nature que d’en être réduit à être cloîtré à domicile comme une bête en cage… Au début, je m’étais dit que ce confinement serait l’occasion de se remettre un peu à alimenter le blog. Mais à quoi bon si ce n’est sans avoir la possibilité de littéralement sortir l’appareil. Alors depuis quelques jours, j’avais quand même monté le 300 F/4 et laissé l’appareil accessible, sans trop savoir pourquoi. Si… Il y avait bien sûr cette fauvette mélanocéphale qui traîne quotidiennement dans le jardin, sans oublier les mésanges, merles et autres tourterelles, mais l’envie de déclencher est finalement venu d’une toute petite surprise. Il y a quelques jours, nous avions remarqué une petite araignée de la famille des salticideae roder dans la cuisine.  Puis, cet après-midi, je l’ai à nouveau surprise sur le mur blanc du salon, alors bien éclairé. J’ai sauté sur l’occasion pour visser l’EF 100 mm F2.8 Macro USM sur l’EOS 70D en y intercalant toutes mes bagues allonges (12+20+36 mm) et en montant en plus le flash annulaire Metz Mecablitz 15 MS-1 Digital. Par chance, ces magnifiques petites araignées ne sont pas trop timide ce qui m’a permis de procéder un peu par essais et erreurs niveau réglages. Au final, on est à F/10, 1/125 s et 2000 ISO (quand même) à un rapport de grandissement de l’ordre de 2:1. Sans être spécialiste de ces petites bêtes, il semblerait qu’on ait affaire à un mâle de Saitis barbipes, une de nos espèces méridionales d’araignées sauteuses.

Des images racontées...

« Confinement… »

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Instant fugace sur la Côte Vermeille (Photo Joris Bertrand)

Il est des fois où on n’est pas sûr de vouloir faire suivre son reflex et tout l’attirail qui va avec dans son sac à dos. Mais c’est ce genre d’instant fugaces qui nous persuadent généralement que dans l’absolu, on fait bien… Cette scène, n’aura duré que quelques minutes, mais dans ces conditions de lumières, quelques secondes tout au plus… Jamais mon Smartphone ne m’aurait permis d’avoir une photo techniquement aussi bonne… En cette fin d’après-midi d’hiver, un orage s’est formé au large d’Argelès-sur-Mer. Je n’avais pas consulté les prévisions mais on n’aurait pas misé gros sur le phénomène, ne serait-ce qu’une demi heure plus tôt. Pour le reste, quand on a le matériel prêt dans la voiture, il suffit parfois de s’arrêter comme on peut sur le bord de la route et profiter de l’instant.

C’est toujours mon EOS 70D, pour le coup accompagné de l’EF 40 mm F/2.8 STM à F/4, 1/100 s et 100 ISO que j’ai déclenché. J’aurais sans doute du et pu fermer un petit peu plus mon diaphragme pour obtenir une profondeur de champ maximale, mais ça aurait  été au prix d’une petite montée en ISO pour que les automatismes de l’appareil puissent maintenir une vitesse d’obturation correcte.

Des images racontées...

« Instant fugace »

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Vie du blog

Édito 2019

Bonjour et BONNE ANNÉE 2019 à tous les lecteurs occasionnels ou plus assidus de la Nature des Images. Enfin, pour parler de lecteur assidu, encore faudrait-il qu’il y ait un contributeur régulier en face. Je dois admettre que ça n’a pas été le cas en 2018 avec seulement 7 articles publiés sur l’année (contre 78 en 2015…). A ce stade, je ne peux pas garantir que ça sera plus folichon en 2019, mais c’est juste par manque de temps, et peut-être un peu de motivation, mais certainement pas à cause d’un manque d’inspiration. Entre autres, j’aurai quelques retours d’expérience à faire sur la GoPro Hero 5 (certes, déjà un peu obsolète), de l’imprimante Canon Zoemini. En parallèle, j’aurais sans doute l’occasion de tester un flash annulaire macro ainsi qu’un système de barrière laser ou infrarouge, peut-être même un piège photo plus classique, tout ça pour le boulot. En parallèle, l’année sera très certainement agrémentée de quelques belles balades et peut-être même d’un ou deux voyages.

En attendant, et bien que le blog tourne toujours en roue libre, nous avons passé en décembre 2018, la barre symbolique des 100 000 visites (!) depuis la création du blog (en 2014). C’est gratifiant de voir que tous les articles que j’avais écrit, parfois et même souvent il y a plusieurs années maintenant continuent à être lus et peut-être considérés comme utiles par les internautes photographes.

 

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